Des milliers d’éoliennes fonctionnent à l’heure actuelle dans diverses régions du monde, avec une capacité totale de plus de 58 982 MW, et l’Europe y prend part à 69 % (fin 2005). Ne sont pas comptabilitées dans ce total quelques compagnies privées reliées ou non au réseau. L’Allemagne est le principal producteur d’électricité éolienne avec plus de 18 428 MW de puissance installée à la fin de l’année 2005. L’Espagne est le deuxième producteur mondial avec 10 027 MW. Fin 2005, les États-Unis avaient une puissance installée de 9 149 MW, en troisième position.
La France était en 2005 le 9e producteur d’énergie éolienne en Europe avec 757 MW seulement (EurObserv’ER 2006)... !!!
À titre de comparaison, la puissance installée en énergie nucléaire est de
- 21 000 MW en Allemagne,
- 63 000 MW en France,
- 98 000 MW aux États-Unis (chiffres de 2003 )
Les chiffres ci dessus doivent être pondérés en tenant compte d’un facteur de charge, c’est à dire de la durée de fonctionnement et de production de l’équipement dans une année. Pour l’éolien, le facteur de charge est d’au plus de 20%. Par exemple pour l’Allemagne il n’est que de 16% en 2005, contre un facteur de charge de plus de 80% pour une centrale nucleaire.
On peut observer de plus que le facteur de charge diminue avec l’augmentation du parc d’eoliennes, conséquence directe de l’exploitation de sites de moins en moins ventés.
Le Danemark assure 30 % de sa demande électrique nationale en plein hiver grâce à l’éolien. Sans stockage car couplé en intermittence avec d’autres sources énergétiques.
Autrement dit pour être autonome chez soi et payer moins cher que les tarifs proposés par EDF, l’idéal est de coupler eolien - solaire (qui lui aussi progresse : sur les 20 dernières années la production a été multiplié par dix avec une très forte croissance ces dernières années, le prix des composant divisés par 3 et ce n’est pas fini) avec d’autres sources d’appoint comme tout simplement le bois de chauffage et bien sûr des constructions adaptées.
Tous les producteurs d’énergie, de EDF au plus petit livreur de fioul doivent réaliser des actions permettant de faire des économies d’énergie avant 2009 ( en conformité avec le protocole de Kyoto ), sinon ils devront payer une taxe non négligeable. L’objectif national est de 54 TWh (54 milliard de kWh), dont 30 pour EDF, 13 pour GDF ou encore 39 000 kWh pour les Ets Damestoy à Bayonne...
Ne vous étonnez donc plus de l’intérêt fort d’EDF et GDF pour les énergies renouvelables.
Eh oui 00 162 (joli pseudo) tu demanderas aux innocents qui se pendent dans leur cellule ou à la soeur (et la famille) d’un des accusés d’Outreau ce qu’elle en pense. Par ailleurs, quand le travail judiciaire et policier est fait correctement, un crime ça s’élucide et un innocent ça se libère. Je dis bien « quand » ...
Pas facile mon commentaire : c’est fait exprès !!! La prochaine fois j’écrirai « force est de contaster, que quelque part, il faut raison garder mais bon, je peux me tromper ». Ajouter 2 ou 3 poncifs dans le sens de la tendance générale et hop : + 30.
53.216 (autre joli pseudo) je t’ai mis +1 car j’ai trouvé ton commentaire très constructif et je t’assure que je suis sincère.
Oui Forest et c’est pourquoi lorsque Carlo Revelli nous annonce triomphalement plus de 30 mille lecteurs par jour, j’ai du mal à le croire.
Parle-t-il de connexions ? Plus de 3 mille connexions par jour en moyenne, ça c’est possible. Dans la mesure ou un noyau flottant composé d’une trentaine d’aficionados agoravoxiens vont une trentaine de fois en moyenne journalière d’un article à l’autre. Cette seule démarche peut conduire, à elle seule, à un millier de lectures (env. 30 * 30), identifiées comme « lecteurs » par AV ...
Albertville : le dépaysement de l’enquête sur l’incinérateur soulève un tollé
mercredi 13 avril 2005
Pollution - Silence... dioxine
Trois ans après le début des enquêtes visant à faire la lumière sur la pollution de toute une vallée de Savoie par l’usine d’incinération de Gilly-sur-Isère, le procureur d’Albertville vient de demander le « dépaysement du dossier » au profit de la juridiction de Marseille, ce qui reviendrait à dessaisir la juge actuellement chargée du dossier.
Ce dessaisissement, que beaucoup de victimes assimilent à une tentative d’enterrement du dossier, intervient alors que l’instruction fait ressortir la responsabilité d’élus locaux et de hauts représentants de l’État qui, pendant des années, ont fermé les yeux sur les rejets toxiques de cette installation. La magistrate chargée de ce dossier a d’ailleurs prononcé cinq mises en examen, dont celle du maire UMP d’Albertville, de deux responsables de l’usine et d’un fonctionnaire de la Drire pour « risques causés à autrui ». Michel Barnier, Hervé Gaymard, un conseiller de Raffarin et deux anciens préfets de la Savoie, qui tous avaient laissé fonctionner l’incinérateur alors que la toxicité de ses fumées était prouvée, seraient également sur la sellette.
L’usine d’incinération de Gilly-sur-Isère, appartenant au syndicat intercommunal du secteur d’Albertville et exploitée par une filiale du groupe Lyonnaise des Eaux-Suez, a été fermée le 24 octobre 2001, suite à la publication d’analyses révélant des taux de dioxine sur le bétail alentour très supérieurs aux normes admises. Jusqu’à sa fermeture, cette usine traitait 27500 tonnes d’ordures ménagères par an, mais la capacité de son incinérateur étant inférieure à 6 tonnes par heure, elle n’était pas tenue par la législation au contrôle du taux en dioxine de ses rejets. Bien qu’alertées par les habitants, les autorités de l’époque n’avaient pas jugé bon de faire procéder à des examens. Paul Girot de Langlade, préfet de Savoie à l’époque des faits et qui poursuit aujourd’hui sa carrière aux Antilles, s’en est justifié en déclarant qu’il avait « déjà assez de dossiers à (s’) occuper » et que « cela coûtait 4000 F par analyse » (de dioxine). Pourtant, dans un rayon de dix kilomètres autour de l’usine, 26 communes et 41000 habitants étaient concernés par ces fumées toxiques. 365 exploitations agricoles touchées, près de 7000 bêtes, 2 millions de litres de lait, 24 tonnes de produits laitiers (fromage, lait), 12 000 tonnes de foin coupé durent être détruits. La facture s’élève à 16,5 millions d’euros. Quant aux habitants de la région, ils enregistrent depuis une augmentation inquiétante du nombre de cancers.
Aujourd’hui, le gouvernement voudrait imposer le dépaysement de cette affaire et le silence sur ce scandale, d’autant plus que plusieurs ministres ou proches du pouvoir sont impliqués. Dans ce scandale, comme dans beaucoup d’autres liés à des questions de pollution, on retrouve la complicité des élus, des représentants de l’État et des grands groupes industriels. Face au mépris de ces gens-là pour la santé publique, la population ne peut compter que sur elle-même pour imposer la fermeture des sites dangereux d’abord, obtenir réparation ensuite.
(il suffit de cliquer sur « Alberville incinérateur » et on trouve ce lien) Merci Forest.