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Talion

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33 ans, travaillant dans le commerce des énergies renouvelables et diplomé en Biologie, je suis un globe-trotteur dans l'âme et me passionne pour la Chine, le Japon, les logiciels d'échange en P2P, le DIY, ainsi que la diffusion du savoir sur Internet.

Ah oui... Pour finir, je suis également un incorrigible Breton  :-p
 

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  • Premier article le 09/03/2006
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Derniers commentaires



  • Talion Talion 24 janvier 2010 12:57

    "La T2A (tarification à l’acte) a été mise en place pour le privé non pour aider le public. Avec la T2A facile de reconnaitre les actes rentables, ça c’est pour le privé. Le reste : actes dont le paiement ne couvre pas les frais et bien sur les pauvres sont pour le public.« 

    Faux... Cette logique n’est valable que dans le cas ou un fond de pension souhaiterait racheter les établissement du secteur pour ensuite concentrer les activités sur certains site suivant une logique comptable.

    Et effectivement au moment du dépôt de bilan de la clinique de ma ville un tel acteur s’est pointé.

    Il faut savoir que s’il n’a pas réussi sont coup, c’est parce que l’ensemble des intervenants du dossier se sont serré les coudes pour trouver une autre solution (c’est d’ailleurs pour cela que l’idée de reprise des murs par l’hôpital a été développée).

    Les praticiens eux n’avaient aucun intérêt à voir une partie de leur outil de travail disparaitre du pôle de santé pour être réorganisé à 50 bornes de là !...

    Une clinique a la base est un outil de travail permettant aux médecins de pratiquer leurs actes. Leur intérêt n’est pas d’en exclure les actes les moins rentables car sinon cela encouragerait leur clientèle a aller voir directement là ou il peuvent être soignés (c’est à dire pas chez eux).
    On rappellera qu’une personne qui a un problème gastrique aura peut-être besoin de passer dans le département de chirurgie (voire celui de cancérologie) en plus de celui de gastroentérologie...

    Si l’un de ces pôles d’activité manque au sein de la structure, quel intérêt le patient a-t’il à ne pas aller directement dans un plus gros établissement mieux équipé ?...

    Mais bien entendu, si un fond de pension a racheté tous les établissements du secteurs afin de les réorganiser selon une logique comptable, alors là bien sûr le patient n’a plus le choix et se verra imposer la démarche sans pouvoir y redire quoi que ce soit...

    Seulement là, ce que je décris ce n’est pas (pour l’instant) la description du paysage clinique de ma commune.

    Cela aurait pu le devenir si tous les acteurs (praticiens privés et décisionnaires politiques locaux) n’avaient pas mis un frein aux ambition d’un investisseur extérieur.

     »La santé est devenu un Marché comme les autres avec ses études de marchés, ses méthodes de « management », ses comptes d’exploitations", ses clients...

    Le privé vend du soin comme d’autres des savonnettes."

    Tout dépend de qui vous parlez au sein du privé... Les praticiens privés qui exercent sont moins à craindre que les investisseurs des fonds de pension si vous voulez mon point de vue.

    Je parle en prenant le point de vue de l’expérience que nous avons vécu au sein de ma commune. Pour le reste j’ai la modestie d’admettre que je ne sais pas.

    Cependant j’ai tendance à croire que ce n’est pas sans raison que le gouvernement essaie de monter la population contre les praticiens privés... Peut-être leur point de vue permettrait-il de saisir d’où vient le véritable danger et qui est le véritable ennemi.

    Accessoirement cela nous empêche de construire et trouver des solutions pérennes avec eux.
    Or, pour ce que j’ai pu en saisir ici, la mise en place d’une solution coordonnée avec privé et public permettrait de préserver la qualité des soins au niveau local et de chasser du paysage les acteurs ayant intérêt à marchandiser le dommaine de la santé.

    Réfléchissez bien là dessus : Notre connard de gouvernement ne peut faire avancer ses poins qu’en nous divisant.



  • Talion Talion 24 janvier 2010 12:35

    "Ce dont vous parlez n’est pas une première loin s’en faut... Partout en France les hôpitaux sont obligés par nos gouvernants d’accepter que le privé s’installe dans les murs payés par les contribuables."

    Dans le cas particulier que j’ai cité, il faut rappeler que l’hôpital grâce à cette opération a pu presque doubler le nombre de lits dont il disposait pour une somme très restreinte vu qu’il n’a racheté que les murs et le matériel et non pas le fond de commerce...

    Les médecins libéraux ont eux perdu l’argent qu’ils avaient investi dans cet outils de travail... Par contre ce dernier a été sauvé, ce qui explique pourquoi ils ont soutenu et encouragé la démarche qui été initiée par le maire (dont l’objectif était de sauver les emplois de la commune) et le directeur de l’hôpital (dont l’objectif était de renforcer la performance et les moyens du nouveau pôle de santé).

    Sans la bonne volonté de chacun, rien n’aurai été fait... Et au passage si les médecins libéraux n’avaient pas décidé de rester sur la commune, c’était perdu (quelques-uns sont néanmoins partis...).

    A noter que depuis l’hôpital a dégagé un bien meilleur bilan financier (l’expérience apporté par les praticiens du privé souvent très proches de leur clientèle et pratiquant énormément d’actes au quotidien a certainement beaucoup joué).

    D’après ce que j’ai saisi, l’exemple de Guingamp est observé de très près par d’autres pôles de santé de la région qui connaissent les mêmes difficultés que celles qui ont été expérimentées ici avant reprise par l’hôpital.

    Pour le contribuable, cette opération a donc été excellente.



  • Talion Talion 24 janvier 2010 12:21

    "Mais qui a jamais vu en difficulté financière un chirurgien ou autre médecin qui détient des parts dans ces cliniques ? Il change peut-être moins souvent de Porsche, c’est vrai."

    Votre point de vue me semble biaisé par le fait que vous oubliez que tous les médecins n’exercent pas sur Paris et qu’il y a également des praticiens qui travaillent en province avec un petit cabinet et des moyens forts modestes en comparaison des grands pontes (gorgés de fric et de gloire, j’imagine) de la capitale...

    Maintenant il est vrai que j’ignore totalement comment la profession se comporte dans les grandes villes... (là ou j’habite il n’y a pas de grandes ville... Sauf si l’on considère St Brieuc et ses 30 000 habitants)
    Cependant la description quelque peu caricaturale (a mon sens) que vous faites des médecins libéraux me pousse a vous rappeler que dans le reste de la France, ces derniers sont de moins en moins remplacés, que donc l’argent qu’ils ont investi dans une clinique est perdu lorsqu’ils partent en retraite (car personne ne les rachète) et que par voie de conséquence ces derniers se voient souvent contraint de rester travailler au delà de 70 ans (le sentiment de devoir personnel jouant aussi un grand rôle là dedans).

    Sur Paris je ne sais pas... Encore une fois je le précise... Mais en province les médecins libéraux sont très rarement les vampires assoiffés d’argent que vous semblez décrire...

    Accessoirement ils sont également très loin de rouler sur l’or... Ils font partie de la classe moyenne et non pas des nantis capables de s’offrir une porche (il faudrait que vous m’expliquiez où vous avez vu des médecins capables de s’offrir de tels biens, cela intéresserait l’ensemble des praticiens de ma commune !).

    Bref !... J’ignore chez vous, mais ici le serment d’Hippocrate n’est pas un serment d’Hypocrite...

    Si c’est par contre c’est ce que vous constatez chez vous, posez-vous alors la question de savoir s’il ne s’agit pas là plutôt d’une caractéristique commune à l’ensemble des habitants de votre région plutôt que celle d’une profession que vous me semblez un petit peu prompt à stigmatiser.

    La solidarité et le sens du devoir sont encore des valeurs très encrées chez les individus habitant ma région (qui reste très rurale je le rappelle)... Mais ce n’est peut-être pas le cas chez vous (peut-être vivez-vous dans une région ou une ville peuplée d’égocentriques ?...), ce qui indiquerait la différence de comportement que vous observez....



  • Talion Talion 24 janvier 2010 01:37

    Je pourrais nommer la ville, mais je sens surgir une pulsion sadique  smiley

    Bon allez, je vais être bon joueur : La ville en question est la capitale de la danse bretonne !... J’offre un sachet de sablés d’Armor au premier qui trouve le nom !

    Si vous êtes trop nuls je donnerai d’autre indices...

    ...

    Bon allez j’ai pitié de vous : Elle est aussi connue pour son équipe de foot (qui l’a mis bien profond a toutes les autres durant la dernière coupe de France)

    Là si vous ne trouvez pas vous êtes vraiment des nains !  smiley



  • Talion Talion 23 janvier 2010 15:43

    "Ceux qui restent, ceux qui se réunissent dans les bois dans de grandiloquentes cérémonies pour y boire le sang d’une vierge en psalmodiant une mélopée pour faire venir les Grands Anciens sur notre monde avant d’entreprendre quelque fornication rituelle, ceux-là ne sont très probablement que peu nombreux à avoir accès au pouvoir réel."

    Je dois avouer que cette partie de votre texte m’a beaucoup fait rire !...  smiley

    C’est plein de bon sens, mais dit avec une telle fraicheur... Vous avez illuminé ma journée !  smiley

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