33 ans, travaillant dans le commerce des énergies renouvelables et diplomé en Biologie, je suis un globe-trotteur dans l'âme et me passionne pour la Chine, le Japon, les logiciels d'échange en P2P, le DIY, ainsi que la diffusion du savoir sur Internet.
Ah oui... Pour finir, je suis également un incorrigible Breton :-p
"Peut-être pourriez-vous nous préciser si les actionnaires principaux
étaient les médecins et administratifs de cette clinique, nous assurer
que cette clinique n’avait pas, entre temps, été rachetée par des
« hedge funds »"
C’est pas forcément con comme remarque... Ailleurs je ne sais pas, là ou j’habite c’est l’hôpital (avec le soutient de la mairie) qui a repris les murs et l’activité de la clinique.
Cela a été possible car les deux établissements étaient déjà auparavant sur le même lieu (l’un a côté de l’autre) et qu’ils fonctionnaient déjà à ce moment là en synergie.
Le truc rigolo, c’est que le nouveau pôle de santé (sur lequel travaillent désormais les médecins publics mais également les médecin libéraux) marche du feu de Dieu !
L’intérêt c’est que tous les emplois de la clinique ont été sauvés (infirmières et autres) et que les médecins libéraux ont (presque) tous décidé de rester afin de poursuivre l’activité de santé qui autrement aurait cessé dans ma commune.
Tout le monde a été gagnant : L’hôpital a attiré dans sa structure des praticiens qui continuaient leur activité libérale tout en développant une collaboration constructive avec leurs collègue du pôle public, tous les emplois ont été sauvés (sujet très important pour le maire), les médecins libéraux n’ont pas perdu leur outil de travail et n’ont pas eu à se délocaliser et l’hôpital a grandement amélioré son bilan.
Seule ombre au tableau : C’est la première fois qu’une telle formule gagnante a été essayé... C’est un succès total sur tous les tableau mais personne ne l’a jamais fait avant... Je ne comprend pas pourquoi...
Ah oui !... Par contre il semblerait qu’au niveau politique, en dehors de la mairie, tout le monde a essayé de leur mettre des bâtons dans les roues...
Non, non... Croyez -moi : Le but est d’empêcher les gens de se soigner afin de limiter au maximum les dépenses de l’état en terme de santé.
C’est l’objectif logique de la politique gouvernementale depuis 20 ans : -Réduction du remboursement des actes médicaux aux praticiens, -Sanction des praticiens qui « soignent trop » par rapport a l’année précédente (alors que dans le même temps le nombre de praticiens dans les petites villes diminue, d’où un déficit progressif en terme d’acte de soin), -Réduction du nombre de lits en établissement de santé, -Cliniques poussées a la fermeture et non remplacement des lits perdus du fait de leur cessassions d’activité, -Suppression de certains pôles de santé au sein de certains établissement (et concentration de ceux-ci au sein des grandes agglomérations, hors de porté d’une partie de la population), -Maintient du « numerus closus » des étudiants en médecine a un niveau plancher, -Recrutement de médecin étrangers qui sont moins rémunérés aux sein des établissements publics que leurs homologues français (et oui !...), -Etc, etc, etc...
Le but est simple : Réduire les dépenses en terme de santé !
Comme on ne peut pas empêcher les gens de tomber malade, alors la solution est de les empêcher de se soigner.
"Depuis que la clique au pouvoir a décider la mise à mort de notre
service de santé au profit des actionnaires des cliniques privées..."
Ce n’est pas tout à fait exact...
Dans les faits, les tarifs de remboursement des actes médicaux sont identiques (voire peut-être légèrement moindres) pour les établissements privés et n’ont été que peu été réévalués depuis 20 ans alors que parallèlement le coût d’une intervention est de plus en plus élevé.
Le bilan des courses, c’est que les établissement privés (tout comme les établissements publics d’ailleurs) peinent à garder la tête hors de l’eau d’un point de vue financier et a garder un bilan positif.
Je peux vous en parler car mon père est médecin libéral et que la clinique au sein de laquelle il travaillait a déposé le bilan... Ce qui au passage arrive a de nombreuses cliniques actuellement.
Le but n’est pas tant d’engraisser les établissements privés (la bonne blague !) que de s’arranger pour que les français ne puissent plus se soigner et que donc par voie de conséquence les dépenses publiques en terme de santé soient diminuées.
N’allez pas croire que les cliniques s’en sortent bien dans le climat actuel : Le remboursement des actes qu’elles réalisent leur est versé par la sécu qui rétribue de moins en moins pour un même acte (si on compare à l’inflation).
La plupart des cliniques en France sont en très grosse difficulté financière... Quant aux actionnaires, ce sont en général les médecins libéraux du secteur qui n’ont des parts dans ces établissements que parce qu’il s’agit là d’une obligation pour pouvoir utiliser cet outil de travail.
A noter que quand une clinique dépose le bilan, l’argent que ces mêmes praticiens ont pu y investir est perdu et qu’il ne leur est donc pas possible de réinvestir dans un nouvel outil de travail.
La conclusion est donc que les moyens mis à disposition de la population pour se soigner sont de moins en moins importants et qu’une forme de médecine a l’anglaise est progressivement mise en place par l’état : Moins de moyens, plus d’attente, pas de choix de praticien et globalement une qualité de soins en chute libre...
Le but étant de dépenser le moins possible dans la santé de la population.