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tanguy

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  • Premier article le 12/12/2011
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Derniers commentaires



  • tanguy 25 février 2009 00:54

    Vous dites : "nous pourrons bientôt affirmer que ce sont eux qui choisissent les chefs d’États, que béatement les citoyens élisent", Ne pensez vous pas qu’il en est ainsi depuis longtemps ? Et que c’est une des choses qui dévoient notre république et notre démocratie ?



  • tanguy 20 janvier 2009 02:00

    Pour découvrir un peu plus Obama, suivez ce lien :
    http://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/ef85cbfcd5431d43

    Vous y lirez les promesses faites par Obama à Israel, le contenu belliciste de certains de ses discours, le poids de son financement dans la victoire et bien d’autres choses peu réjouissantes.... Je ne pense pas que vous pourrez encore douter. Malheureusement !!!

    Je vous retranscris aussi la lettre ouverte que Ralph Nader lui a écrit  :

    				
    					 Cher Sénateur Obama : 					
    					 					
    Au cours de votre campagne présidentielle de presque deux ans , les mots" espoir et changement" ont été la marque de fabrique de vos déclarations. Pourtant, il y n’y a pas de concordance entre ces objectifs et votre personnalité politique qui succombe à des centres de pouvoirs en contradiction qui ne veulent ni "espoir ni changement" mais plutôt la poursuite du statut quo d’un pouvoir retranché fermement sur ses positions.
    					 					
    Vous avez reçu de la part des entreprises et de Wall Street des contributions intéressées bien plus importantes que celles faites à McCain, un fait sans précédent, ainsi que des contributions de sociétés d’avocats. Jamais auparavant un candidate Démocrate à la présidence n’avait obtenu cette suprématie sur son adversaire Républicain. Pourquoi, mis à part votre vote inconditionnel pour la subvention de 700 milliards à Wall Street, ces grandes compagnies ont -elle intérêt à investir autant dans le sénateur Obama ? Ce pourrait-il que dans vos antécédants comme sénateur d’un état fédéral, comme sénateur au niveau national, et compte tenue de votre campagne pour la présidentielle - favorisant le nucléaire, les industries du charbon, le forage pétrolier en mer, les subventions aux entreprises suivant le Mining Act de 1872, et évitant tout programme raisonnable de mesures sévères à prendre à l’encontre de la vague de malversations commises par les entreprises et un budget militaire surgonflé de gaspillage — vous ayez prouvé être leur homme ?
    					 					
    Pour faire avancer le changement et l’espoir, le présidentiable doit faire preuve de caractère, de courage, d’intégrité - - et non pas d’expédient, d’accomodation et d’opportunisme à court terme. Prenez, par exemple, votre mutation d’un defenseur clair des droits des Palestiniens à Chicago avant que vous ne vous présentiez au Sénat US, en un acolyte, un imitateur du lobby extrêmiste AIPAC, qui prône l’oppression militariste, l’occupation, le blocus, la colonisation et l’accaparement des terres et de l’eau depuis des années contre le peuple Palestinien et leur territoires rabougris de Cisjordanie et de Gaza. Eric Alterman a fait une synthèse de nombreux sondages lors d’un article de décembre dans le Nation Magazine montrant que la majorité des juifs américains s’opposaient à la politique d’AIPAC.
    					 					
    Vous savez bien que c’est seulement quand le gouvernement US soutiendra les mouvements de paix israéliens et palestiniens, qui ont mis sur pied il y a plusieurs années une solution détaillée à deux états (soutenue par une majorité d’Israéliens et de Palestiniens), qu’il y aura une chance de résoudre pacifiquement ce conflit de 60 ans. Pourtant vous adoptez la position des extrémistes, à tel point que dans votre discours infâme lors de la conférence d’AIPAC (juin 2008 note ndlt), juste après avoir été élu candidat Démocrate à la présidentielle, vous avez soutenu une " Jerusalem indivisible" et vous vous êtes opposé à des négociations avec le Hamas - - le gouvernement élu à Gaza. Une nouvelle fois vous avez ignoré la volonté des israéliens qui le 1er mars 2008, lors d’un sondage réalisé pour le quotidien respecté Haaretz, ont favorisé à 64% des "négociations directes avec le Hamas". Se ranger du côté des extrêmistes d’AIPAC c’est ce que l’un des nombreux Palestiniens qui soutient le dialogue et la paix avec les Israéliens, décrivait quand il écrivait " aujourd’hui, l’antisémitisme c’est la persécution de la société palestinienne par l’Etat d’israël."
    					 					
    Au cours de votre visite en Israël cet été, vous n’avez programmé que 45 minutes de votre temps pour les Palestiniens, sans conférence de presse, et sans visite aux camps de réfugiés palestiniens, ce qui aurait permis que les médias attirent l’attention sur la brutalisation des Palestiniens. Votre voyage prouve votre soutien au blocus cruel illégal de Gaza en violation du Droit International et de la Charte des Nations Unies. Vous vous êtes concentré sur les victimes israéliennes au Sud dont le nombre total l’année dernière équivaut à 1 civil israélien tué pour 400 palestiniens tués dans la Bande de Gaza. Au lieu d’une attitude d’homme d’état critiquant toute violence et soutenant à la place la proposition de la Ligue Arabe de 2002, permettant la création d’un état palestinien viable dans le respect des frontières de 1967 en échange de relations économiques et diplomatiques complètes entre Israël et les états arabes, vous avez joué le rôle de politicien de pacotille, quittant la région et laissant les Palestiniens remplis d’un sentiment de choc et de peu de respect.
    					 					
    David Levy, un ancien négociateur de paix israélien a ansi décrit succintement votre voyage " il y a eu une manifestation presque voulue d’indifférence sur le fait qu’il y a ici deux narrations. Cela peut lui être utile comme candidat mais pas comme président".
    					 					
    Ali Abunimah, un commentateur américain palestinien, a noté qu’Obama n’a pas fait une seule critique à l’égard d’Israël, " de sa colonisation incessante et de la construction du mur, et des bouclages qui rend la vie intenable à des millions de Palestiniens"... Même l’Administration Bush a récemment critiqué l’utilisation de bombes à fragmentation contre les civils libanais ( http://www.atfl.org/). Mais Obama a défendu l’attaque d’Israël contre le Liban, la justifiant par le fait qu’Israël exercait son "droit légitime à l’auto défense".
    					 					
    Dans de nombreux articles publiés dans Haaretz, le journaliste Gideon Levy a durement critiqué les attaques par le gouvernement israélien contre des civils à Gaza, dont des attaques " en plein coeur des camps de réfugiés surpeuplés... ayant provoqué d’horribles bains de sang" début 2003.
    					 					
    L’écrivain et pacifiste israélien, Ury Avnery, a décrit la présence d’Obama lors de la conférence d’AIPAC comme "ayant battu tous les records d’obséquiosité et de servilité," ajoutant qu’Obama " est prêt à sacrifier les interêts américains les plus basiques. Après tout, les US ont un intérêt vital à réaliser un accord de paix israélo palestinien ce qui leur permettront de trouve le chemin des coeurs au sein des masses arabes de l’Irak au Maroc. Obama a fait du tort à son image dans le Monde Musulman, et hypothéqué son futur - - quand et s’il est élu président" a-t-il dit ajoutant " je suis certain d’une chose : les déclarations faires par Obama à la conférence d’ AIPAC sont trés trés mauvaises pour la paix. Et ce qui est mauvais pour la paix est mauvais pour Israël, mauvais pour le monde et mauvais pour le Peuple Palestinien".
    					 					
    Autre défaillance de votre personnalité c’est la façon dont vous avez tournez le dos aux musulmans américains dans ce pays. Vous avez refusé d’envoyer des représentants pour parler aux electeurs musulmans lors d’événements organisés par eux. Vous avez rendu visite à de nombreuses églises et synagogues, vous n’avez fait aucune visite de mosquée en Amérique. Même Georges W. Bush a rendu visité à la Grande Mosquée de Washington DC après le 11 Septembre pour exprimer des sentiments naturels de tolérance devant un groupe religieux important d’innocents effrayés.
    					 					
    Bien que le New York Times ait publié un important article le 24 juin 2008 intitulé " les electeurs musulmans ont détecté un certain dédain de la part d’Obama" ( par Adnrea Elliott) citant des exemples de votre aversion pour ces Américains venant de différents horizons, qui servent dans les forces armées et qui travaillent pour réaliser le rêve américain. Trois jours plus tôt, l’International Herald Tribune avait publié un article de Roger Cohen intitulé " Pourquoi Obama devrait visiter une Mosquée". Aucun de ces commentaire et articles n’a changé votre bigoterie politique contre les musulmans américains - - bien que votre père ait été un musulman du Kenya. (Obama n’est pas "noir" comme on nous le serine à longueur d’infos intox mais metisse sa mère était blanche et sa grand mère maternelle dirigeait une banque, donc ce n’est pas non plus un "enfant d’Harlem" comme la propagande veut nous le faire croire, l’"image étant plus facile à "vendre" politiquement parlant semble-t-il ndlt).
    					 					
    Peut être que c’est le fait que vous vous êtes plié aux exigences des extrémistes pour interdire à l’ancien président Jimmy Carter de parler lors de la Convention Nationale Démocrate qui traduit le mieux votre absence complète de courage politique. C’est une tradition pour les anciens présidents, qui a été accordée à Bill Clinton cette année à une heure de grande écoute.
    					 					
    Voilà un président qui a négocié l’accord de paix entre Israël et l’Egypte, mais son livre récent faisait pression sur la superpuissance israélienne dominante pour éviter l’Aparthied des Palestiniens et faire la paix, raison pour laquelle il a été mis de côté. Au lieu d’une déclaration importante à la nation de Jimmy Carter sur ce problème international essentiel, il a été relégué dans un coin de la scène aprés de " formidables applaudissements" qui ont suivi la projection d’un film sur l’oeuvre du Centre Jimmy Carter post Katrina.
    					 					
    					 Honte à vous, Barack Obama. 					
    					 					
    Puis votre attitude honteuse s’est propagée à d’autres zones de la vie politique américaine. ( Voir l’analyse factuelle de ma co listière, Matt Gonzalez http://www.voternader.org). Vous avez tourné le dos à 100 millions de pauvres américains comprenant de pauvres blancs, afro américains et latinos. Vous avez toujours mentionné vouloir aider la "classe moyenne" mais vous avez omis, de façon répétée, de mentionner les "pauvres " en Amérique.
    					 					
    Si vous êtes élu président, cela est plus une démonstration de votre obéissance au pouvoir concentré entre les mains des "entreprises suprémacistes" que celle d’une ascension sociale à la suite d’une campagne brillante sans précédent qui parlait de "changement". Ce devrait être de ramener le pouvoir concentré dans les mains d’un petit nombre à la multitude. Ce devrait être une Maison Blanche présidée par un homme noir qui ne tourne pas le dos aux malheureux ici et à l’étranger, mais defie les forces de l’avidité, du contrôle dictatorial sur les travailleurs, les consommateurs, et les contribuables, et la politique étrangère de militarisation. Ce devrait être une Maison Blanche qui transforme la politique américaine - - s’ouvrant au financement public des élections ( par des approches volontaristes) - - et permettant aux petits candidats d’avoir la possibilité d’être entendus lors de débats et dans la plénitude de leurs libertés civiques actuellement restreintes. Appelons cela la démocratie compétitive.
    					 					
    					 Lors de votre campagne présidentielle vous avez fait preuve, encore, et encore, d’attitudes lâches. 					
    					 					
    					 L"’Espoir " disent certains jaillit "éternellement". 					
    					 					
    					 Mais pas quand la "Réalité" le consume quotidiennement. 					
    					 					
    					 Salutations 					
    					 Ralph Nader 03/11/08 					
    					 Source : http://www.uruknet.info/?p=48493 					
    					 					
    					 Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org 				
    			
    			 		 		
    		
    			
    Jeudi 06 Novembre 2008
    		






  • tanguy 17 janvier 2009 00:45

    « Mais quelle place doit occuper l’écologie dans le débat politique ? »

    L’écologie doit occuper la place centrale dans le débat politique et je me permet quelques remarques à propos de votre article.

     

    D’abord sur la place de la question écologique au sein du débat politique :

    En « faisant croire » que tout le personnel politique était devenu sensible aux questions environnementales et proposant des solutions non-suffisantes, la charte de N. Hulot, bien qu’en mettant les questions au centre de la campagne, a nuit gravement à la mise en place de solutions à cette crise écologique.

    Les partis écolo se sont prêtés au jeu, voulant passer pour « raisonnable » et paraissant de la sorte « comme les autres » malgré leurs nombreuses différences. L’on peut donc comprendre l’effondrement de ses représentants, d’autant que les résultats des élections précédentes incitaient les électeurs à « voter utile » (enfin, ce qu’on leur disait être utile). 

     

    A propos de vos constats, idées fausses et obstacles :

    Dans vos constats qui, bien qu’incomplets sont pertinents, vous citez entre-autres la perte de la biodiversité. Il faudrait mettre en évidence les conséquences tragiques qu’implique cette perte :
     

    La première est une explosion des FAMINES MONDIALES : lorsque les sols et la biodiversité meurent, les capacités de production agricoles disparaissent (sans sol fertile, pas de plantes et sans insectes pollinisateurs, pas de récolte et plus de plantes et des catastrophes en cascades) alors que les émeutes de la faim ont déjà commencé à éclater partout autour du monde et que la France n’a, pour ainsi dire, ACTUELLEMENT AUCUNE CAPACITE A SE NOURRIR (pas d’autosuffisance alimentaire chez nous !!!!). Et si la productivité mondiale chute drastique ment de manière concomitante à une augmentation de la population..... Vous imaginez ? Non vraiment pas ?

    Il faut être un irresponsable total pour ne pas s’intéresser à ces questions et tenter d’y apporter des réponses, même si elles ne conviennent pas à tout le monde (et d’ailleurs y a-t-il un programme qui puisse convenir à tout le monde ?, le votre peut-être ?).

    Mais effectivement, « le pire n’est pas sûr » : juste hautement probable !
     

    Vous nous dites, en plusieurs points, dans votre liste d’idées fausses que l’écologie n’est pas une question individuelle, vous auriez pu (ou du ?) dire « l’écologie n’est pas QU’une question individuelle ». Chaque personne a un poids très actif et le changement passera par l’entièreté des citoyens : renseignez vous pour connaître la part du chauffage domestique et des transports privés dans le total de nos émissions ! Regardez les problématiques des déchets, celles des producteurs biologiques, et tant d’autres : heureusement que les associations et les particuliers n’attendent pas votre « refondation sociale démocrate » pour se mettre en action, dommage qu’ils doivent l’attendre pour recevoir des moyens de l’Etat !!!

    La majorité ne se désintéresse pas du problème (il y va de sa survie !) mais l’action ne se passe pas immédiatement après que la question apparaisse, ENFIN, sur la place publique (la situation actuelle de l’environnement nous est prédite depuis bien longtemps mais vous n’avez jamais voulu voir !), il faut le temps de l’analyse, de la réflexion, de la décision de bouger et enfin les gens peuvent agir.

    L’on ne peut que regretter la lenteur des partis traditionnels à prendre des décisions, d’autant qu’il s’agit dans la plupart des cas de bas calculs d’intérêts politiques et de pression de lobbys. Aucune confiance dans l’intelligence de tout un chacun !!! Aucun courage politique !!!

    Le principal obstacle à la prise en compte des problèmes écologiques n’est autre que l’opposition puissante des bénéficiaires du système de destruction actuel à tout changement qui pourrait affecter ses bénéfices ou son image.


    Votre laïus sur les alter mondialistes devrait se passer de commentaires : eux ne voient pas de « BONS SAUVAGES », comme VOUS LE FAITES !!!! et ils sont bien sur pour le RESPECT de la terre, CHOSE QUE VOUS MOQUEZ !!! Ne sont-ils pas assez « sociaux-démocrates-rénovés ? » à votre goût ou sont-ils trop indépendants des chaines de commandement habituelles ? Ou ne connaissez-vous pas leurs études et leurs propositions ? Et les mouvements citoyens non-mondialistes que vous ne citez pas mais qui portent le combat depuis des années et tentent en vain de vous avertir, ne récoltant que mépris en retour ? Évidemment, il faut dire que toutes ces associations sont, et POUR DE TRES BONNES RAISONS, CONTRE LES OGMs (le lecteur est informé et sait à quoi servent les OGMs « plein champ » et connait les modes de production des principaux OGMs médicaux) et le NUCLEAIRE, tout comme les partis écolos que vous tentez bêtement de décrédibiliser au lieu de louer leur travail et de vous en inspirer !!!
     

    Heureusement, vous admettez que vous en êtes au début de votre réflexion : l’on peut peut-être alors mieux comprendre... Mais il paraît que vous avez des idées : vous allez vous réformer facilement et enfin, il y aura un état qui intervient où il le faut, quand il le faut !!! Super programme !!! Que vous résumez en disant être « en phase avec le PS » !!!!

    Consternant face aux enjeux, alors que vous les entrapercevez !!!



  • tanguy 23 décembre 2008 01:21

    Et "La Libre Belgique" (journal de référence libre et subventionné) nous apprend que, de toutes façon, le principe de la "séparation des pouvoirs" est "Un principe à nuancer, n’en déplaise à quelques constitutionnalistes racés"

    A lire en ligne : Ces mythes qui nous gouvernent par Julien PIERET
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/469448/ces-mythes-qui-nous-gouvernent.html




  • tanguy 23 décembre 2008 00:49

    Et si la crise de la jeunesse était en réalité celles des générations antérieures ? par Corinne Lepage

    « Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent. »

    Les événements de Grèce ont alimenté la presse et le monde politique jusqu’au président de la République lui-même, sur le point de savoir s’il y avait un risque de contagion et sur les moyens de l’éviter. La question est d ‘autant plus justifiée que des points communs existent avec la France qu’il s’agisse des difficultés des jeunes d’accéder à l’emploi et d’être rémunérés décemment, des réformes libérales imposées au forceps par le gouvernement Caramanlis , une répression forte en 2006 contre les jeunes s’opposant aux privatisations, des « affaires » qui minent la confiance : « la corruption , les scandales, la pauvreté, les crimes de bourse, les dessous de table de Siemens » résume le quotidien gratuit free post.

    Mais, si au lieu de considérer que le problème était dans la génération montante pour admettre qu’il est dans la nôtre, peut - être aurions nous une chance d’améliorer le sort de l’une et de l’autre.

    Pour réfléchir, posons nous la question de savoir quel serait le comportement de la jeune génération aux manettes vers 2025 si elle se comportait vis-à-vis de notre génération comme nous nous comportons vis-à-vis d’elle même. Que se passerait-il si pour payer l’adaptation au changement climatique que nos choix déraisonnables ont entraîné, ils divisaient nos retraites par deux ? Que se passerait-il si, au motif des économies nécessaires dans le budget de l’Etat, ils décidaient que les personnes au-delà de 75 ans ne peuvent plus accéder à certains soins lourds dans les hôpitaux ?

    Nous trouverions cela scandaleux et contraire aux grands principes républicains.

    Or, quels sont nos choix actuels ? Ne sont ils pas précisément les mêmes mais décidés à l’encontre des jeunes qui se révoltent ?

    La réforme menée dans l’éducation, qu’il s ‘agisse de la maternelle déconstruite alors que notre système est un des meilleurs du monde et que le futur Président des Etats-Unis semble s’en inspirer , de la suppression des RASED, personnel spécialement formé pour aider les élèves en difficulté dans le primaire, du nouveau lycée, de la réforme de la formation qui est ressentie comme un acte de mépris par les professeurs, semble avoir comme objectif la seule réduction des dépenses. L’occupation actuelle de nombreux établissements par les professeurs et les parents d ‘élèves montre une grande inquiétude. Ce n’est pas la nécessité de réformer qui est en cause, mais l’objectif de la réforme qui est comptable et non destinée à préparer l’avenir.

    Car, précisément, c’est le nœud du problème. Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent. Les révolutions ont toujours été portées par la jeunesse parce qu’elle aspire à plus de justice et à un monde meilleur, alors que les plus âgés sont plus conservateurs et plus enclins à subir le monde comme il est.

    A cet égard, il y a une permanence avec deux faits nouveaux.

     Depuis 30 ans, la machine inégalitaire s’est mise en route, c’est-à-dire que l’évolution ultra-libérale a accru les inégalités à l’intérieur des pays alors que le progrès social impliquait, évidemment, le choix inverse. Aujourd’hui, la pyramide des revenus aux Etats-Unis est au niveau de ce qu’elle était vers 1920, alors que la réduction des inégalités avait baissé entre 1933 et 1980. Si la situation est moins caricaturale en France, elle est, à moindre mesure analogue comme dans tous les pays industrialisés.

    La croissance des revenus des actionnaires au détriment de celui des salariés frappe évidemment davantage encore les jeunes dans leur immense majorité, puisqu’ils n’ont pas eu le temps de se constituer le moindre capital permettant d’en faire des actionnaires. De plus, si la corruption, la fraude, les trafics d’influence et les mafias ne datent pas du XXIéme siècle, force est de constater que ces pratiques ont atteint un niveau industriel et non plus artisanal. Or, si des bandes composées de jeunes individus se sont parfaitement intégrées dans ce tissu délinquant, l’immense majorité de la jeunesse rejette une telle organisation de la société.

     Le deuxième fait nouveau est infiniment plus profond et plus grave encore. Pour la première fois, une génération, semble accepter que le sort de ses enfants soit moins bon que le sien et de surcroît, ne procède pas aux choix nécessaires pour qu’il en aille autrement. Notre court-termisme est une agression permanente contre les jeunes. Or, la crise actuelle, sous tous ses effets, en est le produit .

    Si nous voulons éviter la guerre des générations, il est impératif de discuter de notre avenir commun. Il est plus que temps que des Etats généraux du futur se mettent en place pour permettre aux jeunes de définir , à pied d’égalité, le monde qu’ils désirent.

    Tribune communiquée par CAP21
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