Vous voulez absolument normaliser la situation du couple homosexuel, en la comparant au couple hétérosexuel, et en la déclarant équivalente. Pour cela, vous vous fondez sur les bons sentiments : ouaih mais si les deux hommes s’aiment (il faudrait s’entendre sur la signification du mot « aimer »), et qu’ils se soucient du bonheur de l’enfant, c’est l’essentiel non ? Et bien non. Vous pensez non pas à l’enfant, mais aux prétendus droits à défendre. L’enfant n’est rien, en réalité, pour vous. Il a besoin de la différence sexuelle de ses parents, qu’il n’a hélas pas lorsqu’il se retrouve sans père ou sans mère, dans la mesure où l’un des deux a déserté. Vouloir ajouter des situations anormales à d’autres qui le sont déjà est en soi criminel. Cela me fait penser aux abrutis qui, voulant légaliser le cannabis, montre du doigt l’alcool en le désignant comme étant une drogue qui elle est en vente libre. C’est exactement le même schéma. A un fléau, n’ajoutons pas un autre fléau. Ce n’est pas parce que des enfants sont déjà privés d’un de leur deux parents qu’il faut les instrumentaliser pour soutenir des revendications douteuses et foireuses en matière de prétendus droits
Oui, les humains se marient, parce qu’ils estiment nécessaire que l’union entre un homme et une femme soit consolidé publiquement par un contrat, ou encore un don de soi en faveur du ou de la partenaire. Le but n’est pas autre chose que de construire une cellule où l’être fragile par excellence, l’enfant, puisse grandir en sécurité, sur la confiance que ses deux parents ont l’un pour l’autre. Le mariage implique par conséquent la différence sexuelle.
La sexualité elle-même, chez les humains en particulier, est ordonnée à la reproduction. Il est vain de vouloir établir une norme humaine en se fondant sur des observations faites sur quelques animaux. QUand on dit nature, cela n’a rien à voir avec les arbres et les animaux. En philosophie, nature est synonyme d’essence. Quand on parle de nature humaine, c’est tout ce qui permet de dire que tel être est ou n’est pas humain. Là aussi, il faut arrêter les discussions de bistrot qui prétendent se fonder sur le monde animal pour normaliser des comportements marginaux.
Que de couleuvres ont veut faire avaler à travers l’argument fallacieux de l’égalité des droits et des prétendus Droits de l’Homme ! Déjà l’anthropologie des « Droits de l’Homme » présente une nature humaine très appauvrie, où l’homme perd ses qualités qui lui sont pourtant reconnues par la philosophies la plus respectable : avec l’animal, l’homme n’a pas une différence de degré (où il serait considéré comme un animal simplement plus « perfectionné » que les autres) mais de nature, d’essence. Il est doté de volonté libre et d’intelligence (à ne pas confondre avec l’ingéniosité que l’on peut trouver dans le monde animal). Or l’anthropologie des lumières « obscures », basées sur l’erreur philosophique appelée « nominalisme » , présente l’homme comme un animal, pire, comme une machine. On nie alors la liberté, la volonté, voire l’intelligence.
Mais passons, avec l’idéologie des Droits de l’Homme et de l’égalité des droits, on peut faire absolument gober n’importe quoi. Des hommes politiques qui, au nom de la plus haute idée qu’ils se fond de leur charge, s’oppose à ce stupide projet de loi sont ainsi coiffés du bonnet de l’extrémisme. Pratique n’est-ce pas, pour disqualifier tout opposant.
Oui, Monsieur Rotvic, l’Ecole a pour but de faire des citoyens et non des croyants. Mais précisément l’idéologie égalitariste est une croyance que l’on cherche à imposer à la jeunesse, qui justement, en raison de sa fragilité, a besoin de trouver des repères forts et convaincants ; or, l’enseignement de l’idéologie du genre a pour objectif l’effacement de ses repères, afin que tout soit recevable, tout soit équivalent.
Vous parlez, Monsieur Rotvic, des valeurs de la République. L’idée que je me fais de la république est bien tout autre que la vôtre. La république, en réalité, transcende les différents régimes politiques possibles, elle désigne tout simplement la chose publique, de sorte qu’être républicain revient à vouloir le bien de cette chose publique, le bien de tous, autrement dit le bien commun. Or la reconnaissance des unions insolites et « étranges » ne va pas forcément dans le sens du bien commun, elle peut même s’y opposer, surtout quand elle a pour résultat la fragilisation de la civilisation, du tissu social.
Je suis moi-même enseignant, et si un jour le mariage est ainsi dénaturé, je m’autoriserai à dire à mes élèves que le mariage dans sa forme authentique n’existe tout simplement plus. Ce contrat civil que l’on appelait mariage ne pourra plus être désigné comme tel si on l’étend aux pédérastes. Pourquoi en effet ne pas instituer officiellement la polygamie, puisque cette polygamie est une réalité dans la société ?
Bonsoir, vous avez fort bien fait de bâtir une argumentation point par point ; Je vais donc répondre à chacune de vos affirmations. 1 : oui, l’avortement se pratiquait de manière illégale, il a été dépénalisé, puis légalisé, médicalement encadré. Cela ne le rend pas moral pour autant. Ce n’est pas en se réfugiant derrière la légalité que l’on peut faire accepter ce qui est inacceptable. Un petit regard sur l’histoire. Dans l’antiquité gréco-latine, l’avortement, l’infanticide étaient permis. L’avènement du christianisme a permis de faire un pas de plus vers la civilisation. Dans notre contexte de néo-paganisme, voire de retour en arrière vers la barbarie, on peut supprimer ce qu’on préfère considérer comme une chose, « chose » que vous avez vous-même été, comme tout le monde. En dehors de toute considération laïque ou religieuse, l’embryon est le stade initial par lequel chacun passe, un stade fragile, où la « prétendue chose » doit être protégée, ce que fait l’instinct maternel quand il n’est pas parasité par l’idéologie.
2. Le prétendu « droit de disposer » de son corps n’a rien à voir avec na nature laïque d’un Etat (encore faut-il rappeler ce que signifie vraiment « laïque », mais je veux rester dans le sujet... il y a quand même une interrogation à se poser). De même, on peut parfaitement ne pas croire en une quelconque divinité ou transcendance, et admettre la vérité sur la croissance de l’être humain : il y a des étapes, et le stade embryonnaire en est une. L’embryon que vous étiez et le corps que vous avez aujourd’hui ne sont qu’une même et unique entité. Ce qui fait de vous quelqu’un d’unique était déjà contenu dans l’embryon que vous étiez. La « religion » catholique n’est pas la première instance à affirmer ce qui est accessible directement par la raison et l’expérience. Donc pas besoin d’user de l’argument « laïque » pour soutenir l’insoutenable. Que l’on soit croyant ou pas, la vérité sur la personne est la même.
3 - Ce troisième point n’est que le développement du second. Au risque de me voir décerner un point Godwin, je vous invite à imaginer ce qu’aurait subi un professeur allemand, dans les années 30, qui explique à ses élèves qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les races, que les hommes sont ontologiquement égaux. Il s’attire les foudre du ministre de la propagande. Que le Planning Familial intervienne aujourd’hui ne pose aucun problème par rapport à l’expression d’idées politiques particulières : les chèvres qui le représentent ont le droit d’affirmer que l’avortement est un droit. En revanche, on veut absolument qu’il y ait des débats, pour peu que tout le monde soit d’accord. Or les débats supposent la contradiction, ou au moins la nuance (mais même le fait d’(apporter une nuance à telle affirmation n’est pas autre chose qu’une objection°. Ne pourrait-on pas être tout aussi indigné face à l’intervention du planning familial dans les établissements ? Ne s’agit-il pas d’opinions personnelles qu’il convient de ne pas exposer aux jeunes ? En outre, distribuer des tracts en opposant les deux thèses contradictoires s’inscrit parfaitement dans les exigences du métier d’enseignant. UN enseignant qui distribue un tract peut parfaitement le faire à titre de documentation. Et la documentation, effectivement, n’est jamais neutre, notamment quand des enseignants eux-mêmes rouges font travailler leurs élèves sur un article de l’Huma ou de Libé (du moins quand ils sont moins rouge).
4 - Vous avez raison de souligner le traumatisme que constitue un avortement dans la conscience d’une femme (que cette conscience soit en éveil ou à l’état de somnolence). C’est précisément pour cette raison qu’il convient de mettre en garde les jeunes filles (mais aussi les jeunes garçons car une nouvelle vie n’est possible que lorsqu’un mâle et ne femelle font des choses plaisantes entre eux). Vous pouvez, si vous le voulez, considérer comme un retour à l’ordre moral le simple fait d’éduquer les jeunes à une sexualité responsable. Vous mettez les mots que vous voulez, mais il faut convenir d’une chose : puisqu’effectivement l’avortement est traumatisant, comme peut l’être un accident de voiture, il faut impérativement tout faire pour que ces jeunes filles, aujourd’hui ou plus tard, ne se trouvent pas dans cette situation de détresse. Pour les accidents, l’Etat sait employer les moyens par des petits films assez violents. L’avortement, pour une vie commençante, n’est pas moins violent. Évidemment on n’est pas conscient à ce stade-là, mais l’horreur n’en est pas pour autant amoindrie.
5- Ainsi il est inapproprié de parler ici d’abus de confiance : il s’agit d’un fait, pas d’une opinion personnelle.
6 - La colère des personnes est surtout l’expression de l’idéologie de la tolérance, idéologie elle-même plus qu’intolérante. Comme le disait Finkielkraut, « le discours de la tolérance généralisée ne tolère, au fond, que lui-même » (extrait de son essai « L’ingratitude »). Peut-on ainsi arrêter non pas une idée ? Le mot choisi par l’enseignant est assez mal choisi, car il ne s’agit pas d’une idée, d’une opinion, mais de la vérité sur un acte horrible. Encore une fois, les USA n’ont rien à voir, simplement on assiste peut-être aujourd’hui à un réveil des consciences. Imaginez l’âge qu’aurait l’embryon (ou foetus) « étrennant » l’application de la loi Veil ? Ce serait aujourd’hui une femme ou un homme de 35 ans ! Imaginez que l’on assassine quelqu’un qui a 35 ans.... Quel que soit le stade du continuum de la vie, que l’on soit embryon, enfant, adolescent, adulte ou vieillard encombrant parce que malade, un homicide est toujours un homicide, quels que soient les mots qui le désignent : IVG, euthanasie....Encore une fois ce n’est pas un retour de l’ordre moral, mais tout simplement le réveil des consciences. Je me réjouis de ce réveil, car il est temps de sortir du sommeil.
Voilà qu’en deux lignes est donnée la tonalité principale de l’article : " mais qui ferait mieux de liquider l’ordre catholique, moralement fasciste, hérité de Maurras "...
Ainsi les valeurs catholiques, pourtant le dernier rempart contre la Barbarie, seraient fondamentalement fascistes, et il conviendrait de les liquider. On a essayé de faire cela à l’époque de la révolution française, c’est la barbarie qui a pris le pas. Que dire des idéologies qui, pareillement, ont voulu anéantir le catholicisme, je veux parler de l’hitlérisme et du communisme ? Même chose, une barbarie encore plus odieuse s’est installée. Voilà que nous aimerions être débarassés de ces satanés curés qui nous empêchent de penser et nous mettent en garde contre la porte ouverte à tous les excès.
Et que vient faire Maurras dans un tel argumentaire ?
Non décidément ce Bernard Dugué n’est qu’un minable....