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ticotico

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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 17 mars 2021 15:41

    @CN46400

    C’est sûr, « complotiste » n’est pas utilisable dans mon cas, donc « France Dimanche » est une excellente formule de substitution.

    En ce qui concerne l’erreur stratégique du tourisme cubain, elle était déjà visible avant la crise virale. L’intention de la finance de scalper les classes moyennes n’étant plus un mystère depuis au moins 4 ou 5 ans.

    Pour remettre votre système d’information à niveau sur Cuba, je n’ai qu’un conseil à vous donner, allez voir par vous-même.



  • ticotico ticotico 17 mars 2021 13:57

    @CN46400

    1/ La police cubaine accorde une importance démesurée à la traque des petits délits économiques qui existent tout simplement parce que l’état paye les travailleurs à un niveau ne correspondant pas au minimum vital. Résultat, tout le monde vole sur son lieu de travail, se livre à de petits trafics ou bosse au noir, même pendant ses heures de travail officielles.

    2/ Les staliniens pur sucre existent encore à Cuba, le plus notoire est José Ramon Machado Ventura, 2ème secrétaire du PCC, on le voit tous les soirs au journal télévisé. Comme il a 91 ans, on peut considérer que c’est une espèce en voie de disparition. La « relève » au PCC est de tendance « affairiste », on verra au prochain congrès, qui commence dans 4 semaines comment évolue la sphère dirigeante.

    Il y a en plus des conflits personnels assez intenses, en septembre dernier, le « président » Diaz Canel a été violemment frappé et mis à terre par « El Cangrejo » (le crabe), nom sous lequel est connu Raul Castro (junior), le petit fils de Raul.

    3/ Les décisions du gouvernement cubain ne sont pas plus cohérentes que celle d’une fourmilière qui vient de se faire attaquer par un motoculteur. Ils courent dans tous les sens sans autre ligne directrice que la survie immédiate. Hypnotisés par Obama, ils avaient tout misé sur le tourisme et n’ont pas de plan B.
    En plus, les touristes sur lesquels ils comptaient, les classes moyennes supérieures, sont en cours de déclassement dans le monde entier... 

    « No es facil » disent plusieurs fois par jour les cubains... Pour leur gouvernement, non plus.



  • ticotico ticotico 16 mars 2021 14:25

    @CN46400

    Merci de donner un tour plus civilisé à cette discussion...

    Pour s’enrichir à Cuba, il faut faire partie des cercles du pouvoir... Mais il n’est pas nécessaire d’avoir des idées, il suffit de s’approprier les entreprises de ceux qui en eu une bonne et su la mettre en oeuvre.

    Voici l’exemple de Michel Villand, un français qui a réussi à Cuba... et s’est fait déposséder de son entreprise. Il relie cela à l’arrivée de Raul Castro au pouvoir. Il a probablement raison, une des différences entre Raul et son grand frère, c’est une sensibilité très réduite à l’avis de l’opinion nationale et internationale. 

    Cette histoire n’est pas du tout un fait isolé, Cuba adore les petits investisseurs étrangers, beaucoup ne parviennent pas à faire fonctionner leur entreprise, ce n’est pas grave, en essayant, ils ont fait rentrer des devises dans le pays.

    Dans certains cas, on se contente de faire disparaître l’entreprise. C’est arrivé récemment à un autre français, François Picard, ancien président de Buffalo Grill. Après avoir vendu ses participations dans la chaîne de restaurants, il est venu s’installer à La Havane... où il s’est pris de passion pour les fruits de la passion.

    Il a ouvert un restaurant où tous les plats contenaient un peu de ce fruit, il s’est mis à produire jus de fruits, glaces et autres, toujours à base du même fruit. Pour assurer son approvisionnement en matière première il a acheté une ferme toujours consacrée aux fruits de la passion... 

    Ses problèmes ont commencé le jour où une voisine du restaurant (jalousie ?) à bouché l’évacuation des eaux usées du restaurant et appelé dans la foulée les services de l’hygiène. L’inspection immédiate qui a suivi a décidé de la fermeture de l’endroit et cela a entraîné une enquête sur l’ensemble des activités de notre concitoyen. Il a dû tout arrêter. Depuis, il a recommencé en République Dominicaine, à 75 ans passés, cela témoigne d’une vraie détermination.

    Le motif était qu’il avait un nombre d’employés supérieur au maximum autorisé. De nombreuses entreprises cubaines dépassent ce seuil autorisé, le restaurant La Fontana, à La Havane, d’une capacité de 200 couverts est bien au dessus... mais on murmure qu’il appartient à Raul Castro.

    Notre français ne cherchait pas à s’enrichir, il était déjà riche... son entreprise aurait pu permettre de réduire la dépendance aux importations, les jus de fruits vendus à Cuba proviennent le plus souvent du Mexique, d’Espagne ou d’ailleurs. L’attitude des autorités est « personne n’a le droit de s’enrichir, à part nous ».

    Il y a bien un modèle de capitalisme cubain, mais il n’est pas du tout de type chinois, il privilégie la prédation à la construction.



  • ticotico ticotico 15 mars 2021 19:49

    @JP, CN, 421...

    Vous aimez Cuba... moi aussi.

    Cuba est un pays à part qui mérite bien mieux que ses dirigeants actuels.

    J’aimerais bien que ce soit le peuple qui soit au pouvoir à Cuba. Le gouvernement actuel multiplie les erreurs et les injustices. Il agit comme une caste qui refuse des mesures de bon sens pour maintenir son emprise sur le pays et préserver les privilèges d’une toute petite minorité. 

    Il y a de beaux quartiers à La Havane, des villas magnifiques avec piscine, des voitures haut gamme neuves... ceux qui y habitent sont des responsables d’entreprises d’état ou des officiers supérieurs. Ces gens là vivent souvent entre Cuba, Cancun, Panama ou même Miami. 

    Leur statut, ils le doivent à une fidélité sans faille à une idéologie affichée qu’ils ne s’appliquent pas à eux mêmes. Ils privilégient le maintien de leurs avantages au bien être minimal de la population. 

    Cette dérive s’est fortement accrue depuis le départ de Fidel.

    C’est en vous accrochant à une image qui ne correspond plus à la réalité que vous faites du tort au peuple cubain. J’ai moi même longtemps trouvé des circonstances atténuantes au gouvernement cubain, mais j’ai trop vu de quoi il était capable pour ne pas réaliser la part importante qui est la sienne dans les problèmes d’aujourd’hui.

    Ce que je redoute le plus, c’est qu’en maintenant leur attitude actuelle, ils n’ouvrent une voie royale à une solution « états unienne » qui serait une autre forme de catastrophe pour le pays. 



  • ticotico ticotico 15 mars 2021 15:47

    @CN46400

    Encore un effort... la terminologie officielle c’est « El injusto, genocida y cruel bloqueo » L’embargo injuste, cruel et génocidaire.

    Nous sommes d’accord, cet embargo existe et il crée de nombreux problèmes...

    Mais en ce moment, ce n’est pas l’embargo US qui empêche les ananas, oignons, bananes, pommes de terre et autres produits des campagnes d’arriver sur les marchés, il y a du pétrole pour les camions.
    C’est une politique absurde qui multiplie les règlements et les contrôles de toute sorte. 

    Désolé, la source est en espagnol... mais cet article, pris dans le quotidien Granma, organe officiel du comité central du Parti communiste de Cuba, relate comment la police a « démantelé » une filière délinquante de vente de fruits et légumes.

    On y détaille l’ampleur de la prise : 30 kilos de tomates, 60 choux, 14 bouteilles de jus de citron, 20 kilos de riz...

    On appelle ça du marché noir, mais si ces filières existent, c’est parce que l’état refuse de payer à un prix décent la production agricole alors que ce même état trouve normal de faire payer, en devises qui plus est, des produits importés qualité Lidl entre 3 et 5 fois le prix auxquels ils sont vendus en Europe..

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