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timiota

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  • timiota 8 février 2009 01:14

    Le facteur temps

    Oh là, entendre parler de "21 century Schizoid man", ça nous ramène sympathiquement aux sources.
    Et "Lark’s tongue in aspic", "red", ...

    C’est vrai que le facteur temps a dû jouer. Robert Fripp s’essayait à construire sur un temps long, avec les deux Revox77 en bande bouclée (? vers 1980 ?), avec la bande qui faisait revenir un écho saprès 20 25 secondes, sur lequel il construisait, reconstruisait, ambiançait.

    Si nous nous voyons comme des êtres sur la flèche du temps (sans ou avec politique de civilisation), alors, chacun peut comprendre que nos goûts viennent de rétentions, mais qu’en même temps ils induisent des "protentions", des attentes. Si l’on s’en donne le temps, le mixte rétention/protention a pour résultat 1+1=3, il ya un peu de sublimation, on trouve un peu plus que ce qu’on y a mis. 
    Entre temps, on est devenu civilisation zappante. Rétention est remplacée par "flux", protention est remplacé par ... pas grand chose.

    Je dois dire aussi que les instruments électriques (même un piano classique en version électronique) diminuent la dynamique "ressentie", et qu’on ne force pas si facilement le son pour entendre sonner les "longues", longtemps, celles qui sont fortes en suggestion, les meilleures inductrices de ...protention.

    Que faire ?
    On va sur les parking des hyper dresser des yourtes pour réapprendre ces savoir-vivre(s) ?
    C’est le seul endroit où on ne courrera pas l’autre risque de la modernitude, celui d’être boboïsé.

    Bye



  • timiota 4 février 2009 01:27

    Suivant Kant, l’espace et le temps sont les conditions de l’exercice de notre entendement.

    L’espace ayant le mauvais goût d’admettre des symétries, on doit considérer les miroirs.
    "Avec modération" comme il est dit sur l’étiquette.

    Pour le temps, c’est un brin plus délicat, son asymétrie, à revoir d’ici un ou deux Feynman.
    En revanche, le jeu croisé des rétentions et protentions de l’esprit, ça ça s’articule avec les miroirs de Rizzolati. Est-ce que le maintien d’une conscience "protendue" (désirante) n’induit pas nécessairement les neurones miroirs comme mode d’apprentissage ?

    Autre partie : Les p’tites brisures ...qui ne nous les brisent pas tant que ça . Qu’en dire ?

    Du moment que nous sommes vivant pour les voir, c’est qu’il y a de l’organisation complexe, et cela laisse la place à des brisures (type L D). Faut-il s’esbaudir de ce qui est une condition à pouvoir s’esbaudir ?

    J’avoue que les asymétries les plus fondamentales ne rentrent pas dans tous ces schémas, je fais donc grève sur ce sujet. Allez voir dans le "brane" à côté , comme on dit en théorie des cordes.



  • timiota 4 février 2009 00:54

    C’est un peu n’importe quoi :

    1) On connait très bien le nombre de Lumen par watt des différentes sources

    incandescents = 16 à 25 lumen/watt

    fluorescents = 70 à 85 lumen/watt

    Sodium orange (éclariage ville) , typiquement 150 lumen/watt, suivant mise en oeuvre

    LEDs blanches : actuellement vers 80-90, et en labo 110 -120, progrès très rapides vers en gros 70% du maximum théorique possible, vers 200 lumen/watt
    (dans le vert, on atteint 686 lumen /watt avec 100% de conversion électricité lumière, mais qui veut du vert pur ?)

    2) Le confort visuel dépend de l’accord avec le spectre du soleil ou d’un corps chaud vers 3500°C dit "corps noir à tant de K". Les fluo sont en général mauvais (avec tout le respect que je dois au café du Cantal) à cause des raies des terres rares qui décorent le spectre. (un fluo, c’est une décharge UV d’assez bon rendement qui excite ensuite des terres rares fluorescentes (Ce=vertjaune,Eu=rouge,...) dans une matrice inorganique idoine) ; Les LEDs blanches de base sont bleues (direct) + jaunes(fluo) = mauvais aussi, mais autrement.

    Dans les deux cas, il y a une grosse recherche sur les "phosphores" fluorescents, pour aller vers du "warm white". 
    Les modèles de fluo vers 12 euros de OSRAM en "warm white" et "allumage rapide" sont bons, je les ai essayé, ils éclairent 5 fois plus qu’un incadescent classiques, ou trois fois plus qu’un halogène tip top (ils vieillisent aussi, le tungstène évaporé recouvre le quartz ...) , autrement dit, on en a pour son argent.
    Pour les LEDs, il y eu des débats chauds aux EU tout récemment pour que les recommendation du DoE et d’une autre agence (environnement ?) ne se marchent pas sur les pieds. L’industrie elle même craint la surenchère à la fausse performance qui limiterait l’acceptation et la pénétration du marché. Ils sont près à bien se normaliser, mais le domaine va évoluer assez vite parmi les fabricants de LEDs, c’est à peu près sûr, avec des déstabilisation qui pourraient hélas porter aux surenchères.
    Comment les gros (Phlips OSRAM, assez moraux) vont-ils pouvoir controler cela ? question.

    3) Aux états unis l’éclairage représente 20% de l’électricité, 20% !!!. Il ya 1200 centrales charbons. Si on passe à 10% au lieu de 20%, on gratte 100 centrales charbon. Merci les LEDs quand même, si ça peut se faire. Dans les pays moins développés, ils ne se posent pas la question, la facture électrique ou la faible capacité des lignes a déjà fait le succès des fluos, n’y a plus qu’à attendre les LEDs pour faire encore mieux.

    4) Bien sûr le mercure , gros pb , d’où un peu d’empressement pour les gens des LEDs. Mais les gens des LEDs sont conscients que l’acceptation de leur joujou passera d’abord par les fluos. En attendant, ne pas se faire berner par des LEDs miracles à 1W ou 3 W, qui ne peuvent au mieux qu’égaler des spots de respectivement 7 watts et 20 watts. Joli dans la cave car ça ne pète pas. Attendre la génération suivante sauf pour lampe de lecture au lit.

    5) L’électronique continue de progresser et si elle est un talon d’Achille de certaines familles de modèles, c’est quand même une industrie qui a montré sa capacité à converger dans le domaine des alimentations, vous ne voyez plus guère de petits transfos vendus avec les petits équipements, c’est tout en "électronique de commutation" , tout léger . De plus dans 15 ans, le GaN et ou le SiC auront pris leurs galons pour rendre, dans les semiconducteurs, ce genre d’alim encore plus performante.

    6) La pollution de l’électronique ? Pas bcp à la source car l’aspect quadrillé de la production et la réduction des couts PAR LA GESTION DES DECHETS est un leitmotiv de l’industrie des semicon. On peut y lire comment minimiser l’enduction de résine des "wafers", qui ne représente que 3 x quelques gouttes pour 50000 LEDs !
    A la collecte, faut voir, c’est encore un petit trou noir, mais là encore le minimum de Si (non polluant) et de Au, As etc. sont employés, Cu est rempacé par Al. etc. Reste les résines plastiques, pas pire que vos emballages. il y a enfin quelques capa au Tantale à aller voir de près, mais je ne pense pas que le scandale soit là. Ou en tout cas pas dans les ampoules mais dans la tonne de gadgets que nous voyons circuler (app photo numérique , mp3, portable (200 000 jetés/jour), carte de voeux a zizique) obsolète en un jour ou 2 ans.

    pour des infos détaillées cotés LEDs, allez voir OSRAM ou LUMILEDs (Philips), c’est un domaine ou l’électronique est quand meme bcp plus au service du public qu’ailleurs, meme si l’échelon commercial y met sa perversité usuelle.

    Enfin je suis d’accord qu’il ne faut pas aller trop vite, car les LEDs progressent bien vite, et on ne doit pas forcer avant que ce soit assez mûr, sinon on fabrique de la mécréance et du discrédit.



  • timiota 2 février 2009 09:58

    Au sujet de Ste Geneviève des Bois, cette localité est munie de la plu grande zone commerciale (ZI La Croix Blanche) au sud de Paris.

    Y aller un dimanche pluvieux donne un très bon goût de l’enfer consumériste .
    Cela fait partie des facteurs de la "misère symbolique" des banlieues, de la perte de savoir-vivre qui y prolétarise les habitants (j’attends toujours une étude sociologique sur la façon de se fringuer en fonction du nb de km au périphérique, et de l’azimuth ..., qui montrerait ce biais du savoir-vivre happé par les marques ou les looks low-cost, auxquels échappent un peu les bobos têtes de veaux)

    Cet enfer consumériste, c’est celui que Stiegler qualifie de "prolétarisant".
    Stiegler s’était aussi interessé au triste fait divers de la famille Carton ("suicide collectif"), abonnée à une autre ZI, celle de Ste Maxence, au Nord de Paris, non loin de Creil si je ne me trompe, télé dans chaque chambre, crédits lourds, avec pourtant des professions "normales" (infirmière ...).

    Pour mémoire, le premier hyper marché (qui ne portait pas encore ce nom) fut le Carrefour de Ste Geneviève des Bois vers 1969 je crois.
    Que ce soit clair : je ne fais pas de procès aux hypers en soi, ils sont les symptômes du recul du savoir vivre, d’une forme de bêtise donc, et j’irais plus loin, la concentration en soi peut avoir du bon pour l’écologie, c’est son détournement capitaliste-libéral qui prolonge cela en enfer symbolique.

    Stiegler appelle "prolétaire" qqn qui est frustré de son savoir-vivre/savoir-faire, cela peut même concerner un cadre forcé de bosser "comme un con".

    Notre résistance psychologique collective n’est pas négligeable (E Todd, Après la Démocratie), mais la façon "columbinesque" dont les évènements singuliers surgissent est un premier symptome. Le regard du Figaro est un autre symptome, analysé avec soin ici.



  • timiota 2 février 2009 01:57

    Pour en rajouter sur l’Extremistan (concept de Nassim Taleb, le Cygne Noir, qui le frappa au krach de 1987 notamment) :
    Statistiquement, nous déclenchons la majorité des dépenses médicales de toute notre vie lors de notre dernière année (soins intensifs en réanimation , si souvent).

    N’est-ce pas un Talon d’Achille de tout système de santé, une fois éradiqué les causes de mortalité de la tranche de moins de 60 ans ?
    Dis crûment, c’est un cercle auto-entretenu, c’est évidemment là que là demande est récurrente et forte, et solvable auprès de l’assuré ou de ses soutiens. 

    N’est-ce pas un "trend" qui fait que les bulles se succéderont en une "bulle de bulles" ?

    Bon champagne

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