Je pensais l’enfant naturellement curieux, j’apprends grace à vous que c’est un chercheur en herbe. Qu’il y ait des différences de niveau ne change pas a priori cette disposition de l’esprit. Qu’il soit plus ou moins doué, l’enfant demeure intéressé par ce qui est, pour lui, une nouveauté.
Hors, si pour une raison ou une autre, l’environnement de l’enfant ne sucite pas son intérêt, les chances sont grandes il me semble pour qu’il perde petit à petit son potentiel de curiosité, son désir d’apprendre.
Je pense que l’EN, en faisant l’apologie de l’uniformité au détriment de la diversité, en pensant quantité au détriment de la qualité, en négligeant l’école primaire au profit du secondaire, participe à ce processus néfaste qui conduit plus tard des millions d’adultes vers une névrose plus ou moins prononcée.
Le mammouth a la peau dure, c’est d’autant plus navrant que le rôle l’EN est fondamental, trop peut-être.
Nivellement nécessairement par le bas, abrutissement collectif, voila ce qu’offre l’égalitarisme.
Les conséquences humaines sont comme toujours dramatiques, des millions de vies gachées, et pas seulement celle des surdoués, par simple dogmatisme.
La solution est simple. Laisser s’exprimer la diversité des capacités et des motivations, permettre le choix la ou ne règne que l’arbitraire, choix des matières, choix du rythme.
L’école doit promouvoir l’égalité des chances, l’ouverture d’esprit, la tolérance. Aujourd’hui, elle abrutit des générations d’élèves cloisonnés par le moule de la pensée unique, avec toute la frustration et le ressentiment qui va avec. Le redoublement en est un parfait symptôme.
Ainsi monsieur "j’aime pas les riches" serait de droite parce qu’il a été le pantin d’Attali et de Mitterrand, eux-mêmes de droite car ayant renoncé à l’application rigoureuse du dogme socialiste, à savoir la collectivisation des moyens de productions.
Tout ce qui n’est pas d’extrême gauche est de droite, c’est simple et pratique pour se débarrasser de ceux qui ont fauté, que ce soit dans leurs idées ou dans leurs actes. On comprend mieux cette aberration politique quand on sait que le PS s’est bâtit sur les ruines du PCF et qu’il n’a jamais osé depuis couper le cordon ombilical.
Le PS, confronté à la réalité de l’exécutif, ne peut plus être socialiste, mais il ne peut pas non plus devenir autre chose sans trahir ses origines, sans fauter collectivement en quelque sorte. Un véritable drame psycho-social, ou un mauvais feuilleton qui n’a que trop duré.
L’extrême gauche n’est pas la gauche, il faudrait du courage politique, soit pour l’avouer aux militants du PS, soit pour bâtir un nouveau parti qui n’aurait plus à vivre avec cette confusion des genres.
Hors le courage est synonyme de suicide quand on pense carrière politique, Bockel et quelques autres ont été broyé par l’Appareil et n’ont que peu de chance de refaire surface étant donné l’état déplorable de notre démocratie, bipolaire, binaire, bidon, incapable de penser autrement qu’en bien et en mal, toujours dans l’attente d’un quelconque gourou qui pourrait apporter la bonne parole aux ames esseullées, accablées par un monde qu’elles ne comprennent pas et qu’elles rejettent aveuglément.
En quoi la liberté individuelle est-elle une négation du débat démocratique ? Parce que l’individu serait supposé être la négation du collectif ? N’en serait-il pas plutôt le fondement sans lequel il ne peut y avoir de contrat social.
Il y a distinction entre l’Etat et le citoyen à partir du moment ou la loi n’est pas la même pour tous, quant l’Etat de droit est remplacé par le droit de l’Etat, quant l’Etat pille, affame pour ne servir aucune autre cause que la sienne. Il perd alors toute légitimité.