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Tythan

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  • Premier article le 21/02/2011
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Derniers commentaires



  • Tythan 25 avril 2012 12:10

    Il ne faut pas confondre deux choses : critiquer la loi de 1973 (ce que personnellement je fais) et critiquer la loi de 1973 de façon absurde (ce que font en majorité les commentateurs ici bas ainsi que l’auteur) en y voyant l’origine de tous nos maux.

     

    Après, il faut quand même dire les choses : cette idée est défendue par le Front national et le Front de gauche politiquement. A la notable exception de Nicolas Dupont-Aignan (et encore, pour en avoir discuté avec lui, il est beaucoup plus nancé que lors de ses apparitions médiatiques, où il est forcé de faire court), tous les hommes politiques fustigeant cette loi sont classées, que ce classement soit juste ou ne le soit pas, aux extrêmes.



  • Tythan 25 avril 2012 12:06

    @ AJH

    Pour votre information et même si le fil des commentaires sur Agoravox n’est pas forcément le plus pratique qui soit, il existe un bouton « réagir à ce message » qui vous aurait permis de poster votre commentaire au bon endroit.

    Vous faites une nouvelle fois un trou à la lune en découvrant que les intérêts versés sur la dette de l’Etat étaient un coût pour les finances publiques. Je vous remercie, au nom de tous les Français, pour cet apport fondamental à la science économique du fait de cette brillante découverte.

    Vos calculs ont été bidonnés, comme l’a montré Borowic. Vous êtes, je suis désolé de vous le rappeler, un ufologue, spécialiste des petits hommes verts. Votre crédibilité « d’économiste-citoyen » auto-proclamé est proche de -100. Donc permettez-moi de vous dire que votre conclusion, les internautes auraient raison d’en faire un usage scatologique.

    Votre tentative est totalement fallacieuse, puisqu’elle suppose que l’on pourrait, sans conséquences, monétiser. Que l’Etat pourrait se passer de financement, ce qui est historiquement une contre-vérité des plus flagrantes (ne serait-ce que par le décalage entre les rentrées fiscales, souvent irrégulières, et ses dépenses).

    Et d’ailleurs, contrairement à ce que vous dites, il y a bien eu des politiques de monétisation entre 1973 et aujourd’hui, à la seule différence qu’il ne s’agissait pas d’émission directe mais de rachats.

    Je ne sais pas comment vous faire rentrer cette évidence dans la tête : il est normal, lorsqu’un Etat s’endette, qu’il paye des intérêts. La monétisation, par les dangers qu’elle génère, doit rester l’exception. Position qui est acceptée par à peu près tout le monde, y compris ceux qui monétisent. C’est tout, il faut arrêter de raconter n’importe quoi.

    J’en ai passablement raz le bol de vous voir raconter n’importe quoi, et pire encore, de manipuler de braves gens comme vous le faites. Arrêter de promettre la lune, retournez à vos intérêts premiers (et je vous assure que l’étude des extra-terrestres est certainement beaucoup plus amusante) et ne venez plus importuner les personnes sérieuses.



  • Tythan 25 avril 2012 11:52

    @ AJH

     

    On a beau cent fois vous répéter les choses, vous refaites toujours et encore la même erreur. On va le répéter une millième fois, en espérant qu’enfin vous imprimiez dans votre cerveau :

    Si l’objectif de la loi de 1973 était de limiter l’inflation, ce n’est pas parce que l’inflation a été supérieure après cette date que cela prouve son inefficacité, tout simplement parce que l’inflation a bien d’autres causes. Ainsi, pour prendre un exemple, les deux chox pétroliers de 1973 et 1979 ont provoqué une forte inflation.

    Si, toute chose étant égale part ailleurs, la Banque de France avait procédé comme ce que la loi de 1973 interdit, il y a fort à parier qu’il y aurait eu plus d’inflation.

     

    Je relève une nouvelle fois que le texte de votre question était complètement faux (outre les remarques de VGE-ou plutôt de son secrétaire) : «  autrement dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de la Banque de France au Trésor » Lorsque vous dites cela, c’est totalement faux, puisque la Banque de France pouvait racheter, sur le marché secondaire, ces crédits, devenant le prêteur final.

     

    Quant à votre affirmation sur l’origine de la dette, elle ne repose sur rien sinon vos calculs bidonnés et fallacieux. 



  • Tythan 25 avril 2012 09:00

    @ Taktak

    Vous aurez beau dire, mais si, le paiement d’un intérêt à une banque est norma, admis par à peu près tout le monde (à part peut-être certains économistes marxistes et certains charlatans comme ceux dont nous avons parlé). Je n’y peux rien, c’est comme ça que c’est construit l’économie moderne. Si vous voulez proposer un autre système, libre à vous, mais ne prétendez pas que le fonctionnement actuel n’est pas normal.

    Si le droit concède aux banques le droit de créer de la monnaie, il ne faut pas croire que cette liberté est sans contrepartie : les banques, en France, sont lourdement régulées par la loi et les autorités réglementaires (en France, l’ACP, l’autorité du contrôle prudentiel). La Banque centrale est censée contrôlée l’émission de monnaie par les banques (et sur ce point, nous sommes tous d’accord pour dire que la BCE est criticable). On peut toujours débattre de la qualité de cette régulation (et je fais partie de ceux qui croient que cette régulation doit être renforcée de manière très importante), mais pourquoi remettre en cause un système qui malgré tout a plutôt bien fonctionner. Parce que l’alternative que vous proposez, elle n’a jamais été pratiqué, à ma connaissance, dans les pays communistes qui ont connu le succès que tout le monde connaît.

     Vous parlez ensuite de l’aléa moral : là dessus, vous avez tout à fait raison. Pour ma part, je crois qu’au cas où une banque ferait faillite, il faudrait malheureusement la renflouer avec les impôts des contribuables, mais en sanctionnant les actionnaires qui n’ont pas fait leur boulot en les expropriant ainsi que les responsables (d’abord en les virant, puis, si besoin, en les poursuivant au pénal).

    « Et parler de cout d’immobilisation d’un argent que l’on crée par de simple écriture prete à sourire » : souriez tant que vous voulez, c’est un fait : l’argent qu’une banque prête à X, elle ne peut pas le prêter à Y. Cela s’appelle un coût d’opportunité, c’est tout.

    Très franchement Taktak, je crois, à vous lire, que vous êtes quelqu’un de tout à fait raisonnable, mais qui s’est fait intoxiqué par les fous dingues hurlant avec les loups sur ces salauds de banquiers. Sans défendre outre mesure ces derniers, qui ont leur part de responsabilité, ne cédez pas à la falicité. Lisez mon article, il est, même imparfait, tout à fait valable.

    @ Yvesduc

    Je reprends vos paragraphes dans l’ordre

    § 1 Il n’y a rien à discuter mon vieux : l’Etat ne se finance pas comme un particulier lorsqu’il emprunte à sa banque, il émet des titres financiers qui sont achetés par de la monnaie préexistante, c’est tout. Soit vous l’acceptez, soit vous plongez dans le déni.

    § 2 Si, la monétisation a un effet inflationniste. Pourquoi ? Parce qu’il y a création de monnaie sans contrepartie. Aussi simple que cela, et vous n’avez pas réussi à mettre la plus petite rayure de canif dans ce « raisonnement » simplissime et, jusqu’à ce jour, imparable. C’est tellement simple que cela devrait être intuitif, pardonnez-moi de ne pas trouver les mots pour enfin vous faire admettre l’évidence.

    Je note que vous n’avez toujours pas compris que j’étais à titre personnel opposé à la loi de 1973, ce qui en dit long sur la qualité de votre lecture. Manifestement, vous ne lisez pas ce que je dis, emporté par vos a priori. Alors moi je veux bien tout entendre, mais j’exige de mes débatteurs un minimum de respect.

    Lorsque vous expliquez la façon dont l’argent créé peut irriguer l’économie, je vous suis tout à fait. Reste qu’à l’évidence, cela ne contredit en rien ce que je dis.

    § 3 la croissance induite ? Ah, si tout pouvait être aussi simple ! Vous me faites penser à cette image du baron du Münchauhusen (pardonnez l’orthographe) qui s’élevait dans les airs en tirant sur ces lacets...

    § 4 On en revient toujours à la même idée (ce qui démontre, à mon sens, votre confusion : vous êtes incapables d’expliquer rationnellement votre position). Une phrase devrait vous faire tilt : si la quantité de monnaie croît plus vite la croissance, il y a un effet inflationniste. Soit exactement ce que je me tue à vous expliquer depuis le début. Vous êtes en fait, contrairemenet à ce que vous dites, d’accord avec moi.



  • Tythan 23 avril 2012 23:05

    @ Taktak

    Merci d’avoir répondu sans m’insulter, c’est devenu rare sur Agoravox ces temps ci. Je vais répondre à vos objections.

    1) Non, je ne fais pas du tout de comparaison entre deux choses différentes, que ce soit insidieux ou pas. Par contre, vous, vous semblez croire que l’Etat se financerait par création monétaire, ce qui est faux. L’Etat se finance sur les marchés financiers, en émettant des bons qui sont achetés, et ce par de la monnaie préexistante et non pas par de la monnaie créée par les Banques. Banques qui d’ailleurs ne détiennent qu’une part minoritaire de la dette publique. Vous n’avez pas lu mon article jusqu’au bout manifestement, vous auriez du mieux l’étudier.

    2) J’avoue que même après l’avoir relue, je ne comprends toujours pas votre phrase. Je comprends que vous contestez aux banques le droit de créer de la monnaie. Moi je veux bien, mais reste à savoir que ce système a plutôt pas mal fonctionné depuis qu’il est apparu. Encore une fois, ouvrir une banque, si ce n’est pas à la portée de n’importe quidam, est libre : si c’est selon vous si facile, allez-y créer votre banque !!

    La France s’est, de mémoire, financée à 2% sur les marchés en moyenne pour l’année 2011. On peut dire ce qu’on veut, mais c’est très peu.

    @ l’auteur

    Même remarque que précédemment. L’Etat ne se finance pas par création monétaire des banques, du moins pas directement.

    Faut-il attendre la crise pour agir ? Comme je l’ai démontré, la monétisation est une pratique dangereuse, étant par nature inflationniste. On peut donc tout à fait soutenir qu’il faille attendre une crise, génératrice de déflation, pour se permettre de l’utiliser. Les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne fonctionnent d’ailleurs peu ou prou selon ce principe il me semble.

    Et là dessus vous vous trompez : il y a forcément de l’inflation, puisqu’on met de l’argent sur la table sans contrepartie. Après, cette inflation peut se compenser avec des tendances déflationnistes, ou à un contexte très concurrentiel. Mais cela a mécaniquement un effet inflationniste.

    La ES concerne une part très minoritaire des lycéens (qui eux-même en sont une). Après, on peut l’avoir oublié. Mais sinon, c’est expliqué très clairement, et ce que vous dites ne prouve rien d’autre que l’état extrêmement faible de l’enseignement, en particulier en économie (et quand on pense que Nathalie Arthaud était prof en cette matière, on frémit). Sur la réserve fractionnaire, vous n’en parlez pas, mon article non plus, et on n’en a pas besoin en l’occurence.

    Mais attérissez à la fin : ce n’est pas forcément le banquier qui perçoit les intérêts s’agissant de la dette publique. Vous vous trompez complètement avec votre référence à l’or : depuis les mercantislistes bullionnistes espagnols du 16e siècle, la science économique a fait des progrès tout de même.

    Vous avez trouvé tout seul le nom du charlatan en question, je vous laisse cette déduction. M. Holbecq, qui n’a jamais produit une expertise de sa vie en dehors de « l’affaire ummo » (où il concluait, si j’ai bien compris, à l’existence de petits hommes verts... Le plaisantin à l’origine de l’affaire lui avait même écrit une lettre, ce qu’il a dû se marrer...). Que vous puissiez prêter attention aux délires de ce doux dingue m’étonne. D’autant que la contre-expertise a été faite, et elle est sans appel : les calculs qu’il a fait étaient bidonnés, ce à quoi il a bien été incapable de répondre. De même, mon article date de près de deux ans... Il a toujours été incapable de répondre à un seul de ces arguments...

    Personne n’a jamais nié que les intérêts étaient un poste budgétaire important. Ce qu’on se tue à vous dire, c’est que le paiement d’intérêts est tout à fait normal, avant 1973 comme après.

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