On parle de « crise » pour nous faire croire que c’est un « phénomène objectif », qu’on n’y peut rien... alors que tout est orchestré et savamment planifié.
Wall Street et les années 1930 ne sont qu’un exemple. Depuis les années 1970, les réseaux du capitalisme travaillent activement à l’échelle mondiale. Rien n’est le fruit du hasard.
Quand un commentaire dérange, il y a soudain une avalanche de votes négatifs pour essayer de le cacher. C’est une autre spécialité de la maison. Aucun argument, mais tous les moyens de force sont bons. Du cassage de gueule virtuel.
A ma connaissance, Nougeottier n’est pas De ço qui calt ? , mais le blog de ce dernier est excellent et la censure sur Agoravox de cet auteur et de bien d’autres a été remarquée par de nombreux lecteurs.
A la place, on a eu droit à des tonnes de propagande pro-Bayrou, pro-PS, pro-Sarko... jusqu’à des reportages avec les « jeunes talents politiques » de service... C’était (et reste) le média des copains.
A présent, on va jusqu’à nous servir du « Pour qui je roule ». C’est dingue.
Les dysfonctionnements de la modération d’Agoravox sont une aubaine pour les médias conventionnels, qui n’hésiteront pas à recommander ce site pour illustrer comment toute tentative de créer un véritable média citoyen devient très vite une utopie.
Le spectacle d’Agoravox leur permet de dire : « Vous voyez bien que tout média devient la chasse gardée d’un groupe, lequel finit invariablement par s’en servir comme bon lui semble. Alors, nous, on n’est pas pires... »
Il arrive souvent qu’un tapage médiatique cherche un but précis. Dans l’affaire Mc Cann, on dirait presque une sorte d’ « anti-Outreau ». A savoir, qu’après des coupables désignés (il faut lire les médias de l’époque) qui se sont avérés innocents, voici l’alibi des « parents modèle » que l’on cloue soudain au pilori. Comme quoi, semble-t-on vouloir nous dire, il faut tout de même se méfier des « petits citoyens »...
Mais ce n’est pas la seule campagne médiatique qui demande une certaine circonspection. Par exemple, en ce qui concerne l’article de Claude Allègre cité par Scarlet, il ne faudrait pas que, sous prétexte d’équilibrer le « pouvoir des juges », on nous fasse gober un renforcement d’autres « pouvoirs » corporatifs encore plus puissants. Notamment, celui des professeurs d’université et des hiérarchies académiques.
N’oublions pas que les professeurs associés à des universités sont nombreux au sommet de la magistrature, judiciaire comme administrative. Il arrive même, surtout dans la juridiction administrative, que des professeurs ou des maîtres de conférences associés jugent des litiges des universités, de la recherche ou de leurs ministères de tutelle. Compte tenu du fait que les professeurs associés sont rémunérés à ce titre par le Ministère de tutelle des universités, et qu’en principe leur enseignement a vocation à être évalué par ce ministère, il semble bien qu’un problème se pose sur le plan de l’apparence d’impartialité. Mais ni les institutions, ni les politiques, ne veulent en entendre parler.
Ce n’est d’ailleurs qu’un exemple des aspects du fonctionnement institutionnel qui mériteraient un examen que tout le monde refuse. Pour en rester à la question du pouvoir des lobbies universitaires, force est de constater que, parmi les treize personnalités chargées de réflechir à la réforme des institutions, on relève notamment, autour d’Edouard Balladur :
- deux anciens ministres de l’Education nationale (Lang et Ferry)
- plusieurs professeurs ou professeurs associés (Bourlanges, Schrameck, Carcassonne, Levade, Mathieu, Béchillon, Chagnollaud).
Neuf sur treize, donc. Avec tout le respect dû à ces sages, on peut s’interroger sur la représentation citoyenne d’une instance ainsi formée.
Sur la question de l’apparence d’impartialité des institutions françaises, on trouve entre autres ces liens :
Dans ce deuxième article, Isabelle Debergue écrivait en février dernier :
Pour une commission d’enquête sur l’apparence d’impartialité de la Justice française
Outreau et le rapport de la commission d’enquête parlementaire, ainsi que les auditions effectuées par cette commission, avaient occupé une place importante dans les médias et dans les débats publics. Mais maintenant qu’il s’agirait de traduire dans des mesures concrètes les conséquences de ces débats et constatations, une discrétion générale règne. Peu de dépêches et de déclarations sur les deux lois en cours d’adoption (formation et responsabilité des magistrats, équilibre de la procédure pénale). La campagne présidentielle n’évoque guère la réforme de la Justice. Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur ces lois qui ont déjà déçu des acquittés d’Outreau et introduisent de surcroît des dispositions inattendues à l’insu de la grande majorité des citoyens. Mais un autre aspect essentiel apparaît de plus en plus clairement : la question fondamentale de l’apparence d’impartialité de la Justice est systématiquement ignorée. Insuffisamment abordé par la commission d’enquête sur Outreau, ce point central des déclarations et conventions sur les droits et libertés fondamentaux nécessiterait une enquête spécifique par une nouvelle commission.
(...)
Pour l’accès aux fonctions de juge administratif, le Code en vigueur, dans son article L233-4 basé sur la même loi de 1986, accorde une place particulière aux « professeurs et maîtres de conférences titulaires des universités ». De même un nombre significatif de magistrats, surtout au sommet des juridictions exerce-t-il en même temps des fonctions dans l’enseignement supérieur (notamment, de professeur associé aux universités). Pas seulement dans la juridiction administrative, d’ailleurs. Or, au cours des deux dernières décennies, les universités et les organismes de recherche se sont trouvés impliqués dans un nombre croissant de contentieux dont les OGM et l’amiante fournissent des illustrations particulièrement médiatisées, jusqu’à la mise en examen de trois prestigieuses institutions dans l’affaire de l’amiante de Jussieu. La situation très précaire de doctorants et jeunes chercheurs a également apporté un certain nombre de litiges. On voit, malgré cela, des magistrats qui sont en même temps des professeurs associés rémunérés à ce titre par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, intervenir dans le jugement de contentieux de ce ministère et des établissements qui en dépendent. Cette situation paraît manifestement anachronique, et la relation pourrait être bien plus longue. Pas seulement pour la Justice proprement dite, mais aussi pour le contexte global dans lequel elle est gouvernée, gérée, évaluée... et dans lequel sont préparées les dispositions qui la régissent.
C’est pourquoi il me semblerait pertinent qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place, consacrée spécifiquement à la question de l’apparence d’impartialité de la Justice française et des institutions qui l’entourent, ainsi qu’aux garanties réelles de cette impartialité. Mais, pour ne pas en arriver à une impasse, comme cela s’est produit après le rapport parlementaire sur Outreau, une participation citoyenne beaucoup plus conséquente, ouverte et permanente paraît indispensable.
Les « petites phrases » de Gambetta sur la « race chinoise » ressemblent comme deux gouttes d’eau aux théories du type « péril jaune » brandies jadis pour justifier l’asservissement de la Chine par les puissances impérialistes.
Qui n’a pas vu le film « 55 days at Peking » avec Charlton Heston, Ava Gardner et David Niven ? Comme par hasard, il date de 1963...