« »Parler de “persécution linguistique” n’est-il pas exagéré ?« »
Une petite minorité d’espagnols chauvins habitant la Catalogne semble, en effet, crier à la « persécution linguïstique » parce qu’on lui demande de s’intégrer dans le pays qu’il habite. Je ne connais aucun immigré, en France, qui refuse d’apprendre le français.
En revanche, l’Etat français mène depuis des siècles une véritable campagne d’anéantissement des langues des populations qu’il annexées de force. Un parisien qui s’installe dans l’un de ces territoires juge « normal » de na pas en apprendre la langue. C’est pourtant très anormal.
« torchons à répétition qui propagent les thèses »conspirationnistes« .. ; »
Désolé, mais c’est le contraire. On parle très peu sur Agoravox des conspirations politiques des milieux financiers, qui précisément sont bien vraies et actuelles. C’est l’un des domaines où la censure règne, et c’est facile à expliquer : la plupart des modérateurs sont proches de courants politiques dont les dirigeants sont dans les réseaux « transversaux » du genre Siècle, Trilatérale... Lire, par exemple :
Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)
(...)
La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.
Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.
« Le troisième intervenant est Quitterie Delmas, représentant AgoraVox comme »utilisatrice« d’après l’intitulé de l’émission. On se demande pourquoi elle n’a pas été présentée comme »rédactrice« tout simplement. »
Là, ça tourne au numéro comique. Quelle est la représentativité de Quitterie Delmas ???? C’est une copine de certains modérateurs, disciple politique de Bayrou. A part cela, elle nous a été parachutée à coups de reportages et articles assez nuls, relevant passablement du copinage et de la propagande partisane. Son arrivée a marqué le début de la débâcle citoyenne d’Agoravox. Lire, par exemple :
Agoravox, sans doute le plus connu des médias citoyens, revendique un million de visites mensuelles. Pourtant, lorsque Agoravox co-produit et diffuse via Dailymotion un entretien vidéo exclusif de Quitterie Delmas avec Daniel Carton, sur un sujet qui est au coeur de la thématique du site : le journalisme et les nouveaux médias, cet entretien ne comptabilise, après un mois et demi, que 3861 vues.
L’entretien a été diffusé du vendredi soir au lundi midi comme article principal en Une d’Agoravox.fr. Il a également été diffusé en Une du site Agoravox.TV. Repris par Yahoo Actualités. Diffusé en Une du blog de Quitterie Delmas. Cité par Marianne2007, avec un lien, et par plusieurs blogs plus ou moins influents.
Avec tout cela, au total, seulement 3861 personnes ont eu la curiosité de visionner l’entretien. C’est très faible. On est loin du « million » avancé par Carlo Revelli. Cela en dit long sur l’audience réelle des nouveaux médias : quelques milliers de personnes, le reste étant du parasitage Google, de passage, peu influencé.
Il faudrait déjà que les « modérations » de ces sites ne soient pas fagocitées par des groupes à l’esprit sectaire et au service de clans politiques. Voir, par exemple, la censure, clairement politique, par Agoravox de ces trois articles :
En clair, dès lors que le capitalisme n’est plus en cause et que même la « gauche » et la « gauche de la gauche » sont ouvertement pour ce système économique et social, que peuvent devenir des organismes comme le CNRS, l’INSERM, les universités publiques... ? On les gardera tant que les multinationales trouveront rentable de s’en servir.
Lorsque les multinationales estimeront ne plus en avoir besoin, tout sera privatisé, et il ne faut pas compter sur la « gauche » ou les syndicats majoritaires pour s’y opposer. Fort malheureusement.
Les organisations syndicales n’ont rien fait pour s’opposer à la loi Pécresse, mais déjà il y a un an et demi la « gauche » et les principales centrales syndicales avaient adoptés des attitudes très ambiguës et démobilisatrices à propos de projets de loi tels que la loi dite « de programme pour la recherche ». Et ce n’est pas le seul exemple.
Début 2006, Sarkozy avait déjà fait jouer la « transversalité » à fond pour générer un consensus de désaveu de De Villepin tout en faisant passer la même politique sous d’autres déguisements. A présent, il poursuit la même stratégie. Y compris sur l’Europe, qui aidera de manière décisive à donner le coup de grâce au secteur public français.