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VICTOR Ayoli

VICTOR Ayoli

Gaulois sans filtre,  homme des tavernes et de bonne volupté, épicurien convaincu nourri à la tétée d'octobre.
Accessoirement reporter de guerre au Viet-Nam, cuisinier à Bangkok, hippy à Goa, bûcheron dans les Pyrénées, plongeur sous-marin à Marseille, acheteur de peaux en Turquie, de pierres précieuses en Afghanistan, directeur de presse en Provence, etc.
Surtout fainéant robuste...
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/09/2014
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Derniers commentaires



  • VICTOR Ayoli VICTOR 18 octobre 2016 16:28

    LETTRE OUVERTE AU PARLEMENT DE LA RÉGION WALLONNE ET AUX ÉLECTEURS BELGES A PROPOS DU CETA ET DE SON SYSTEME DE PROTECTION DES INVESTISSEURS ÉTRANGERS (ISDS)

    17 Octobre 2016

    Traduction de Dom. Moreau et Pascale Vielle

    Au Parlement de la Région wallonne et aux électeurs belges :

    Nous sommes des universitaires canadiens possédant une vaste expertise collective dans le règlement des différends investisseurs-État (ISDS) et les questions connexes relatives aux accords de commerce et d’investissement du Canada. Nous appartenons également au petit groupe d’experts canadiens dans ce domaine qui ne travaillent pas comme juges arbitres ISDS dans des cabinets d’avocats ou pour le gouvernement.Nous écrivons après avoir lu les articles de presse du week-end passé faisant état des tactiques d’intimidation utilisées par les politiciens canadiens et les représentants des entreprises pour influencer vos processus législatifs et gouvernementaux. Nous ne pensons pas que ces voix rendent compte fidèlement de l’expérience du Canada dans le cadre du système de protection des investisseurs étrangers que le CETA voudrait étendre. Il faut savoir que de nombreux Canadiens ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de ce système de protection des investisseurs étrangers en raison de l’expérience du Canada avec un système similaire, l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), et lors des débats sur le FIPA (Canada-China Foreign Investment Promotion and Protection Agreement), parmi d’autres accords.

    Alors que nous nous concentrons ici sur les conséquences néfastes de l’ISDS dans le CETA, il faut aussi souligner que ce traité imposerait de nouvelles contraintes dans de nombreux autres domaines des politiques publiques, notamment la réglementation pharmaceutique, la santé publique, l’agriculture, les marchés publics, les services publics, le droit du travail, et l’accès au marché. Nous signalons que d’autres universitaires ont soulevé des préoccupations majeures au sujet duCETA dans ces domaines.

    Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, le Canada a été et reste le seul pays développé occidental qui a accepté l’ISDS sur une base globale alors que sa situation était des plus vulnérables à l’égard des pays importateurs de capitaux. Le Canada a signé l’ALENA sur cette base avec les États-Unis et, depuis, il a été confronté à davantage de plaintes d’investisseurs étrangers que n’importe quel autre pays, il a versé de nombreux dédommagements suite à ces plaintes, il a modifié des décisions du gouvernement ou desprocessus décisionnels afin de tenir compte des intérêts des investisseurs étrangers et pour réduire les risques de responsabilité potentiellement énormes.

    Les porte-parole du monde des affaires qui ont défendu ces concessions à la démocratie et à la souveraineté du Canada représentent souvent des sociétés étrangères, ou encore des sociétés canadiennes qui possèdent des entreprises à l’étranger et qui ont un intérêt à introduire des plaintes contre le Canada. Que les grandes entreprises soient enthousiastes à l’idée d’acquérir des droits exclusifs et un accès privilégié à l’argent public via l’ISDS, on peut le comprendre, mais c’est terriblement déplorable.

    Les réformes de l’ISDS dans le CETA, invoquées trompeusement par les responsables canadiens pour qualifier le CETA de « progressiste », sont inadéquates pour répondre aux problèmes majeurs posés par le CETA. Ces problèmes sont : l’affaiblissement de la régulation démocratique, le privilège spécial des investisseurs étrangers, les manques d’indépendance judiciaire et d’équité procédurale dans les processus de décision, et le manque de respect pour les institutions et tribunaux nationaux. En particulier, dans le CETA, l’ICS (Investment Court System) ne supprime pas la menace financière qui pèse sur la réglementation démocratique, en raison des plaintes des investisseurs étrangers ; il ne réduit pas le privilège énorme et injustifié qu’ont les investisseurs étrangers sur quiconque aurait un droit ou un intérêt conflictuel ; enfin, il ne crée pas une réelle juridiction munie desgaranties habituelles d’indépendance et d’équité.

    La récente déclaration interprétative conjointe publiée par le Canada et l’Union européenne (dans toutes les formes différentes sous lesquelles cette déclaration a été rendue publique) ne résout en rien ces problèmes gigantesques.

    Que vos processus démocratiques, en Wallonie, aient permis l’examen étroit et attentif des défauts du CETA dans le cadre d’un véritable débat argumenté nous encourage. Nous aurions aimé que les Canadiens aient pu avoir un débat similaire dans le cadre d’un vote au Parlement du Canada et dans les assemblées législatives provinciales, mais cela n’a pas été le cas ni sous le gouvernement Harper ni sous le gouvernement Trudeau. Contrairement aux vues peu diplomatiques exprimées par certains politiciens canadiens et par les représentants des entreprises, il nous semble que la démocratie belge a été exercée de façon responsable, comme il se doit, pour permettre le vote des parlementaires sur les structures quasi-constitutionnelles créées par des accords de protection des investisseurs étrangers comme le CETA.

    Chez nous, au Canada, notre démocratie a souffert parce que le gouvernement fédéral a fait le forcing pour imposer des accords comme l’ALENA et le CETA sans votes législatifs aux niveaux fédéral et provincial. Par conséquent, sans l’approbation des représentants élus, nous nous sommes retrouvés avec un ISDS liant tousles niveaux de gouvernement et qui liera encore très longtemps tous les futurs gouvernements élus au Canada. Notre expérience montre clairement les dangers auxquels est confrontée la démocratie européenne dans le cas du CETA.

    Quelles que soient les décisions que vous prendrez, nous vous demandons de ne pas succomber aux mêmes tactiques que celles qui ont été utilisées pour manipuler et effrayer les Canadiens, jusqu’à saper leur démocratie pour le compte des investisseurs étrangers. Le Canada et la Commission européenne connaissent depuis des années l’importante opposition citoyenne et universitaire au CETA en raison des protections qu’il accorde aux investisseurs étrangers.

    Pourtant, ils ont refusé de supprimer ces éléments non-commerciaux du CETA.

    Dans un contexte où il n’y a aucune justification crédible pour inclure l’ISDS ou l’ICS dans le CETA - compte tenu de la grande fiabilité, de l’indépendance et de l’équité des processus démocratiques et judiciaires canadiens et européens -, nous sommes sidérés de constater à quel point les grands groupes d’affaires - et les gouvernements qui agissent pour leur compte - s’accrochent si férocement à un modèle aussi profondément vicié et antidémocratique.

    .../...

    D’après ce que nous avons pu lire, vous avez fait preuve d’un grand courage dans votre opposition au CETA et, sachant comment l’ISDS a été imposé aux Canadiens au fil des années, nous tenons à exprimer notre soutien à vos choix démocratiques.

    Cordialement,

    David R. Boyd Adjunct Professor University of British Columbia and Simon Fraser University - Vancouver, British Columbia

    John R. Calvert Associate Professor - Faculty of Health Sciences Simon Fraser University Vancouver, British Colombia

    Marjorie Griffin Cohen – Professor Simon Fraser University Vancouver, British Columbia

    Stephen Gill Distinguished Research Professor York University Toronto, Canada

    Ronald Labonté Professor and Canada Research Chair School of Epidemiology, Public Health and Preventative Medicine University of Ottawa Ottawa, Ontario

    David Schneiderman Professor of Law and Political Science University of Toronto Toronto, Ontario

    Dayna Nadine Scott Associate Professor Osgoode Hall Law School and Faculty of Environmental Studies York University Toronto, Ontario

    Kyla Tienhaara Research Fellow School of Regulation and Global Governance Australian National University Canberra, Australia

    Gus Van Harten Professor Osgoode Hall Law School York University Toronto, Ontario

    Stepan Wood Professor and York Research Chair in Environmental Law and Justice Osgoode Hall Law SchoolYork University Toronto, Ontario

    http://www.groupejeanpierrevernant.info/CETA-Lettre-ouverte-universitaires-canadiens.pdf



  • VICTOR Ayoli VICTOR 18 octobre 2016 11:19

    Mais bien sûr. L’esclavage humain est une horreur, mais l’esclavage des machines est formidable. Encore faut-il mettre en place un système économique et politique qui permette la répartition équitable des profits générés par les machines.
    Et tous ceux qui nous bourrent le moût avec l’épanouissement par le travail se foutent de nous.
    On ne s’épanouit par le « travail » que si ce que l’on fait est intéressant, gratifiant, voire jouissif.
    Ainsi, je m’honore du beau qualificatif de « fainéant robuste » parce que le labeur qui est le mien (écriveron, plumitif, jongleur de mot) m’a toujours permis de vivre correctement - sans courir après une ridicule richesse - tout en me distrayant.
    Les fainéants sont une élite : ils ouvrent la voie...en glandant. Car glander permet de faire travailler les boyaux de la tête !
    Amitiés paresseuses.



  • VICTOR Ayoli VICTOR 15 octobre 2016 10:27

    Codicille : Samedi 15 - Écoutez-les, depuis hier, dans les « machines à bruits » et sur les « lucarnes à décerveler », ils pourrissent le Parlement wallon de Belgique qui a osé faire preuve de bon sens et de courage en refusant de signer le CETA...

    « Le Wallon a dit la vérité

    Il doit être exécuté ! »

    Pourtant aujourd’hui, dans toute l’Europe, des manifs se déroulent contre cette horreur économique qu’est le CETA.

    Mais depuis quand l’Union Européenne tient compte de l’avis des populations ?



  • VICTOR Ayoli VICTOR 14 octobre 2016 16:19

    @VICTOR
    (fausse manip plus haut)
    François « Rantanplan » Hollande reçoit (convoque ?) ce soir le ministre belge Magnette. Pour « lui faire la leçon » ?



  • VICTOR Ayoli VICTOR 14 octobre 2016 16:16

    @kitty-cat
    François a

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