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  • vigie 18 octobre 2006 21:51

    « Oui, très clairement. Il y a un principe non négociable, c’est la liberté d’expression »

    Oui je veux mon n’veu, celui la ! On n’est pas prêt a le lâcher, ce n’est pas négociable ! . J’ai bien peur que tous ces beaux discours ne soi des vœux pieux. Comme dirait cochonouh, arrêtez de...



  • vigie 16 octobre 2006 21:23

    @ rocla

    Tu n’a droit qu’a sept lettres, n’essaye pas de nous refiler discriminatoire .



  • vigie 16 octobre 2006 21:14

    @ alex

    Te fâche pas alex, c’était pas discriminatoire, juste pour faire voir mon éclectisme, je ne voudrais pas avoir maille a partir, je file.......



  • vigie 16 octobre 2006 21:00

    @ patrick

    Tiens, je t’ai scanné un caviar dans le Parisien d’aujourd’hui afin que tu fasses, ta repentance victimaire.  smiley

    PASCAL BRUCKNER, romancier et essayiste

    LIBRES PROPOS. La campagne présidentielle est déjà lancée. Pour rendre compte du débat d’idées, notre rubrique « C’est son avis » accueille des propos iconoclastes, voire provocateurs. A chacun de se faire sa propre opinion. Aujourd’hui : Pascal Bruckner qui sort « la Tyrannie de la pénitence », un essai sur le masochisme occidental.

    Pourquoi écrivez-vous, « si un grand parti fasciste existait en France, il recruterait chez les Blacks-Blancs-Beurs ses troupes d’assaut » ?

    • Pascal Bruckner. En regardant le film « la Haine », je me disais déjà ; voilà des gens qui. bien manipulés, pourraient servir de troupes d’assaut à un grand parti extrémiste. Lors des émeutes de l’an passé, tout le monde a constaté la haine de ces jeunes pour la culture ouvrière en banlieue. On attaque les conducteurs de bus, on détruit les organismes d’Etat, on lynche des gens isolés aux Invalides. J’ai discuté avec des maires socialistes, qui le disent tous : ces jeunes émeutiers sont de petits fachos. Us méprisent toute vie syndicale et ouvrière. 11 n’y a pas d’idéologie derrière : cela reste des mouvements spontanés. Ces jeunes à l’énergie débordante, habités par la haine, jouissent d’une impunité car ils sont en groupe.

    « Ce qui marche, c’est ce que fait Jamel Debhoitze : demander aux. jeunes de s’inscrire sur les listes électorales »

    Ces manifestations de haine, que vous qualifiez de « despotisme des minorités », servent, selon vous, de paravent aux caïds de banlieue...

    Oui, il y a une économie souterraine en banlieue. Certains l’estiment à 90 milliards d’euros. C’est le règne des caïds qui imposent la terreur. On peut se demander s’ils ont même des liens avec la mafia de l’Est et le grand banditisme. Il y a une culture de l’échec en banlieue. Ces jeunes ne sont pas les damnés de la terre, mais les damnés des supermarchés..

    . En lisant votre essai, vous donnez l’impression de culpabiliser le faible qui s’exprimerait en profitant de son statut précaire. C’est gonflé, non ?

    Je ne culpabilise pas, je responsabilise. Une nation ne peut pas se considérer comme un syndicat de plaignants où chacun a sa petite plainte à brandir. Nous sommes une nation, pas un hôpital. Je remarque dans mon livre que les immigrés venus d’Asie ne versent jamais dans le larmoiement victimaire. Pourtant, il serait légitime qu’ils le revendiquent. Ils préfèrent se replier sur eux-mêmes. H Faut dire aux gens qu’ils sont responsables de leur destin. Ils ne peu-vent compter que sur leur propre force.

    On peut aussi estimer que les jeunes Français issus de l’immigration du Maghreb et d’Afrique noire revendiquent une place dans la société en s’exprimant...

    La revendication victimaire, va ne marche pas. Ce qui marche, c’est ce que l’ait Jamel Debbouze : demander aux jeunes de s’inscrire sur les listes électorales, ou Sciences-po qui s’ouvre à la banlieue : Il faut favoriser l’éclosion des talents. De même, on ne parle jamais des exemples de réussite des populations issues de l’immigration. En France, on a tendance à « ethniser » les problèmes plutôt que de les comprendre d’un point de vue social et politique.

    Selon votre thèse, chacun d’entre nous acquiert un portefeuille de griefs qui est à faire fructifier...

    En France, nous sommes les meilleurs pour exploiter ce filon-là Tous les Français vivent sur l’idéologie victimaire : les marins-pêcheurs, les agriculteurs, les régionalistes, les Basques, les Bretons. La France est prise dans une spirale d’auto-apitoiement qui fait que chacun se pose comme la victime de ce système et demande à l’Etat d’arbitrer en sa faveur. Là-dessus se greffent les revendications des anciens colonisés ou des descendants d’esclaves qui profitent de la mentalité dominante. Ils auraient tort de ne pas s’en servir.

    Est-ce que Lilian Thuram, devenu célèbre et riche, doit désormais pour autant se taire en tant que citoyen ?

    Dans la victimisation. On n’est plus dans la solidarité mais dans la revendication. Or chaque génération recommence sur des bases nouvelles. Le fait que votre père ait été déporté ne fait pas de vous un déporté. La victimisation est un titre nobiliaire, c’est un passeport moral dont les bénéfices s’étendraient de père en fils pour l’éternité. Or une souffrance s’arrête avec celui qui l’a endurée. On ne peut pas se prévaloir d’une sorte de décoration victimaire. La victimisation est la lin de tout idéal de combat. On ne gagne pas des guerres avec des victimes.

    On imagine que vous êtes contre la régularisation des sans-papiers ?

    Le sans-papiers est devenu en France, pour une certaine gauche, la figure même du Christ. Vous êtes sans papiers, vous êtes celui qu’il faut accueillir à tout prix. On dans le cas de figure d’une éthique absolue et non pas dans éthique de responsabilité. On est en plein délire pénitentiel. Il y a, certes un devoir d’humanité : soigner hommes. Mais il faut voir aussi les réseaux criminels qui acheminent ces hommes chez nous. Ils fa’ sent les réseaux mafieux en France le travail au noir, les patrons qui exploitent la misère de ces africains L’esprit d’humanité ne doit pas occulter le principe de réalité.

    « Le film ’Indigènes est un appel à la réconciliation

    Est-ce que le film « Indigènes » prépare l’avenir en assumant le passé ou est-ce un acte i pénitence ?

    Ce film a été présenté en ï comme un geste d’accu : contre nous. Il me semble qu’i là d’un contresens. « Indigent au contraire un appel à la réconciliation. la volonté de donner une image positive des Arabes en aux jeunes générations : « Vos pères ont contribué à libérer la France et celle-ci ne les a pas récompensés »

    II a fallu attendre ce film pour débloquer le problème des pensions : Est-ce dommage ?

    Oui, c’est assez sordide, cette pingrerie de l’Etat français ni leur salaire à des hommes Sénégal ou au Maghreb, ont payé le prix du sang. Le geste de Chirac dit deux choses : l’extraordinaire étourderie de ce gouvernement qui attend de voir un film pour se saisir de ce dossier. D’autre part, cette générosité tardive est sans conséquence car ces anciens combattants ne sont pas loin d’être octogénaires. Sur ce dossier, la gauche a fait preuve de la même mesquinerie.

    Le début de la campagne présidentielle aborde-t-il les sujets que vous évoquez ?

    On assiste à la fin des tabous à droite et à gauche. Ségolène comme Sarkozy bousculent la bien-pensance de leurs camps respectifs. Les Français ont besoin qu’on leur dise la vérité, même la vérité dérangeante. C’est la culture des tabous qui a lait prospérer le Front national. Heureusement, Le Pen est vieux.

    Le Pen est vieux ? Ce discours d’intellectuel est-il en phase avec la France profonde ?

    Vous avez raison, il faut rester prudent On vit sur le fantôme du 21 avril. Mais Le Pen aura été dans son entêtement le meilleur paratonnerre contre ses propres idées. Ce qui aurait été dangereux, c’est qu’il cède le pouvoir à sa fille avant l’élection présidentielle. Reste qu’il existe un fort terreau pour le vote protestataire à l’extrême droite et à l’extrême gauche et qui marque les tendances antilibérales des Français. La victimisation profite toujours aux extrêmes.

    PROPOS RECUEILLIS PAR KARIM NEDJARI



  • vigie 16 octobre 2006 20:52

    Ouais ! Moi aussi, ca me changeras du tricot.

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