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Vincent Delaury

Vincent Delaury

J'évolue dans la sphère des arts plastiques qui vient d'ailleurs croiser celle du cinéma et de ses avatars. J'aime les coups de gueule, les coups de coeur et j'adhère plus que tout à cette phrase culte qu'on attribue à un polémiste de génie : " Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me ferai tuer pour que vous puissiez exprimer votre avis ! " (Voltaire). Dont acte.

Tableau de bord

  • Premier article le 29/05/2007
  • Modérateur depuis le 04/06/2007
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Derniers commentaires



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 2 novembre 19:45

    @Eric F

    « (...) je préfère sa version du Christ de saint Jean de la Croix, au musée Kelvingrove, où la spiritualité l’emporte sur le spectaculaire. » Moi aussi. On est raccord. Chef-d’œuvre absolu ! Dalí, à ce niveau-là, peut tout à fait rivaliser avec les grands du Siècle d’or espagnol (Zurbarán, Velázquez, Murillo, El Greco, Ribera...), il est de la même trempe. Ce qu’on appelle, quand il est à son meilleur, hein, comme ici, un génie. Peintre virtuose, grand graveur et... écrivain (roi de l’autofiction, bien avant Angot), ne l’oublions pas ! smiley



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 2 novembre 18:09

    @Eric F

    « ...) il peut y avoir controverse sur une approche religieuse aussi gore. » Merci pour ce retour. Eh oui, les goûts et les couleurs, comme on dit ! Et Valladolid, du coup, est certainement une terre de controverses, voire de batailles d’Hernani en tous genres ! Moi, in situ, ces sculptures baroques véristes, particulièrement sanguinolentes, m’ont fait penser (interprétation toute personnelle !) au film « gore » de Mel Gibson sur « La Passion du Christ » (2004), long-métrage très porté sur le dolorisme et le sadisme, particulièrement controversé à sa sortie, pour diverses raisons, dont cette « violence esthétisante » très prononcée. Toujours intéressant d’écouter les remarques des visiteurs sur place, ou de se pencher sur la « fortune critique » des œuvres, qu’elle soit favorable ou hostile, au moment de leur création ou des années plus tard. Une visiteuse, devant l’un des Christs illustres peints par Zurbarán (l’expo au Louvre est double : « Zurbarán » + juste à côté « Sculpter la couleur. Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid »), un certain « Le Christ en croix » (1627, huile sur toile, Francisco de Zurbarán, provenance : The Art Institute of Chicago), disait à la personne qui l’accompagnait : « On dirait une sculpture ! » Ce qui est vrai, surtout lorsque ce tableau « ténébriste » est vu de loin. Une puissante lumière latérale sculpte les volumes du corps supplicié, faisant théâtralement surgir celui-ci, comme en 3D, sur un fond noir. Perso, il est tellement épuré, elliptique et « en relief » qu’il m’a fait penser au fameux « Corpus hypercubus » (1954), très spectaculaire et quasiment hollywoodien, du surréaliste Salvador Dalí, avec son clair-obscur puissant donnant une forte impression de relief et de profondeur en trois dimensions au Christ en lévitation et à la croix hypercubique ! Encore de la (grande) peinture espagnole, au passage. Zurbarán ? C’est une peinture très « sculpturale », qui dialogue merveilleusement avec les sculptures en bois polychrome de Valladolid, ses voisines de cimaises. Une sculpture religieuse de mauvais goût que celle de Valladolid ? D’aucuns le pensaient, et le pensent encore. En son temps déjà, et après ; surtout en France, plus classique, moins exubérante, voire extravagante que sa voisine espagnole (cf. le Catalan Dalí) ! La commissaire Valérie Carpentier-Vanhaverbeke rappelle, dans le petit catalogue de l’expo, qu’un certain Marcel Auguste Dieulafoy, archéologue français spécialiste de la Perse, s’était intéressé à cette question dans son ouvrage « La Statuaire polychrome en Espagne », publié en 1908. À cette époque, en France, les amateurs d’art comme les érudits accordaient encore peu d’attention à cette sculpture religieuse en couleurs, issue principalement des églises et des monastères espagnols. Dieulafoy entendait notamment réhabiliter cette pratique en la replaçant dans une histoire longue, celle de la sculpture polychrome depuis l’Antiquité, et en contestant les jugements esthétiques expéditifs qui la condamnaient au nom du bon goût. Dès 1898, il avait d’ailleurs défendu cette position devant l’Académie des inscriptions et belles-lettres : « Messieurs, il est encore de mode, presque de bon ton, de condamner au nom du goût la statuaire polychrome. [...] Condamner la statuaire polychrome en invoquant ses pires manifestations équivaut à juger la peinture sur des enseignes de village et sur des images d’Épinal ! » Bref, ça se discute, hier comme aujourd’hui, et avec ou sans oreillette à la Jean-Luc Delarue. Tant mieux, d’ailleurs : cet art est très « vivant » ! Et quand une œuvre nous fait discuter, grimacer ou frissonner, c’est qu’elle n’a pas fini de nous travailler au corps… même plusieurs siècles après sa naissance. smiley





  • Vincent Delaury Vincent Delaury 2 novembre 16:45

    @L’apostilleur

    Bien vu. Pas mieux ! smiley



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 1er novembre 11:37

    @beo111

    Merci pour ce retour. Eh oui, Jésus inspire ! Entre révélations et mystères. En route, donc, en littérature (avec ce « Jésus, le Sublime Pèlerin », notamment), à la radio, au musée (direction le Louvre, donc !), au cinéma (Mel Gibson prépare une suite, enfin deux ! Un diptyque, comme en peinture, à sa controversée « Passion du Christ »), et ailleurs encore, dans des champs qui ne sont pas uniquement culturels ou artistiques. Au Louvre, justement, via l’exposition remarquable, pendant de celle consacrée à « Zurbarán », au même endroit (Hall Napoléon), « Sculpter la couleur. Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid » : des sculptures à la riche polychromie, issues du Siècle d’or, plus vraies que nature ! Déjà hyperréalistes. Une exposition à la charge « doloriste », qui allie sidération émotionnelle et réalisme fascinant. De quoi faire écho aux deux volets annoncés par Mel Gibson : « La Résurrection du Christ, 1re partie » et « La Résurrection du Christ, 2e partie ». Bref, une exploration possible, au plus près, de la vie cachée, de l’enfance, de l’humanité et de l’identité cosmique de Jésus de Nazareth. On peut même le regarder à la loupe au Louvre, comme si l’on observait une sculpture hyperréaliste du troublant sculpteur contemporain australien Ron Mueck ! Bon voyage ! smiley

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