J'évolue dans la sphère des arts plastiques qui vient d'ailleurs croiser celle du cinéma et de ses avatars. J'aime les coups de gueule, les coups de coeur et j'adhère plus que tout à cette phrase culte qu'on attribue à un polémiste de génie : " Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me ferai tuer pour que vous puissiez exprimer votre avis ! " (Voltaire). Dont acte.
Merci pour ce retour. Eh oui, Jésus inspire ! Entre révélations et mystères. En route, donc, en littérature (avec ce « Jésus, le Sublime Pèlerin », notamment), à la radio, au musée (direction le Louvre, donc !), au cinéma (Mel Gibson prépare une suite, enfin deux ! Un diptyque, comme en peinture, à sa controversée « Passion du Christ »), et ailleurs encore, dans des champs qui ne sont pas uniquement culturels ou artistiques.
Au Louvre, justement, via l’exposition remarquable, pendant de celle consacrée à « Zurbarán », au même endroit (Hall Napoléon), « Sculpter la couleur. Chefs-d’œuvre du Musée national de sculpture, Valladolid » : des sculptures à la riche polychromie, issues du Siècle d’or, plus vraies que nature ! Déjà hyperréalistes. Une exposition à la charge « doloriste », qui allie sidération émotionnelle et réalisme fascinant. De quoi faire écho aux deux volets annoncés par Mel Gibson : « La Résurrection du Christ, 1re partie » et « La Résurrection du Christ, 2e partie ».
Bref, une exploration possible, au plus près, de la vie cachée, de l’enfance, de l’humanité et de l’identité cosmique de Jésus de Nazareth. On peut même le regarder à la loupe au Louvre, comme si l’on observait une sculpture hyperréaliste du troublant sculpteur contemporain australien Ron Mueck !
Bon voyage !
Merci pour cette contribution pour le moins originale ! Cette filiation entre Esaü, Hésus et Jésus relève toutefois d’une hypothèse très particulière, qui ne correspond pas à l’étymologie historique communément admise.
Mais mon propos n’était pas de trancher une question théologique. Le Christ représenté dans ces sculptures appartient à l’histoire de l’art, mais aussi à l’imaginaire et à la sensibilité de chacun. Croyant, athée ou agnostique, on peut trouver sa « Belle Histoire », au destin tragique, certes, mais non dénuée d’espérance (sa résurrection !), absolument fascinante. Le Christ est aussi un don : à chacun sa lecture, en arts plastiques, au cinéma (j’ai même convoqué Mel Gibson !) ou ailleurs, librement.
Hector Obalk ? Je connais ! Intéressant… Et il rend l’histoire de l’art accessible, via ses spectacles sur scène, richement illustrés : c’est un plus (même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Disons qu’il est plus à l’aise avec l’art classique, via ses grilles de lecture bien calibrées, qu’avec l’art moderne et contemporain, comme Warhol ou Yves Klein, qui, par moments, lui échappe un peu). Et, en tout cas, merci pour votre retour ! Le débat reste ouvert, mais je suis globalement d’accord, nous sommes grosso modo raccord. En art, la sensibilité au pouvoir ! Et la technique, personnelle, qu’on s’invente par la pratique, à son service… pour rendre compte de la substantifique moelle de la vie, rien de moins !
Merci pour le commentaire et le lien. Je m’en souviens, j’avais lu ! Bon titre, suggestif, portant cet hommage au décalé Arno. Et j’aime bien votre « boire et déboires », pour dire, entre les lignes, les hauts et les bas existentiels, sur fond éthylique, de l’artiste troubadour, bien cabossé. Mince, en vous lisant, le comparer, façon le classique « Il me fait penser à… », encore une énième fois à… Tom Waits (lui, toujours vivant, pour le coup, ouf !) était peut-être de trop.
Des aquarelles, même si on connaît davantage ses peintures, de Marie Laurencin, via « L’Été indien » de Joe Dassin, aux perspectives infinies, longues ombres portées diffuses, sans oublier les noirs profonds et les silhouettes solitaires à robe longue face à l’immensité de la mer de Léon Spilliaert, revisités en beauté crépusculaire par le Parisien Romain Bernini (« Merci Léon » !) ou par le Belge Arno : raccord peinture/musique bienvenu, pour des vases communicants entre ondes sonores et volutes plastiques vertigineuses. « Oostende, bonsoir. Spilliaert allume la digue. Comme tous les soirs. Aux couleurs nostalgie. Aux couleurs désespoir. Il nous peint nos marées... », belle entame de chanson écorchée (je préfère Tom Waits dans le genre !) et nostalgique, avec pour bitte d’amarrage entre Arno et Léon (non pas de Bruxelles, mais presque !), une ville natale commune : Ostende ! Nous voilà. La Belgique en force, et en fragilité... Mer grise et ciel lourd, stagnant entre encres de Chine et plage du Nord : bon voyage dans le clair-obscur brumeux et les marées noires du vague à l’âme, avec possiblement, parce que faille humaine à l’horizon, un drapeau noir baudelairien incliné sur un crâne, avec ou sans micro. Bigger Splash psychédélique et spleen nourrissant : le grand plongeon dans la mélancolie. Merci pour la réf !