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Vincent Verschoore

Vincent Verschoore

Blogueur intéressé par (presque) tout mais expert en rien. Cursus technique et commercial. Photographe. Sujets de prédilection : les économies locales, la physique et la cosmologie, le désenfumage politique et médiatique, l'éducation non formelle. 

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  • Premier article le 24/10/2008
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Derniers commentaires



  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 24 mai 2015 17:00

    J’ai l’intime conviction, étayée par ce que je constate et lis depuis de nombreuses années, que le pouvoir c’est comme l’amour : il ne reste pas propre longtemps. Le pouvoir corrompt - et le pouvoir absolu corrompt absolument, pour reprendre un vieux dicton. Et le pouvoir caché, celui des services secrets notamment, est secret parce qu’il se base sur la corruption et, plus généralement, la manipulation. Sinon il n’aurait pas besoin d’être secret. Un service secret débonnaire et soucieux des principes éthiques qui fondent, théoriquement, une république telle que celle-ci n’existe pas - ne peut pas exister, par principe. 


    Je dirais que la corruption, morale ou matérielle (souvent les deux à la fois) fait ontologiquement partie du principe de pouvoir, et rien ne sert de recherche un système parfait. Tout pouvoir implique des compromis, et donc ouvre a porte à la corruption. Et notre système est pourri jusqu’à la moelle par la corruption, petite ou grande, à tous les étages. 

    Pour moi la question n’est plus de comment le changer, mais de comment faire avec le moins mal possible - à commencer par une prise de conscience la plus générale et objective possible de comment le pouvoir nous manipule, des mythes qu’il veut nous faire avaler, de la gestion par la peur a travers l’argument sécuritaire, etc.. 




  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 21 mai 2015 13:45

    @maQiavel
    Mais à partir du moment où tous les groupes susceptibles d’être au pouvoir sont issus du système de pouvoir, qui peut mener ces réformes sans en passer par une forme de révolution - qui, je suis bien d’accord avec vous, n’a jamais rien résolu car les nouveaux pouvoirs ne sont jamais mieux que ceux qu’ils remplacent. 



  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 21 mai 2015 13:35

    @maQiavel
    Cela me fait penser à une pièce de théâtre vue voici qques années mettant en scène Machiavel (l’autre) et Montesquieu dans une discussion sur la structure de l’Etat. D’un côté le rapport direct à la réalité et la fin justifiant les moyens, de l’autre le contrôle des moyens par la séparation des pouvoirs. Très clairement, c’est Machiavel qui a gagné aujourd’hui (et qui a toujours gagné), même si Montesquieu tempère encore un petit peu la domination de la loi du plus fort. 


    Mais alors soyons cohérents, comme les Russes ou les Chinois : Sortons du confit de rôle entre l’adhésion à des principes théoriques de démocratie et de contrôle de l’Etat par les citoyens (la République), et l’obligation d’accepter une réalité qui n’a rien à voir avec cet idéal. Choisissons la dictature une bonne fois pour toutes et ne nous occupons plus de tout cela, ce sera bien plus simple. La dictature me semble être la conclusion inexorable de l’argument de nécessité. 


  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 21 mai 2015 11:42

    @maQiavel
    Votre raisonnement est parfaitement rationnel et c’est bien celui-là qui est utilisé par les Etats pour justifier de l’existence des services secrets, mais c’est un argument circulaire au sens où ce sont les services secrets qui sont les acteurs de cet état de guerre.


    Si la CIA n’existait pas, nous n’aurions pas un état de guerre permanent au Moyen Orient depuis 15 ans, par exemple. Les services secrets fomentent les déstabilisations pour justifier de leur existence. Donc les services secrets deviennent nécessaires pour combattre les actions menées par d’autres services secrets et le système se perpétue à l’infini, et c’est bien ce que nous vivons. 
    Mais ce n’est pas une raison recevable, à mon avis, pour en justifier l’existence, il faut juste avoir le courage de les supprimer peu importe les conséquences (marginales) à court terme pour le pays qui en prendrait l’initiative, afin de mettre un frein à cette spirale dangereuse pour tous. 

    Mais vous me direz qu’aucun Etat n’aura ce courage (ou cette folie, de votre pont de vue) et je veux bien vous croire, vu que ces services font aujourd’hui partie intégrale du système décisionnaire de l’Etat et qu’aucun parti mettant la fin des services secrets à son programme politique n’a la moindre chance de percer. Au pire, ses dirigeants se feront « suicider » ou « accidenter ». Et c’est bien en ce sens que nous sommes en dictature, toujours justifiée par la sécurité de l’Etat.



  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 mai 2015 18:50

    @maQiavel
    Je ne vois pas pour quelles raisons évidentes ? Je pense qu’une analyse coûts/bénéfices (en termes sociaux, politiques et économiques) des services secrets serait catastrophique pour eux. 

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