Autrement, l’article de Lénine, magnifique et pédagogique comme toujours, est une attaque contre les position représentées par Boukharine, ceux du Centralisme Démocratique et autres qui se caractérisaient par leur gauchisme absurde.
Boukharine, qui était fâché contre la dialectique passera « à droite toute ! » et se convertira dans le chef théorique du groupe qui comprenait Staline, Khamenev et Zinoviev (jusqu’à 1925 où les deux derniers vont faire bloc avec Trotsky).
Trotsky au moment de la Paix de Brest Litovsk se trouvait « au milieu » et à l’époque de l’article du côté de Lénine.
En tout cas ce magnifique article devrait être lu par tous ceux qui veulent comprendre ce qui est une application magistrale de la dialectique à la politique.
Pour finir je me permets de recopier l’essence de l’article "ils (...) ne savent pas réfléchir au rapport des forces ni à la nécessité
d’en tenir compte. C’est là l’essentiel du marxisme et de la
tactique marxiste"
T’as raison, le texte est de 1920 et il a été recueilli dans le livre « Cours Nouveau » si me souvenir ne me trahi pas. En tout cas le fait est établi et comme disait Lénine, « les faits sont têtus » (quoique il me semble il citait lui aussi).
Voir ceci « I. Du communisme de guerre à la NEP
La fin du communisme de guerre
Dès le début de 1920, Trotsky demanda l’abandon des pratiques du communisme de guerre qui menaient l’économie russe à l’asphyxie. « De l’Oural – écrit-il – je revins avec une provision considérable d’observations économiques qui, toutes, pouvaient se résumer dans une seule conclusion générale : Il fallait renoncer au communisme de guerre. Par la pratique, j’avais vu clairement que les méthodes du communisme de guerre qui nous avaient été imposées par toutes les circonstances de la guerre civile, s’étaient épuisées d’elles-mêmes et que pour le relèvement de l’économie, il était indispensable de réintroduire à tout prix l’élément de l’intérêt individuel, c’est-à-dire de rétablir à tel ou tel degré le marché Intérieur. Je présentai au comité central un projet d’après lequel on devait substituer à la répartition forcée du ravitaillement un impôt sur les céréales et la faculté des échanges commerciaux [...] Au début de 1920. Lénine se prononça résolument contre cette résolution, laquelle fut rejetée au comité central par onze voix contre quatre. Comme l’a montré la suite, la décision du comité central était erronée (3) »
Le lien, car il s’agit d’un article bien plus long dont je ne revendique pas la justesse totale, (vieille lune des sectaires et dogmatiques qui ne comprennent pas que la Vérité on en arrive par des approximations succesives) : le voici, http://www.ernestmandel.org/new/ecrits/article/lenine-et-trotsky-et-la-transition . Mais il y en a tas d’autres, meilleurs ou pires bien que tous attestant le fait ci-dessus exposé.
Si Trotsky a commis des erreurs, et ses erreurs avaient toujours traits à son incapacité de leir le général au particulier, il était, généralement assez juste question principes généraux. Cependant, aujourd’hui, il semble complètement ridicule de le pointer du doigt chaque fois qu’il ouvre la bouche (façon de parler), surtout quand on a compris et entrepris la louable tâche de réviser de fond en comble toute la historie de cette période. Et, on ne peut pas nier qu’il fut une de grandes figures théoriques de ce temps là.
D’ailleurs, seule intérêt de retracer (encore !) toute cette période historique qui ne se reproduira pas avec les difficultés qu’à dû surmonter la classe ouvrière et leurs expressions politiques dans l’URSS paysanne et arriérée.
Le premier a proposer une forme de NEP fut ....Trotsky. Voir son livre « Cours Nouveau ». Lénine va en adhérer un an après.
Une fois la NEP en place, elle a permis de revenir sur une production industrielle comparable à celle de la Russie de 1914, ce qui était un grand pas en avant. Elle avait chuté à moins de 13 % du Produit après la Guerre Civile.
L’agriculture, privée très majoritairement, ne trouvait pas dans l’industrie soviétique de quoi échanger la monnaie en cours une fois la période du communisme de guerre (qui s’est avérée impossible) finie.
Que fallait-il donc faire ?
Il y avait deux propositions : celle de Bukharine soutenue par Staline et Khamenev et Zinviev jusqu’ejn 1925 pour ces deux derniers, qui disait aux paysans « enrichissez-vous ! » une politique que ces théoriciens proposaient pour les « prochaines décades à venir ». Le but était d’obtenir une accumulation primaire nécessaire à la re-industrialisation de l’URSS, mais à terme.
Preobrazhensky, l’économiste de « l’Opposition de Gauche » prévoyait qu’à un moment ou à un autre, si l’industrie continuait à être incapable de fournir l’agriculture, les paysans (les paysans riches qui avaient une grande influence parmi les paysans producteurs de blé, ne trouveraient aucun intérêt à semer plus que pour leurs besoins familiales. C’était, à terme, la famine de villes. Il proposait donc un impôt important sur l’agriculture (seule source de ’crédit’ car le crédit international était tari par le boycott capitaliste) augmenter les investissements industriels à hauteur de 17% du Produit .
Cette proposition a été reçue par des cris de « halte aux gauchistes super industrialisateurs ! ». Sans voir les dangers de la polarisation de classes à la campagne dans un pays très largement paysan, ni la polarisation entre les villes (le prolétariat) et la campagne (les paysans riches ou Koulaks).
En 1928-29 quand la catastrophe prédite est survenue, Staline a déposé Bukharine (accusé de droiteir) et il a fait un virage à 180° passant d’une politique de soutient des Koulaks et d’industrialisation lente, à son contraire, la liquidation des koulaks comme classe et à une industrialisation à marches forcées.
Par cette mesure il a rallié un nombre important d’anciens de l’Opposition de Gauche qui ’voyaient’ accompli leurs souhaits et/ou leur programme.
Staline s’attaque donc à la droite et accepte au parti « la gauche » sauf Trotsky et son noyau dur qui restent critiques des zig-zags staliniens, de son pragmatisme aveugle en somme.
Les Chinois sont morts de trouille devant Trump qui veut les bouffer avant de bouffer les Russes...
S’il le peut, ce qui n’est pas dit, malgré l’écrasante supériorité économique et militaire des US.
Je ne sais ps d’où les gens sortent des trucs pareils en contradiction avec l’évidence.
La force économique US, basée sur la seule monnie universelle, le dollar, est 10 fois supérieure à celle de la Chine, qui est un grand pays du tiers monde où les capitaux et les usines appartiennent à des compagnies étrangères. Les chinois ne possèdent que leur main d’oeuvre à bas cout (mais qui monte et qui fait fuir les capitaux)
Sur l’écart des forces militaires...n’en parlons même pas.
Bref, en ce moment les dirigeants chinois sont devenus très très prudents et « attendent voir » ce que fera le Trump. Voir le discours de Xi à Davos. Un modèle de modération.