Pour rappel, Blackrock gère près de 7000 milliards de dollars de placements avec 15 000 personnes, le conglomérat Alphabet (google + toutes les autres entités) emploie en tout et pour tout 103 000 personnes.
Quand on a des boites qui n’ont pas de culture interne du powerpoint pour ne rien dire et de peigner la girafe, ni d’inflation de langue de bois, on n’a pas besoin de plus de monde pour des tâches complexes mais qui ne demandent pas d’activité physique (genre la manutention, encore difficile à automatiser).
Serait-ce trop demander à l’administration française d’avoir, et pour des types de tâches moins exigeants, des effectifs ne serait-ce qu’approchant ces deux exemples ? C’est tout à fait à la portée technique de l’état français, s’il en avait la volonté.
@titi Oui, je suis d’accord sur le fait qu’elle est domestique, mais le Japon est une société qui n’est pas la nôtre. Un tel niveau d’endettement auprès de sa propre population n’est tenable que s’il y a une acceptation tacite de ne pas être remboursé, au moins partiellement, dans une société où la notion du sacrifice de l’individu par rapport au collectif n’est pas la même que chez nous. Une dette domestique est une solution moins pire, mais potentiellement, la population créancière peut être ruinée.
Article intéressant, qui assume des idées qui ne sont pas majoritaires ici.
Au sujet de l’Italie, que vous abordez en fin d’article.
Le seul scénario à les yeux crédible de remboursement pour l’Italie serait une explosion technologique à effet rapide et mondiale, de type Singularité Technologique (voir Ray Kurzweil) qui générerait une très forte croissance. Hors ce cela, il est difficile d’envisager une remboursement de la dette. Dans les points noirs de l’Italie :
-fort endettement
-démographie très mauvaise
-résultats scolaires PISA merdiques
-et en plus, gros exode des diplômés
La seule question autour de cette dette italienne, qui ne sera jamais payée « à la régulière » est « qui l’aura dans l’os ? ». Ce sera soit un défaut (le créancier l’a dans l’os mais avec de gros dégâts pour le débiteur), soit de la création monétaire (tout le monde porte le chapeau de la perte de valeur de la monnaie).
Ou, autre scénario, une vente massive de leur patrimoine, qui pourrait effectivement régler le problème, au prix de la cession de fait de parts de leur territoire. Exemple, qui peut paraitre farfelu, la vente de Venise (pour une somme forcément astronomique) à Blackrock ou un état en ayant les moyens, qui ferait tourner la machine à cash à son profit. Après tout, le Pirée a bien été vendu aux Chinois.
@titi Si on devait juger sur les déficits publics, les prisons françaises n’y suffiraient pas. On pourrait juste faire crédit au 2ème septennat Chirac d’avoir entrepris quelque chose sur la question, dans une conjoncture correcte mais sans plus. Mais dès 2007, ce fut le retour au laxisme budgétaire.
Sans compter les dirigeants à l’étranger. Si il faut faire passer en justice les dirigeants français, alors c’est le camp de concentration ou la balle dans la nuque immédiate dans une arrière-cour pour les dirigeants japonais.