Je passe évidemment sur la déshumanisation de tous ceux qu’il considérait comme n’allant pas dans son sens, que ce soit des individus ou des groupes entiers de personnes, qui devenaient sous sa « plume » juste bon à violenter, expulser, emprisonner, voire exécuter. Maghrébins, pauvres, « gauchistes » et on en passe. Parce que j’étais l’un d’eux, mais je n’étais pas le seul.
ce Céline du pauvre qui venait néanmoins salement dynamiter notre raison raisonnable et la petite musique du politiquement correct, des discours convenus.
En effet, ce type m’a personnellement traité d’escroc à l’Allocation Adulte Handicapé, d’erreur de la nature et autres joyeusetés. Il parait que j’avais fait un dossier d’AAH bidon, que j’avais escroqué les finances de l’Etat.
Ce type faisait partie d’une bande de trolls en ligne, qui a sévi ici pendant des années, agressive, odieuse et violente verbalement. Bande dans laquelle il se reconnaissait complètement. Morceaux choisis de la bande (sur des articles sur lequel je n’intervenais d’ailleurs pas) :
— « au diable les minables petites économies », comme commentaire sur un problème qu’avaient des bénéficiaires d’un complément de ressources pour handicapés, le « minables » en question étant le fait que ces personnes perdaient l’intégralité de la ressource pour 3 euros d’intérêt sur un livret A.
-« les autistes sont le plus souvent des boulets insupportables pour leur famille. »
Et c’est à ça qu’il faut rendre hommage ?
Je ne vais pas le regretter, en effet, et quoique totalement athée, ayant appris la disparition confirmée d’un autre des membres de la bande il y a quelques jours, je ne peux pas m’empêcher de penser à une forme de justice immanente.
C’est lui qui pensait que pour ses contradicteurs, quatre murs c’était trois de trop ? Qui se revendiquait ouvertement hostile à la liberté d’expression ?
J’en ai entendu parler en licence d’histoire, dans une UE de Géographie sur le Maghreb. Oui, le concept a été appliqué de manière peu raffinée, aboutissant à un autre concept, celui de l’éléphant blanc.