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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 23 novembre 2014 12:15

    bonjour Pierre et désolé de revenir si tardivement,


    ce que tout le monde oublie en fait de dire sur le mémorandum de Budapest, on le présente souvent comme le fruit d’une négociation acharnée, ou les Ukrainiens auraient troqués leur arsenal nucléaire contre l’assurance de conserver leur territoire.

    Mais en fait, c’était là aussi un marché de dupes. Les Ukrainiens ne voulaient plus à l’époque avoir à s’occuper de leurs bombes atomiques, tout simplement parce que ça leur coûtait bien trop cher. En définitive, absolument tout le monde était ravi de refiler le poulet de l’entretient et du démantèlement aux Russes, et d’ailleurs il est notoire que personne ne s’est préoccupé de savoir ce que les Russes ont fait avec toute cette quincaillerie atomique après. 

    Bref, Budapest qui était présenté comme un accord « équilibré » nucléaire contre territoire ne l’était en fait pas du tout, car il ne créait dans les fait que des obligations à la part Russe. Et en tant que tel, je pense que cet accord ne peut être brandi dans le cas d’espèce, et encore moins en période de suspension constitutionnelle comme c’est encore le cas en Ukraine aujourd’hui (car pour moi, l’Ukraine n’est toujours pas revenue à un ordre constitutionnel).

    Un autre point de détail : parler « d’annexion de la Crimée par la Russie » est impropre, dès lors que l’on considère que les habitants de Crimée se sont prononcés librement pour rejoindre la Russie, il s’agit d’un rattachement - mot que vous employez d’ailleurs dans la même phrase. 

    Sur la justice internationale, le tribunal de la Haye, c’est en définitive le fait nouveau de cette crise Ukrainienne et du traitement qu’en ont réservé les occidentaux dans leur ensemble : de par le traitement en deux poids deux mesures de faits strictement identiques comme les bombardements de populations civiles, ils ont jeté à la flotte toute notion de loi et de justice internationale. Idem en ce qui concerne les sanctions contre la Russie, allant pour la France jusqu’à conditionner la livraison d’une marchandise déjà payée au règlement d’un conflit externe sous entendu avec l’issue que l’on y souhaite. On nage dans le plein délire juridique. 

    Ce que montre l’Ukraine, c’est qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais de justice internationale réellement juste, et que ce qui s’en réclame n’est en fait qu’un manteau de Noé pour imposer à tous la loi du plus fort sans avoir l’air de le faire.


  • wesson wesson 22 novembre 2014 19:04

    Bonjour l’auteur, 

    100% d’accord avec votre papier. On n’as pas élu Hollande pour qu’il continue la politique de Sarko. L’explication de son impopularité réside dans ce fait.

    Le fond du problème étant que la France s’appauvrit, mais qu’elle est encore très riche. Tant que cela sera le cas, on ne voudra pas de ceux qui font réellement peur - genre mélenchon - parce qu’ils vont réellement renverser la table.


  • wesson wesson 21 novembre 2014 20:43

    Bonsoir Pierre, bonsoir Petrovich,


    désolé de faire l’âne qui vient braire ses banalités au milieu d’une conversation si érudite. Toutefois je pense que c’est faire erreur que de s’en tenir à l’intangibilité des frontières, et à son apparente contradiction avec le droit des peuples à disposer de la terre qu’ils occupent.

    Dans le cas d’espèce Ukrainien, ce n’est pas ce qui s’applique. Je rappelle que moins de 24H après qu’une issue politique ait été trouvé au conflit de Maidan, il y a eu ce qui s’apparente clairement à un coup d’état, ayant provoqué la fuite du président élu qui craignait pour sa vie. 

    Le processus légal de destitution n’ayant en aucune manière été respecté - ni du coté de la procédure constitutionnelle qui était prévue, ni même au niveau de quorum de la rada qui n’as été atteint, il y avait dès lors un suspension de la constitution. Pour le dire simplement, il y a eu une révolution.

    Et lorsque on est en révolution, au nom de qui et de quoi pourrait-on empêcher les régions qui n’acceptent pas le nouveau pouvoir de souhaiter s’en séparer ?


  • wesson wesson 19 novembre 2014 09:48

    Bonjour Pierre,


    cette histoire d’or envoyé aux USA a fait le tour du net et bien évidemment j’en ai entendu parler. Toutefois je me méfie un peu de ces histoires un peu trop cousues de fil blanc. Et dans ce cas, il y a peu de source pour accréditer cette thèse En voici une (en Russe n’est-ce pas Pierre ?) , ou ils parlent d’une cargaison d’une quarantaine de caisses lourdes chargés dans un avion et qui est parti en urgence du pays. 

    Mais cela ne peut pas tout expliquer. Les réserves d’or Ukrainienne au renversement de Yanukovitch était officiellement de 42.3 tonnes. Selon les chiffres officiels actuels, l’Ukraine détiendrait aujourd’hui en réserve pour $988.7 millions d’or, soit un peu plus de 25 tonnes, ce qui signifie qu’ils en ont officiellement claqué 17 tonnes depuis Maidan. Sauf que Valeria Gontareva - gouverneur de la banque centrale d’Ukraine - n’as trouvé ce mois çi dans les coffres que pour $123.6 millions. Au total, c’est donc environ 20.8 tonnes d’or qui se sont littéralement volatilisés d’Ukraine. Il ne s’agit pas d’un transfert vers les USA, mais de disparition pure et simple. Et là désolé, ça ne tient pas dans 40 caisses même très lourdes, ni même dans un seul avion. 

    En tout cas, il est incontestable que l’or des réserves Ukrainiennes s’est barré du pays, et ça a été reconnu de manière officielle par le gouverneur de la banque centrale d’Ukraine. C’est un processus précurseur de l’effondrement de l’état, qui s’était également produit lors de la chute de l’URSS. Une grande quantité d’or s’était alors volatilisé des caisses Russes, et il n’as jamais été retrouvé.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que on prends là toute la mesure du choix économique de l’Ukraine de s’allier avec l’Europe et l’occident.




  • wesson wesson 18 novembre 2014 20:05

    Bonsoir l’auteur, 

    Votre article dit des choses très intéressantes, mais il pèche par le fait qu’il juge très durement l’Ukraine d’aujourd’hui à l’aune de ses collaborations nazis pendant la seconde guerre mondiale.

    Je trouve que cela est injuste, car ce procès - si on doit l’instruire - pourrait être tenu à propos d’un bon nombre de pays Européens, à commencer par la France collaborationniste.

    Le véritable danger n’est pas que en temps de crise ce genre d’extrémisme se développe, mais c’est que les pays Européens le soutiennent pour des raisons de géopolitiques à courte vue. Et c’est d’ailleurs bien cela qui fait objectivement peur au gouvernement Russe. 

    Et c’est vrai que le parallèle historique est possible : n’as-t’on pas laissé prendre le pouvoir au nazisme en Allemagne en pensant qu’il réglerai le compte des bolcheviques ? C’est une partie de l’histoire que l’on évite soigneusement d’étudier sérieusement de nos jours.

    Quand à l’illustration de ces 2 gourdes probablement du mouvement Femens, je regrette que vous l’ayez sous-titrée « Expression Ukrainienne » - car ce n’est absolument pas représentatif de ce pays.

    Chaque jour qui passe me confirme un peu plus l’inéluctable effondrement du gouvernement (aujourd’hui, nous venons d’apprendre officiellement que 99% de leur stock d’or a disparu de la banque centrale (lien en Ukrainien). Et je continue toujours à parler avec des amis qui sont au centre de l’Ukraine. Ils ont suivi Porochenko et Yatseniouk. Mais ils voient bien que tout le pays est en train de sombrer, et pour les 95% qui ne sont pas viscéralement Russophobes, il faudra les aider, avec l’implication à la fois de l’Europe et de la Russie, et sans considérer que l’Ukraine n’est qu’un pays à prostituées bon marché.
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