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Yves Guéchi

Yves Guéchi

Le dire encore et encore pour ne plus vivre sur la planète "TAIRE"

Tableau de bord

  • Premier article le 31/05/2023
  • Modérateur depuis le 05/06/2023
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Derniers commentaires



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 2 juillet 2025 17:53

    @John
    Ton constat est brutal, mais pas dénué de vérité. Oui, on a raté beaucoup de virages, et non, on ne reviendra pas à l’état d’avant. Le changement est là, profond, systémique. Mais dire que « c’est trop tard », c’est aussi renoncer à tout ce qui peut encore être sauvé. Il y a un monde entre +1,5°C, +3°C ou +5°C. Chaque dixième de degré compte, chaque action aussi. Ce n’est pas naïf de penser qu’on peut éviter le pire, c’est nécessaire. Sinon, à quoi bon ? Les solutions souterraines que tu évoques relèvent presque de la science-fiction… mais ce n’est pas absurde d’imaginer un monde où l’on sera contraint d’adapter radicalement nos modes de vie. Autant commencer par le faire consciemment, collectivement, maintenant — tant qu’il reste encore des arbres, de l’eau et des gens qui y croient.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 2 juillet 2025 17:50

    @Matlemat
    C’est une chance de vivre dans une région encore épargnée, mais le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières du Finistère. Ce qui semble « vivable » aujourd’hui peut ne plus l’être demain. Migrer tous vers le Nord n’est ni réaliste ni équitable. Le défi est collectif : s’adapter, certes, mais surtout agir pour limiter l’emballement à venir.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 2 juillet 2025 17:48

    @joletaxi

    Merci pour votre commentaire, qui illustre bien un sentiment de lassitude face à des politiques environnementales souvent perçues comme inefficaces ou coûteuses, et face à un discours climatique jugé excessif. Mais il est important de revenir aux faits, car l’ironie et la caricature ne remplacent ni l’analyse ni la réalité scientifique.

    D’abord, les Accords de Paris n’ont jamais été la garantie d’un monde sauvé, mais une tentative — certes imparfaite — de coordination internationale face à une urgence climatique désormais observable partout. Ces accords fixaient un objectif de limitation du réchauffement à +1,5°C ou +2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Or, en 2024, nous avons déjà franchi provisoirement le seuil de 1,5°C. Cela ne signifie pas la fin du monde, mais le début d’un basculement aux conséquences multiples : canicules, sécheresses, incendies, montée des eaux, crises agricoles, migrations climatiques.

    Que la France se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale n’est pas une opinion de « Mme Papiermaché », c’est une donnée scientifique. L’effet de continentalité, la disparition des forêts, la pollution atmosphérique urbaine, le retrait des glaciers alpins, tout cela joue sur nos températures. Et ces phénomènes ne relèvent pas d’un caprice de la nature, mais bien de l’impact humain sur les équilibres climatiques.

    Vous évoquez les éoliennes et les panneaux solaires comme une « ruine paysagère ». C’est un point de vue partagé par une partie de la population, en particulier dans les zones rurales. Mais si la transition énergétique était aussi simple que de ne rien changer, nous n’en serions pas là. L’enjeu n’est pas d’aimer ou non les énergies renouvelables, mais de sortir des énergies fossiles responsables d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas une idéologie, c’est un impératif physique. Le charbon, le pétrole, le gaz naturel sont à l’origine d’un emballement climatique désormais visible, même pour les plus sceptiques.

    Interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures en France n’a pas été fait par dogmatisme, mais parce que ces ressources sont marginales et leur exploitation locale aurait eu un impact environnemental disproportionné. La France importe, en effet, la quasi-totalité de ses hydrocarbures. Miser sur une transition énergétique structurée, indépendante, renouvelable, c’est aussi un enjeu stratégique pour l’avenir.

    Quant à la taxe carbone, elle a été imposée maladroitement, c’est vrai. Elle a touché injustement les plus précaires, les territoires déjà marginalisés, les professions dépendantes de la mobilité. Ce fut une erreur politique et sociale, qui a déclenché une révolte légitime. Mais l’idée d’intégrer le coût climatique dans les prix n’est pas absurde en soi : elle est appliquée dans de nombreux pays, avec des compensations sociales efficaces. Ce n’est pas la fiscalité écologique qui est le problème, c’est la manière dont elle est pensée et appliquée.

    Sur les 300 milliards d’euros que vous évoquez, personne ne veut « voler » ces sommes. Il s’agit d’estimations de ce qu’il faudrait investir d’ici à 2030 pour adapter notre économie, rénover nos bâtiments, transformer nos transports, repenser notre agriculture. Ce sont des investissements, pas des dépenses jetées par la fenêtre. Et leur alternative, c’est de payer plus tard pour des catastrophes, des inondations, des incendies, des pertes économiques massives, des conflits sociaux, des ruptures d’approvisionnement. Ce n’est pas une lubie verte, c’est une anticipation des coûts futurs.

    Enfin, la dernière partie de votre commentaire évoque l’arrivée de populations habituées à des climats chauds, comme si cela constituait une « compensation ». Ce raccourci est aussi inexact qu’inquiétant. Le changement climatique est un facteur de déstabilisation globale. Il accentue les inégalités entre pays, pousse des millions de personnes à fuir des zones inhabitables, renforce les tensions géopolitiques. Il ne s’agit pas d’un échange entre un réchauffement ici et une adaptation importée d’ailleurs. Il s’agit d’un bouleversement planétaire, dont les effets se feront sentir partout, même dans les pays historiquement tempérés.

    Et si, par miracle ou par perturbation du cycle solaire, les températures revenaient à celles du « petit âge glaciaire », cela n’aurait rien de salvateur : des millions de morts par famine, des épidémies, une Europe en crise agricole permanente, des hivers invivables. Le climat stable et tempéré que nous avons connu au XXe siècle n’est pas la norme de l’histoire de la planète, mais une parenthèse précieuse — que nous sommes en train de refermer à toute vitesse.

    En somme, ce n’est pas la nature qui est ingrate. C’est notre rapport à elle qui est devenu imprudent. Ce que nous vivons aujourd’hui est le fruit de décennies d’inaction, de demi-mesures, d’aveuglement volontaire. Rire de tout cela, ou s’en moquer, est un réflexe humain face à l’angoisse. Mais l’heure n’est plus au sarcasme. Elle est à la responsabilité. Et à l’action.



  • Yves Guéchi Yves Guéchi 2 juillet 2025 17:43

    @LeMerou

    Merci pour votre message. Il est vrai que dans un pays habitué à une certaine stabilité climatique, il peut sembler exagéré d’évoquer des « grandes causes nationales » après quelques jours de chaleur intense. Mais ce que nous vivons aujourd’hui n’est plus un simple « coup de chaud ». C’est une manifestation directe du changement climatique. Les canicules ne sont ni nouvelles ni dramatiques en soi — ce qui change, c’est leur fréquence, leur durée, leur intensité, et les conséquences qu’elles entraînent dans un pays qui n’a pas été construit pour y faire face.

    Ce qui se passe à Paris, mais aussi à Lyon, Toulouse, Marseille ou dans bien des zones rurales, dépasse largement l’inconfort personnel. Ce n’est pas qu’une ville a transpiré quelques jours : ce sont des centaines de milliers de personnes fragiles — enfants, personnes âgées, malades — exposées à des températures qui peuvent devenir mortelles. Ce sont des écoles, des hôpitaux, des logements sociaux qui deviennent inhabitables. Ce sont des agriculteurs qui perdent leurs récoltes, des forêts qui brûlent, des nappes phréatiques qui s’effondrent.

    Relativiser ces phénomènes revient à ignorer ce qu’ils annoncent : une transformation irréversible de notre climat si nous ne faisons rien. Dire que seuls 2 000 établissements scolaires sont concernés, c’est oublier que ce chiffre ne représente que les cas les plus critiques, les plus visibles. Des milliers d’autres souffrent déjà de conditions dégradées qui ne permettent plus d’apprendre ni de travailler sereinement. Le béton, le bitume, l’absence d’arbres, l’absence d’ombre, l’urbanisme sans vision ont transformé nos cours d’école en pièges thermiques. Ce n’est pas une lubie d’écologiste, c’est une réalité vécue par des enseignants, des enfants et des parents.

    Climatiser en urgence les établissements scolaires ne peut pas être la seule réponse. C’est une solution de court terme, énergivore, coûteuse, et qui risque d’aggraver le problème sur le long terme si elle n’est pas pensée dans une logique de sobriété. Refroidir l’air tout en continuant à bétonner les sols, à supprimer les arbres pour « éviter que les enfants se cognent », c’est s’attaquer aux symptômes sans traiter les causes. Ce qu’il faut, c’est réinventer l’aménagement urbain, replanter massivement, végétaliser les espaces publics, désimperméabiliser les surfaces, adapter les bâtiments. C’est un chantier de fond, qui demande du temps, des moyens, mais qui est indispensable.

    Quant à l’idée de laisser les enfants chez eux pendant les pics de chaleur, elle repose sur une vision irréaliste de la société. Tous les parents ne sont pas en télétravail. Tous ne peuvent pas s’absenter. Et surtout, tous les logements ne sont pas adaptés pour supporter une canicule. Pour certains enfants, l’école reste l’endroit le plus sûr et le moins chaud. Et pour les parents les plus précaires, la fermeture des établissements est un fardeau, pas une solution.

    Enfin, évoquer la dette publique comme argument pour ne rien faire revient à poser le mauvais diagnostic. Ce qui coûte cher à l’État, ce n’est pas de prévenir les crises, c’est de les gérer une fois qu’elles ont éclaté. Le coût des inondations, des incendies, des pertes agricoles, des hospitalisations liées aux vagues de chaleur est bien plus élevé que celui d’une adaptation planifiée. Et si nous continuons à ignorer les signaux, la facture ne fera qu’augmenter.

    Il ne s’agit pas d’un emballement médiatique, mais d’une prise de conscience tardive d’une crise qui dure depuis des décennies. Ce que les scientifiques, les climatologues, les médecins alertent depuis longtemps devient aujourd’hui visible, tangible, et dangereux. Le nier ou le tourner en dérision, c’est faire preuve d’un cynisme qui, à terme, nous condamne tous.

    Non, nous ne sommes pas en train de surjouer. Nous sommes en retard. Et il est temps d’agir. Pas dans un an, pas dans dix ans. Maintenant.

    Demander à ChatGPT


  • Yves Guéchi Yves Guéchi 26 juin 2025 08:28

    Cet article me donne envie de vomir, encore des révélations sous le manteau du type, voilà moi, je sais, mais personne n’en parle ! 

    À qui vous allez faire croire ça ?  smiley

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