Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
« Dans celui-ci, admet Riemann, exis-teraient des objets non-physiques, qu’il dénomme “pensées-masses”, ces objets étant capables de grossir par accrétion, nous voulons dire par agglutination d’autres pensées comme, dans le système solaire, un germe de planète s’approprie les matériaux qu’il rencontre »
Des propos pour moi incompréhensibles, certainement aussi pour les spécialistes du cerveau.Rieman est certes un génial mathématicien, mais là, c’est n’importe quoi.Il arrive que des spécialistes en une matière délirent dans des domaines qui leur sont étrangers. Je préfère Schrödinger sur ces questions.Sorry.
Cette approche de la complexité du cerveau est intéressante, mais provisoire (la biochimie à ce niveau progresse rapidement).Dans ce domaine il est vain de croire que nous aurons un jour une vue synthétique, étant donné l’hypercomplexité des relations neuronales et l’extrême diversité des fontions mentales, comme le reconnaÎt l’auteur :
« On voit bien que la complexité d’un tel système dépasse l’entendement »
Reste le problème philosophique du rapport entre la matière et la pensée, de la nature des relations qui caractérisent des processus biochimiques complexes et des manifestations psychiques, des plus « simples » aux plus élaborées (conscience de soi, intentionnalité..).Problème difficile à bien poser, faute de surplomb et de questions bien posées.
Jean-Pierre Changeux et Paul Ricoeur ont un eu sur ce problème un long échange , dans « Ce qui nous fait penser » (Odile Jacob). C’est trés éclairant : l’un a des positions strictement matérialistes, Ricoeur table sur une hypothèse spiritualiste(croyance à une certaine autonomie de l’« âme », à une non réductibilité de certaines fonctions de l’esprit à des phénomènes neuronaux.)Un débat honnête, informé et stimulant.
Totalement d’accord avec vous, Mr Collin. Ancien enseignant en philosophie, aujourd’hui à la retraite, j’ai observé avec tristesse, parfois avec colère,les dérives du système depuis surtout les années 1974-75...la montée de l’arrogance des pédago-ignares, la passivité de beaucoup de parents d’élèves, le défaitisme de beaucoup de collègues. On va vers le système anglais où l’on pourra passer le Bac à la carte avec deux matières seulement et aucune langue étrangère, sans avoir fait d’histoire...Triste avenir !