oui, mais du coup vous dites la même chose que moi (et Eric F) :
Donc avant remboursement la banque a à son actif la créance sur l’emprunteur qui va rembourser, et à son passif la même somme, mais due non plus à l’emprunteur mais à une ou plusieurs banques
OK, mais ça ne change rien au concept.
Si elles compensent leurs dettes croisées, elles ne doivent plus rien à personne mais chacune garde la créance qu’elle a sur son client
je ne pense pas, faudrait écrire le bilan comptable exact
Comment avancer si l’on accepte l’idée même de principal annulé ?
l’on ne peut mouvementer un compte sans en mouvementer un autre
exact : quand vous faites un prêt à la banque, la banque va inscrire la somme — le principal — sur les 2 colonnes ACTIF et PASSIF de son bilan : au passif elle l’inscrira sur votrecompte puisque c’est de l’argent que la banque vous doit, et à l’actif elle l’inscrira sur son propre compte puisque c’est de l’arget que vous lui devez et que vous allez rembourse un jour. Et quand vous remboursez, la somme — le principal — est supprimée des 2 colonnes. Le bilan de la banque est donc toujours à l’équilibre comme il se doit, et le principal n’a qu’une durée de vie temporaire.
Pendant cette durée temporaire, la banque peut faire ce qui lui plait de sa partie du principal, et en particulier elle peut la jouer à la bourse.
@Marc Dugois : Eric F a raison, ce qu’il décrit est le fonctionnement légal de le création monétaire par la réserve fractionnaire : quand une banque accorde un prêt, elle crée de la monnaie, qui doit être remboursée par le client avec des intêterts. Quand le client rembourse le prêt — c.à.d. le principal et les intêrets — alors le principal est annulé et les intêrets vont dans la poche de la banque.
MAIS :
@Eric F : Marc Dugois a raison aussi !!! Car l’argent du prêt réside dans les comptes de la banque, qui peut s’en servir pour parier à la bourse, sans vous le dire, et les gains vont dans la poche de la banque aussi. La banque n’empoche pas le principal du prêt directement, mais elle s’en sert pour gagner encore plus d’argent.
Autrement-dit, la banque gagne sur les 2 tableaux : avec les intêrets sur les prêts qu’elle accorde, et avec le principal qu’elle joue à la bourse.