« grâce à l’appui des pauvres gens intoxiqués par les médias », je dirais pas toujours, certe une partie de l’explication est l’exaltation de l’individualisme distribuée à dose massive par les médias (qui appartiennent pour la plus aux Lagardère, Bouygues et Dassault), mais il y a tous les emplois précaires (12% des salariés), comme vous le disiez dans l’article Retraites : la place des jeunes..., qui ne peuvent pas se permettrent de l’ouvrir sans perdre leurs emplois. mêmes les salariés qui ont un emploi stable hésite à s’engager, je vois dans ma boîte, la majorité des gens approuve et soutient l’action des syndicats, mais très peu s’engagent, d’une part à cause du chantage à l’emploi et de la peur installé par 2 restructurations (avec licenciements) en moins de 10 ans alors que l’entreprise est largement bénéficiaire, et d’autre part à cause du traitement réservé aux syndiqué, quand on voit le copain obtenir aucun avancement plusieurs années de suite alors qu’il fait le même boulot, les mêmes efforts, je peux comprendre que ça fasse hésiter.
en fait c’est tout à fait ce qu’ils pensent, ils ne nous voient pas comme des êtres humains, mais comme un simple outil de production, une variable d’ajustement. leur principal argument est que parce que l’espérance de vie augmente, le nombre d’année de travail doit augmenter. c’est normalement un argument qu’on utilise pour des machines ou des marchandises quand on parle de durée de vie, et comme les entreprises ils réduisent les coûts d’entretien et de maintenance (cf déremboursements de la sécu, radiations de chômeurs).
j’ajouterais que j’ai suffisament de jeunes autour de moi (frangins, cousins ou autres stagiaires) pour me rendre compte de ce qu’ils pensent, par contre on ne peut pas en dire de vous qui prenez l’exemple d’un seul collégien pour pour parler de toute la jeunesse.
manque de bol, je suis moi-même jeune (moins de 30ans) mais plus étudiant. pour les collégiens, je sais pas, mais les lycéens et les universitaires qui sont proche de l’entrée dans le monde du travail, eux se rendent très bien compte de la merde qui les attends.
« assurer la compétitivité... », la seule compétition où on n’est pas à la hauteur, c’est dans la course à l’alignement du plus grand nombre de zéro sur les comptes en banque de nos patrons milliardaires. compétitivité, libre-échange ou concurrence non-faussée sont des fantasmes impossibles à réaliser, un salarié français ne pourra jamais être aussi « rentable » que les salariés d’autres pays travaillant 12h par jour, 6 jours sur 7 et n’ayant pour seul droit que celui de fermer leur gueule.