@Samson
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère,
Ô toi, dont le trépas
annonce bonne chère,
Je te salue bien bas, toi dont
le sacrifice
Fournit à nos repas
fricassées et saucisses.
Merci pour ton boudin, merci
pour tes jambons,
Merci, merci pour tout, car en
toi tout est bon !
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère,
Tu sais rassasier nos ardeurs
carnassières,
Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair
fraîche
Tes bajoues, tes rognons,
ta langue, ta ventrèche.
Merci pour tes pâtés, merci
pour tes caillettes,
Tes quatre pieds panés, ton
fromage de tête.
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère,
En humant les parfums montant
de la daubière
Où mijote à feu doux dans du
Côtes-du-Rhône
Les morceaux succulents que
ton trépas nous donne.
Merci pour ton échine et ton
filet mignon,
Merci pour ton jésus et pour
tes saucissons.
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère
Fidèle compagnon des sorties
rabassières
Où dans les bois de chêne,
ton odorat subtil
Te fait trouver les truffes
de décembre à avril.
Merci pour ton regard espiègle
et rigolard,
Pour ton grand appétit, pour
tes chants, pour ton lard.
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère,
Car toi seul assouvit nos
passions charcutières,
Salé, fumé, grillé, braisé
ou même cru,
Tu es le compagnon des
meilleurs de nos crûs.
Merci pour les ardeurs que
chez nous tu éveilles,
Car en chacun de nous, un peu
de toi sommeille !
Je te salue bien bas, ami
cochon, mon frère
Car ta réputation excite les
rosières
Idol’ des sautopafs et
terreur des cocus
Tu portes le flambeau de
ceux qui aim’ le cul.
Merci pour les tétons et pour
les rondes fesses
Pour les peaux satinées
appelant les caresses.