Bonjour,
Je découvre votre article 2 ans après sa
parution. Mais le sujet reste d’actualité puisque vous touchez à l’histoire de
France. Tout d’abord bravo pour votre perspicacité à rechercher qui était de
droite et qui était de gauche. J’ai voulu m’y atteler, mais lorsque j’ai vu la
longueur de la liste des petits partis, j’ai reculé. Mais, effectivement, il
fallait faire le clair sur cette affaire.
Bien. Donc, la majorité de ceux qui ont voté les
pleins pouvoirs à Pétain étaient de gauche. C’est vrai que cela fait un peu mal
d’en être désormais certain. Mais, après tout, peu importe gauche ou droite, le
fait est que ce vote a failli nous faire devenir allemands. Moi qui suis anti
parti, anti secte, anti instinct grégaire, je ne vais pas commencer à défendre
le parti socialiste même si mes idées penchent à gauche. Ou plus exactement
vers la dimension sociale, écologique et démocratique.
Ce que nous ont montré les socialistes au
pouvoir est proche de l’indéfendable, tout comme la droite, du reste. Et Macron
est en train d’achever le saccage de la France.
Pour en revenir à votre article, ce qui est
dommage, c’est que vous vous laissez guider par votre haine des socialistes. Du
coup, vous prenez des raccourcis pour soutenir votre propos alors que votre
étude se suffit à elle-même.
Par exemple, lorsque vous parlez de Jacques
Doriot et Marcel Déat, l’un comme communiste et l’autre comme socialiste, vous
omettez de préciser que lorsqu’ils fondent leurs partis, cela fait déjà
quelques années qu’ils ont été virés de leurs partis respectifs.
De même, lorsque vous dîtes que le Front
National de Le Pen n’existait pas pendant la guerre, ce qui est vrai, vous
oubliez de préciser toute la filiation de ce parti qui le fait remonter aux partis
fascistes et pro nazis de la guerre.
Remontez la
généalogie du Rassemblement National, issu du FN et vous verrez qu’on remonte
aux hommes de la Frankreich, de la LVF, de la Milice et de la Division
Charlemagne de la Waffen-SS. Outre la flamme du FN qui a été reprise au MSI,
parti fasciste italien, souvenez-vous que le Front National est explicitement
l’émanation du parti néo-fasciste Ordre Nouveau, lui-même issu du mouvement
Occident, lui-même issu de Jeune Nation, issu des Jeunesses Patriotes qui ont
fait les beaux jours de Darnan et de Pétain. Notez aussi que le Rassemblement
National, rappelle le Rassemblement National Populaire fondé par Marcel Déat en
février 1941 et actif jusqu’en 1944. Sa ligne politique était néo-socialiste et
embrassait le projet d’Europe nazie unifiée. Ainsi, il se destinait à «
protéger la race » et à collaborer avec le Troisième Reich. Je ne pense pas que
cela a échappé à Le Pen. En ce qui concerne le choix du nom de « Front
national » rappelant l’ancien mouvement « Front
national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France », il
est quasiment certain que Le Pen a repris la même idée que le parti communiste
de 1941. Celui-ci voulait attirer les non communistes, tandis que Le Pen
voulait, par cette réminiscence, attirer les communistes chez lui. À malin,
malin et demi. Mais, restons lucides : les communistes ont formé le gros
de la Résistance, celle qui luttait contre les ancêtres du parti de Le Pen. Ce Le
Pen qui n’a pas hésité à remettre en question l’existence des camps d’extermination !
Maintenant,
pour en revenir aux socialistes qui ont tenté de manipuler les chiffres, je
pense que beaucoup se sont laissé prendre à leur insu. Il est évident que
Mitterrand avec sa francisque et ses amitiés avait tout intérêt à cacher la
vérité. Honneur à Cambadélis (que par ailleurs, je n’apprécie guère) d’avoir
reconnu cette vérité. Et honte à ceux qui en sont encore à des pudeurs
ridicules.
J’espère
que, lorsque vous aurez l’idée d’actualiser votre article, vous soyez moins
partial que dans celui-ci. Du reste je vous encourage à republier sur le sujet
car c’est toujours bon de connaître d’où nous venons. Et puis, comme les partis
sont en train de tous imploser, exploser, peut-être que cela donnera l’idée à
notre parti socialiste de changer de nom qui porte en lui cette ambigüité mémorielle
de 1940. Et cette ignominie d’avoir fait monter le FN dans les années 80 jusqu’à
fort peu de temps, pour faciliter leur réélection.