@Sigurdhur
Bonjour,
Votre remarque est
globalement vraie et pertinente d’un certain point de vue. En ce
sens, elle ne discrédite pas mes propos, bien au contraire. Puisque
la majorité du monde ignore le problème environnemental, celui-ci
étant planétaire, il est clair que toute action, même limitée,
devient d’autant plus importante. Sauf, à nier la réalité, la
gravité de la situation et le fait que nous en sommes en grande
partie responsables. Bilan, qui plus est, révélé par un consensus
scientifique assez large, formulé par des personnes compétentes sur
les sujets traités…
Bien qu’elle soit
donc exacte, votre remarque ne change rien à la question que je
pose, au contraire ! En sens il reste pleinement justifié de
chercher des solutions.
Ensuite, je suis
parfaitement conscient des limites de mon implication. Je sais que le
monde ne m’attend pas pour le réinventer. Ce n’est d’ailleurs
pas mon intention, n’ayant pas de visée politique.
Je me contente de
faire ma part, en sachant très bien qu’elle ne représente qu’une
goutte d’eau dans la mer. Mais le peu qui est à ma portée, je
l’entreprends.
Vous comprenez donc
que je ne fais la morale à personne. Notez d’autre part mes
positions dans l’article :
• Je commence avec
l’économie du donut, qui est une théorie proposée par une
économiste reconnue qui, de ce fait, est supposée délivrer des
idées aussi valables que celles qui sont défendues par d’autres
en faveur du capitalisme libéral.
• J’évoque
ensuite le convivialisme qui reste avant tout un courant
philosophique. Dans ce cadre ce ne sont donc que des orientations
très générales et essentiellement humanistes qui sont mises en
avant. Il n’y a là aucun propos révolutionnaire qui voudrait
imposer quoi que ce soit à qui que ce soit.
• Puis, qu’en
j’en viens à la simplicité volontaire ou à la décroissance,
notez bien que j’indique clairement que je n’engage que moi sur
cette voie.
• Enfin, en
conclusion, j’écris « des solutions existent, même au-delà
de celles dont j’ai parlé, et la discussion peut largement rester
ouverte sur ce point ». Si vous lisez bien, vous comprenez vite
que je demeure sensible à toute réponse qui pourrait aller dans le
bon sens, qu’elle cadre avec mes souhaits personnels ou pas !
Vous parlez ensuite,
eu égard à l’article, de se tirer une balle dans le pied.
D’abord, en quoi vouloir vivre mieux avec moins équivaut-il à se
tirer une balle dans le pied ? Sommes-nous parfaitement heureux
dans la société telle qu’elle est ? Êtes-vous certain
d’avoir réellement besoin de toutes les techno-babioles qu’on
nous vend à grand renfort de publicité et d’influenceurs
connectés ?
Autant la mise au
point de nouveaux appareils ou techniques en vue de soigner des
malades, par exemple, est utile, autant donner la voix à mon frigo
pour qui me dise ce qu’il me manque ou demander à l’IA de penser
à ma place me paraît absolument superflu. Nous n’avons plus de
jambes pour aller faire les courses ? Nous n’avons plus de
cerveau pour réfléchir ?
Pour conclure, ma
position va bien au-delà de la seule écologie. Sachez donc que
l’étiquette d’écolo radical, avec le paradigme idéologique
censé l’accompagner, que vous semblez me coller est fausse ! Ne
parlez pas et ne pensez pas à ma place.
Merci.