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Commentaire de Vincent Delaury

sur « Monet au Havre » : là où est née la lumière, en pigments ou en LEGO ® !, qui allait changer la peinture


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Vincent Delaury Vincent Delaury 14 août 15:53

@ZenZoe

Chère ZenZoe, merci pour ce retour. « Merci pour l’article, très intéressant et très complet. Vous n’aurez pas une foule de commentaires, Agoravox n’attire pas sur ce genre de rubrique, c’est dommage d’ailleurs, rien de tel qu’un beau tableau ou morceau de musique pour apaiser les tensions, on en a bien besoin. Ou alors, c’est que vous avez déjà tout dit. » Entièrement d’accord, on verra bien, mais il y a déjà votre commentaire, de qualité, ça compte ! Puis ne dit-on pas que le silence est d’or ?… À l’égard d’Ai Weiwei, je comprends vos réticences et, comme vous, je me méfie des artistes (des Lego en veux-tu en voilà, ou des perles, des briques, des rayures et tutti quanti) qui produisent trop. Ça peut vite sentir l’arnaque ou le « moule à gâteaux » (j’emprunte la formule à Picasso). Mais je vous assure que sur place, malgré une rude concurrence au rez-de-chaussée, à commencer par Monet « au Havre », sans oublier de sérieux concurrents à l’étage, dans les collections permanentes, notamment avec de sublimes Jusepe de Ribera, Hubert Robert, Gustave Doré, Nicolas de Staël, Kees Van Dongen et autres Georges Braque, un peintre dont je m’étonne toujours qu’on ne parle pas assez, ça tient sacrément, et étonnamment, la route. Disons entre Monet et Marcel Duchamp. Et votre parallèle avec le dandy et roi du pop art, Andy Warhol, qui se voulait être « une machine » pour créer, avec un certain détachement, est tout à fait pertinent. « Je comprends pourtant que, peut-être, une fois sur place, on puisse voir la chose différemment. » Voilà qui est dit. Et Ai Weiwei a mis, dans ses deux productions scintillantes, une porte « noire », comme un gouffre, qui intrigue beaucoup. On est loin ici de « l’art gadget ». Il retrouve le tragique de son père, emprisonné et empêché de créer par le régime strict et phagocyteur, ce qui donne une pertinence supplémentaire à la chose. « PS : j’aime beaucoup le nom MuMa (clin d’œil au MoMa sûrement). Chouette ! » Raccord avec vous. Le clin d’œil est certainement là, « le rêve américain », mais sans les gros moyens financiers mis à disposition. Et finalement, entre le MoMA et le MuMa, il n’y a peut-être qu’une lettre de différence, mais tout un monde à regarder. smiley


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