@Fanny
A propos de la liberté d’expression
Avec la guerre en Europe, c’est mon sujet prioritaire, car il commande tout le reste dont la guerre (plus la liberté d’expression recule, plus on approche de la guerre).
Ce débat sur la liberté d’expression est d’un grand intérêt à l’approche de la présidentielle de 2027.
L’extrême centre va tenter de monopoliser le discours et d’étouffer l’opposition en mettant en œuvre toute une batterie de moyens dont on commence à avoir un avant-goût.
Il y a d’abord le juridique, déjà mobilisé pour frapper tout ce qui déborde de l’extrême centre, particulièrement vers la droite, le monde juridique penchant plutôt à gauche. Des candidats, et pas des moindres, sont mis en examen.
Il y a ensuite les « intérêts de la nation » qui interdisent pratiquement toute critique de la politique étrangère du Quai d’Orsay. On l’a vu à propos de Gaza, où les gardes à vue se sont multipliées visant les défendeurs des Palestiniens. On le voit aujourd’hui à propos de l’Ukraine, où un analyste non aligné, réputé et très suivi mondialement, est durement sanctionné par la France et l’UE.
L’extrême centre piloté par l’oligarchie frappe dur. L’immigration est déjà soustraite du débat démocratique, depuis longtemps. Désormais, c’est notre politique étrangère que l’extrême centre tente de soustraire au débat démocratique.
On commence à voir les effets de cette politique du pouvoir sur Agoravox où il deviendra de plus en plus difficile de maintenir un esprit de liberté. La police de la pensée est déjà présente en modération, en soutien à quelques têtes d’affiche mainstream qui saturent le site. Ainsi, ma critique radicale d’un article jugeant ignominieuse l’attaque d’un homme politique malade d’alcoolisme (une maladie comme une autre) a été jugée illégale car diffamatoire par un flic en modé.
L’extrême centre va autoriser un semblant de débat démocratique pour 2027, mais en imposant aux « allogènes » (les autres « extrêmes ») de se battre avec les mains liées derrière le dos. Toute critique radicale de l’extrême centre sera menacée des tribunaux, à l’instar de mon flic en modé.