Le service de la dette souveraine française, 115 % du PIB, dévore près de 2,5 % de ce même produit intérieur brut PIB chaque année, ou 13 % du budget de l’état. Mis à part le fait que le taux de croissance du PIB en soi est sans signification, ce n’est pas celui-ci qui va absorber la dette, car la question est ailleurs.
L’état, détenteur du monopole monétaire, délègue celui-ci aux banques. La politique fiscale néolibérale ruineuse des derniers 50 ans, en conjonction avec le partenariat public privé, a creusé des déficits publics qui sont financés par les mêmes banques auxquelles l’état avait précédemment cédé le monopole monétaire et qui sont à l’origine de la création monétaire via la banque centrale. C’est ainsi que fonctionne le système depuis 200 ans. Cela s’appelle policy mix, « l’utilisation conjointe et la coordination de la politique budgétaire, gérée par le gouvernement et de la politique monétaire, gérée par la banque centrale, les deux instruments, censés gérer l’économie. La différence entre l’état et les banques centrales étant que les déficits budgétaire s’additionnent à la dette de l’état, tandis en ce qui concerne la création monétaire par les banques centrales, et, par extension par les banques commerciales, c’est »open bar". C’est un jeu de dupes.
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/monetarisme-231734
La solution ? Une augmentation m a s s i v e des revenus sur le capital et plus values, afin de réorienter l’excès de la masse monétaire crée par les banques centrales depuis la dernière crise financière de 2008 et la crise du Covid en 2020, des marchés financiers dans l’économie réelle sous forme d’investissements, tout en accordant de généreuses exonérations fiscales à la classe moyenne, et, simultanément l’instauration d’un salaire minimum, indexé à l’inflation et lié à la productivité de l’économie, salaire minimum inscrit dans la loi.
Je conclus par un aveux, tout cela, ce n’est pas de moi. C’est exactement ce que fait la Chine depuis 2008.