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Vincent Delaury

Vincent Delaury

J'évolue dans la sphère des arts plastiques qui vient d'ailleurs croiser celle du cinéma et de ses avatars. J'aime les coups de gueule, les coups de coeur et j'adhère plus que tout à cette phrase culte qu'on attribue à un polémiste de génie : " Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me ferai tuer pour que vous puissiez exprimer votre avis ! " (Voltaire). Dont acte.

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  • Premier article le 29/05/2007
  • Modérateur depuis le 04/06/2007
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Ses articles classés par : nombre de réactions













Derniers commentaires



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 12 août 13:08

    @Gollum

    Merci bien, Mister Gollum, pour ce retour enthousiaste : « Continuez vous faites des textes de qualité... C’est vrai qu’il n’y a plus beaucoup de lecteurs ici... » Cela me fait évidemment très plaisir. « Moi l’Orient express je l’ai connu grâce à Hercule Poirot bien évidemment... Excellentes enquêtes que j’ai dévoré il y a de ça déjà un bon moment... » Youpi ! Nous serons donc au moins deux, entre masques, faux-semblants, crime possible et vertiges, à mener l’enquête dans les couloirs du troublant - et, pourquoi pas, légèrement érotique - Orient-Express ! smiley



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 11 août 13:55

    @Gollum

    Ah ok, merci pour l’info. Honnêtement, quand c’est du « pointu », je comprends tout à fait les résistances. Les goûts et les couleurs, comme on dit, ça ne se discute pas… ou, au contraire, ça dispute sec ! Mais là, les trains, notamment la mythologie de l’Orient-Express, avec son parfum de cinéma rétro, ses madeleines de Proust retrouvées, l’Europe sillonnée de long en large, façon haute prouesse technologique pour l’époque et épopée moderne fascinante, avec pour ultime horizon possible Constantinople, l’ancien nom d’Istanbul, je pensais, très certainement bien naïvement, que cela pouvait intéresser un peu plus de monde. Parce qu’il y a aussi toute la part de rêve, sur fond d’orientalisme, de curiosité, d’imaginaire et de découverte, que cette histoire véhicule et que l’exposition réactive joliment. Il faut d’ailleurs voir, à la Villa du Temps retrouvé, les gamins en culottes courtes et leurs grands-parents se pencher avec délectation, bruitages (tchou-tchou, haut-parleurs d’embarquement ou d’arrivée, à la Tati) itou itou, sur la maquette de train, véritable clou de l’événement, qui trône, en charmante miniature de rêve, au milieu du parcours. Entre nous, je ne sais pas lesquels sont les plus joueurs, quitte à se faire plein de films avec, ou à redevenir « enfants » avec ! Alors oui, titiller les zygomatiques, ça peut être fort plaisant. Mais un peu de fond, agrégeant histoire, pédagogie, esprit de sérieux sans pédantisme et esthétique, ce n’est pas déplaisant non plus. C’est même, me semble-t-il, tout l’intérêt d’une exposition grand public, de 7 à 77 ans, et bien au-delà comme on dit. Après, bon, on fait ce qu’on peut. Pour ma part, je regarde, je lis, j’écris, je partage ce qui m’a touché ou intrigué. Pour le reste, on verra bien ce que le prochain train nous réserve… ou pas. Bonne journée à tout le monde, en train, à pied, à bicyclette ou à la nage. Et le train, de toute façon, sifflera trois fois... smiley



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 11 août 12:37

    @ahtupic

    Voilà qui nous éloigne assez joliment du sujet.



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 8 août 14:27

    @Phil

    Oui oui, le pseudo, on connaît la chanson ! smiley Mais, pardonnez-moi, il y a quand même une différence entre écrire sous pseudo et signer de son nom propre. L’engagement n’est simplement pas tout à fait le même. Mais chacun est évidemment libre de choisir la forme qui lui convient. « Vous n’avez pas de chance, j’ai un peu de temps aujourd’hui. » Au contraire, c’est une chance ! Votre ressenti et votre opinion sont les bienvenus. L’art est un partage. Après, que nous soyons d’accord ou pas (tant mieux, d’ailleurs !), c’est une autre histoire. J’ai, par exemple, dans la vie courante, un bon ami peintre qui déteste Picasso (l’œuvre autant que l’homme, sinon plus), ce qui est loin d’être mon cas. Cela ne nous empêche pas d’apprécier chacun la peinture de l’autre et, entre nous, de débattre à bâtons rompus. Lui, dans un registre plutôt « fluide », proche du Color Field Painting, dans la lignée, par exemple, d’un Gérard Traquandi. Et moi… eh bien, moi, je continue à aimer Picasso ! smiley



  • Vincent Delaury Vincent Delaury 8 août 10:36

    Bonjour Phil, oui, je m’en souviens : sous un autre pseudo anonyme, vous m’aviez déjà écrit là-dessus, avec le même lien. « Pollock et la CIA », bah, c’est archi connu, documenté, référencé, avéré : l’art peut être un sacré « soft power », et les États-Unis sont loin d’être les seuls à pratiquer cela, aujourd’hui plus que jamais ! C’est un marronnier, un vieux serpent de mer, selon moi, ce qui n’enlève absolument rien à l’importance historique et artistique de Jackson Pollock (1912-1956), figure de proue de l’Expressionnisme abstrait américain et de l’Action Painting, dont la peinture est devenue une légende, tout comme son image, notamment grâce aux photographies et aux films de l’artiste au travail. En gros, on le sait, le soft power, c’est influencer les esprits par la culture et les idées plutôt que par la force. Pendant la Guerre froide, l’abstraction américaine a bien été mobilisée dans cette stratégie culturelle pour promouvoir l’image d’une Amérique libre et créative face à l’URSS. Voilà. Sur Debré, vous écrivez : « J’ai la nette impression que dans la peinture proposée, la dimension mentale est un paramètre hélas très présent. » Bah, tant mieux : vous y voyez un défaut, moi, j’y vois une qualité ! Les peintres pensent ! La peinture n’est pas là uniquement pour faire joli ou produire un effet sur un mur. « Bête comme un peintre » (Duchamp) est un lieu commun. La peinture est « chose mentale », disait Léonard de Vinci. Chez Debré, elle est à la fois sensible, poétique et mentale, voire spirituelle : elle brasse large, avec infiniment peu de moyens, des pigments, une toile, un châssis, quelques pinceaux-balais, et parfois la nature qui fait le reste. Il pouvait notamment laisser ses toiles dehors, exposées aux intempéries, provoquant ce que Bob Ross (1942-1995), le fameux présentateur-peintre américain à la légendaire coupe afro, appelait de « joyeux accidents ». Vous écrivez : « Je suis plutôt sensible et admiratif du travail de « Zao Wou Ki ». Plus charnel, physique, et un puissant support à l’imaginaire. » Je prends ! Bien dit. Moi, j’apprécie les deux. En termes de « paysagisme abstrait » et de rendu très sensible, après les « Nymphéas » impressionnistes et modernes de Claude Monet, sur leurs toiles « ouvertes » aux multiples lectures, ces deux peintres nés la même année (1920), Olivier Debré et Zao Wou-Ki, font vibrer le paysage autrement, chacun avec son langage : dans l’art, certes, les rivalités existent, parfois mimétiques, mais l’esprit de compétition n’a pas lieu d’être quand deux œuvres peuvent simplement se répondre. Tenez, vous me donnez une idée : ce serait bien de voir un jour naître à Paris ou ailleurs une expo monographique qui les réunisse tous les deux ! smiley

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