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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 2 novembre 22:12

    bonjour

    Bonjour,

    Je t’avais rédigé une réponse explicative, mais je l’ai perdue à cause d’un mauvais clic.

    La question n’est pas de savoir si les citoyens seront assez « bêtes » pour reconduire les mêmes politiques. Ils ne sont pas dépourvus d’intelligence. Ce qui les différencie, ce sont les connaissances acquises, le milieu social, le temps disponible pour réfléchir et surtout l’usage qu’ils peuvent faire de leur intelligence.

    Notre enseignement repose encore sur une séparation ancienne : une formation générale allant jusqu’au baccalauréat, puis une spécialisation universitaire réservée à une partie de la population. Cette organisation répondait aux besoins de la société industrielle. Elle n’est plus adaptée à la masse des connaissances désormais nécessaires pour comprendre l’économie, les technologies, l’écologie, la géopolitique ou le fonctionnement des institutions.

    Nous produisons ainsi, d’un côté, des citoyens diplômés mais souvent analphabètes de leur propre époque et, de l’autre, des spécialistes très compétents dans leur domaine, mais qui ne disposent pas nécessairement d’une vision générale du monde. Ce n’est pas une insulte : personne ne peut aujourd’hui maîtriser seul l’ensemble des savoirs disponibles. C’est précisément pourquoi l’enseignement devrait se poursuivre pendant toute la vie adulte.

    Politiquement, cette fracture intellectuelle transforme progressivement les élections en représentation théâtrale. La même pièce est jouée par différentes troupes, avec des costumes, des personnages et des répliques adaptés à leurs électorats.

    J’analyse les programmes qui se présentent. Dans mon appréciation, seuls les partis se réclamant encore explicitement d’une sortie du capitalisme — le PCF, le NPA ou Lutte ouvrière, avec de profondes différences entre eux — posent directement la question du système économique. La France insoumise présente probablement le programme le plus élaboré en matière de redistribution, de planification et de transformation institutionnelle, mais elle ne supprime pas pour autant la boucle fondamentale du salariat et de l’accumulation du capital.

    De la social-démocratie au centre, puis des droites traditionnelles jusqu’au Rassemblement national, les programmes diffèrent réellement sur certains droits, sur l’immigration, sur les services publics ou sur le partage des richesses. Mais ils demeurent enfermés dans le même cadre : propriété du capital, travail salarié, production marchande, concurrence et retour de l’argent investi vers ses propriétaires, avec une majoration recherchée.

    Ils proposent donc principalement de déplacer les charges et les ressources à l’intérieur du système. Ce sont les vases communicants : ce que l’on retire d’un côté réapparaît ailleurs dans les prix, les prélèvements, la réduction des prestations, la dette ou la diminution des revenus. Chaque parti remijote la même organisation économique avec son propre assaisonnement, tandis que les médias commentent surtout les différences entre les recettes.

    Que les citoyens s’abstiennent, votent blanc ou choisissent l’une de ces formations, ils risquent donc de reconduire, avec des nuances parfois importantes, la politique économique dont ils dénoncent actuellement les effets dans la rue.

    Cela ne signifie pas qu’ils soient stupides. Les mécanismes de domination, d’appropriation et d’accumulation existent depuis plusieurs millénaires, même si le capitalisme proprement dit est beaucoup plus récent. Les citoyens sont nés dans ce système, y ont été élevés, instruits et employés. Ils ont appris ses conventions comme s’il s’agissait de lois naturelles : la monnaie, le salaire, la propriété du capital, le crédit, la dette et la nécessité de vendre son travail pour vivre.

    Ces conventions ont principalement été élaborées par ceux qui détenaient le pouvoir et les ressources, non par les pauvres qui les ont subies, puis reproduites. Comment s’étonner, dans ces conditions, que la majorité des citoyens éprouve des difficultés à imaginer une organisation entièrement différente ?

    Même lorsqu’ils contestent les conséquences du capitalisme, ils raisonnent encore avec ses catégories. Ils réclament une augmentation de salaire, une baisse des prix, une diminution des impôts ou une meilleure redistribution, sans nécessairement remettre en cause la boucle qui fait revenir vers le capital le salaire versé, par l’intermédiaire de la consommation.

    Dans l’exemple pédagogique que j’utilise, un salarié peut devoir payer près de trois fois son salaire net pour racheter une production comprenant son salaire, les cotisations, les services publics, les matières, les amortissements, les intérêts et la marge. Ce rapport n’est pas identique dans tous les secteurs, mais il rend visible le mécanisme : le salarié ne finance pas seulement le produit qu’il achète, mais toute l’organisation économique incorporée dans son prix.

    Nous ne sommes donc pas principalement devant une impossibilité technique. Nous sommes confrontés à un verrou juridique, culturel et psychique : nous savons imaginer des machines nouvelles, mais beaucoup plus difficilement des institutions qui nous libéreraient de la dépendance envers le capital.

    Quelqu’un demande à une intelligence artificielle comment devenir riche : elle lui présente naturellement les méthodes reconnues par le système — entreprendre, investir, épargner, spéculer ou acquérir des actifs. Mais s’il lui demande si tout le monde peut devenir riche relativement aux autres, elle devra répondre non. Une société ne peut être composée uniquement de dominants, puisque la richesse relative suppose toujours que certains possèdent davantage que les autres et disposent de leur travail.

    La véritable question n’est donc pas : « Les citoyens seront-ils assez bêtes pour recommencer ? »

    Elle est plutôt celle-ci : leur donnera-t-on enfin les connaissances, le temps, les institutions démocratiques et un modèle économique crédible leur permettant de choisir autre chose que les différentes représentations théâtrales du même système ?

    Tant que cette possibilité ne leur sera pas présentée et expliquée, ils ne choisiront pas consciemment le capitalisme : ils choisiront seulement, une nouvelle fois, entre ses différentes mises en scène.

    https://ddacoudre.over-blog.com/2026/06/lire-la-societe-en-image.html

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 2 novembre 20:27

    bonjour

    je suis pleinement. même si ce n’est pas aussi simple.

    https://ddacoudre.over-blog.com/2026/11/les-don-quichotte-des-manifestations.html

    je te mets un liens sur des courbes indicatives dont celles concernant ce que j’ai appelé le monde transmis dont tu parles, car il y a le monde réel mesurable scientifiquement, le monde suggestif que nous vivons qui n’est que la représentation de ce que nous nous faisons de nos existences à partir du monde transmis, parce que la fracture intellectuelle qui existe s’accroît dans la capacité de réflexions d’analyses et de critique des courbes démontrent cela.

    bonne lecture cordialement.

    https://ddacoudre.over-blog.com/2026/06/lire-la-societe-en-image.html



  • ddacoudre ddacoudre 30 octobre 21:24

    @Polybe
    bonjour 
    le confort à un coût et il faut l’assumer ; mais le problème n’est pas son coût c’est que la monnaie pour le réalisé ce n’est jamais le capital qui le finance car en fin de boucle économique ce qu’il a avancé comme salaire il le récupère trois fois. les millionnaires ne sont pas comme jésus issus du st esprit.
    cordialement ddacoudre overblog



  • ddacoudre ddacoudre 30 octobre 21:18

    @Panoramix
    bonjour le fait d’entreprendre est une bonne chose, mais tout le monde ne peut pas entreprendre sauf à se constituer en Scop, ce qui ne change pas le fond du problème qui est que ceux qui entreprennent et qui n’ont que ce mérite, car tout ce qu’ils savent, ils le tiennent des autres fonds avec du capital en réduisant les charges, c’est-à-dire le coût de nos vies.
    La concurrence est naturelle, mais l’on peut les aider quand leurs productions sont viables ? c’est ce que ne fait pas le patronat il laisse mourir ce qui ne tiennent pas le coup pour les racheter à un euro symbolique, c’est ce que m’a répondu le patronat en 1982 quand je leur demandais de créer une banque de solidarité interentreprise
    cordialement ddacoudre overblog



  • ddacoudre ddacoudre 30 octobre 21:08

    @LeMerou
    bonjour désolé de t’avoir vexé ; mais les traiter incompétents et de comptables, le premier est faux. Il y a trois types de comptabilité, cette familiale, d’entreprise, et celle de l’état. Tous ces comptes individuels se trouvent dans la ventilation du plan comptable qui est le fer de lance du capitalisme, car il est conçu pour faire du capital et pas du social.et c’est cette comptabilité que je change et cela suffit pour quitter le capitalisme. Quand Filon disait que ce sont les riches qui créaient des emplois et que l’état se gère comme une entreprise c’est une connerie monstrueuse d’une idéologie et non d’une réalité, la réalité dont tu me parles c’est la même chose, tu as géré peut-être avec adresse des entreprises ou autres avec la monnaie qui est une convention établie avec le temps par les dominants, en leur temps et non une réalité. J’ai écrit un essai avec la réalité de nos vies, ce ’n’est pas la monnaie qui travaille c’est l’énergie de tous les humains et cela change tout quand ont la comptabilise pour la traduire en monnaie. Elle appartient alors aux citoyens et non à quelques particuliers.
    cordialement ddacoudre overblog c’est gentil de lire l’essai il n’est pas trop long 400 pages tu pourra lire que notre problème n’est pas comptable mais psychique bonne lecture.

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