Raisonnement ridicule, morice.
Le bloggueur que vous citez fait un rapprochement absurde. Mishima n’a jamais, en pleine guerre, appelé à l’extermination de tout un peuple, comme l’enfoiré Céline. De plus sa prose, belle, classique, lumineuse, n’a rien à voir avec le style célinien. Mishima a affronté son destin, celui qu’il s’est cherché, de la façon la plus douloureuse qui soit. Céline s’est planqué comme le rat qu’il était.
Que les Japonais soient gênés par Mishima, c’est parfaitement normal, comme si on leur rappelait leur passé, leur culture, et comment, à une époque de matérialisme et de consumérisme, on peut choisir de mourir comme à l’époque des 47 ronin.
Mishima n’était pas spécialement honteux de son homosexualité - mais celle-ci a au Japon le même statut qu’il avait dans les sociétés traditionnelles greco-romaines. C’est un goût comme un autre, mais qui ne dispense pas de se marier, de fonder une famille.
Intéressant de noter aussi que l’épouse de Mishima, loin d’être une potiche, était beaucoup plus libre et plus active qui la plupart des femmes japonaises de l’époque.