Les controverses pleuvent sur la responsabilité de ces assassinats non revendiqués semble-t-il à cette heure, ce qui est pour le moins assez étonnant !
sur les causes et les circonstances de l’assassinat
le point.fr suggère (ou oriente vers) « La piste d’al-Qaida reste »la plus probable«
L’intérêt de cette hypothèse est peut-être qu’elle en écarterait d’autres, afin de ne pas établir de liens entre ce que ces deux journalistes venaient d’entreprendre et leurs assassinats, à savoir qu’ils étaient venus interviewer »Imbeyry ag Rhissa, membre du Mouvement national de libération de l’Azawad ( MLNA), organisation indépendantiste Touareg qui contrôle le centre-ville. « Ils sont arrivés chez moi de manière improvisée. Ils m’ont dit qu’ils n’en avaient pas pour longtemps et on a fait une interview d’une demi-heure environ », confie au Parisien-Aujourd’hui en France Imbeyry ag Rhissa.
http://www.lepoint.fr/monde/mali-zones-d-ombre-apres-l-assassinat-des-deux-journalistes-francais-04-11-2013-1751592_24.php
Petit retour en arrière sur un ÉVÉNEMENT POLITIQUE MAJEUR de quelques mois largement occulté dans les médias qui précéda l’intervention militaire française ...
Guerre de reconquête territoriale ?
Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad ** ou MNLA est une organisation politique et militaire touarègue active au Nord-Mali. Ses objectifs sont l’autodétermination et l’indépendance du territoire de l’Azawad
Le MNLA a atteint si on peut dire ses objectifs, puisque depuis mars 2012, les insurgés contrôlent également toute la partie des régions de Gao et de Tombouctou située au nord du Fleuve Niger . En effet, l’État malien annonce l’abandon de la ville de Gao aux rebelles le 31 mars 2012. Tombouctou, la dernière ville sous contrôle malien au nord du fleuve Niger, tombera à son tour le 1er avril 2012
Le 2 AVRIL 2012, le bureau politique tente de rassurer les pays voisins du Mali en ces termes : « Nous rassurons les États voisins, les populations de la sous-région et la Communauté internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne. »
[ le MNLA est donc loin de se présenter comme un mouvement politique qui se servirait outrageusementt de la violence, le "coup d’Etat de cette partition est d’ailleurs vite réalisé ]
Après la prise des trois villes principales au Nord, Le MNLA déclare un cessez-le-feu le jeudi 5 avril 2012, soit un jour avant la DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE le 6 AVRIL 2012 !
une déclaration rejetée unanimement par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et toute la communauté internationale (y compris la France et les États-Unis).
Territoire malien dont le MNLA réclame l’autodétermination.
** L’Azawad, également orthographié Azaouad ou Azaouâd (ⴰⵣⴰⵓⴰⴷ en tifinagh, أزواد en arabe), désigne un territoire presque entièrement désertique situé dans le Nord du Mali recouvrant des zones saharienne et sahélienne, dont des groupes indépendantistes touaregs réclament et ont proclamé l’indépendance. Il est appelé aussi « Nord du Mali », « Mali du Nord »
Ce territoire est l’objet d’une aspiration à l’autonomie depuis 1958, époque au cours de laquelle il est sous administration française.
Guerre préventive ?
Contre le terrorisme ?
Quand bien même il ne faut pas sous-estimer cette violence, cette seule raison est vraiment très fluette et maigrelette.
Guerre préventive contre d’autres (encore virtuelles et hypothétiques) velléités indépendantistes, et une possible atteinte (par contagion ?) à des intérêts économiques ... au détail d’importance que ceux-ci ne se trouvent pas pas au Mali, mais au NIGER, dans sa partie Nord, précisément sur le site d’Imouraren
considéré par Areva comme l’un des gisements uranifères (à ciel ouvert)
les plus importants au monde ... la plus grande mine d’uranium en
Afrique, et la deuxième du monde ! dont l’exploitation devrait permettre
une production estimée à près de 5000 tonnes par an pendant plus de 35
ans !
les 2/3 des besoins français pour Areva
Niger : militaires pour protéger l’uranium
Reuters le 24/01/2013
« Paris va envoyer des forces spéciales protéger les principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger, a-t-on appris jeudi de source militaire. »
Tout comme Israël, la France semble oublier que la coopération économique est plus rentable et plus durable que les conflits.
L’intervention militaire française au Mali débute le 11 Janvier 2013, soit 9 mois après cette DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE de l’AZAWAD
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