Difficile d’accepter la caricature...Passer la période égocentrique propre à chacun de nous, peut être faut il aménager un espace pour la contradiction. Cela demande du temps et un effort.
Le philosophe Hegel a été l’un des premiers à souligner que les
contradictions sont le moteur de la dynamique. Et puis pourquoi la refuser dans l’échange avec l’autre, puisqu’elle existe en nous, tempête sous un crâne, débat intérieur permanent. De plus c’est le fondement de l’intelligence humaine. Pire encore, les maladies mentales peuvent être causées par l’exigence que nous avons, quand nous désirons toute information non-contradictoire.
Un exemple, chez le bipolaire, qui alterne entre manie et dépression, la période de décompensation se produit lorsque les hémisphères gauche et droit de son cerveau, ne sont plus en dialogue, c’est à dire en contradiction. A ce moment là, les informations du cerveau droit pénètre dans une forme d’éternité chimérique. Le cerveau gauche ne filtre plus, n’assure plus son rôle d’organisateur, de modérateur, d’équilibre de la réalité du vivant.
Quand il y a normalisation, adaptation,
" L’action décidée par le cerveau provient d’une rupture
de symétrie dans le dialogue entre les deux hémisphères cérébraux. d’un
seul coup, au bout d’un tel dialogue contradictoire, l’un des deux
l’emporte. Dans le cas inverse, on a encore à faire avec une maladie
mentale.«
Changer en bien, c’est accepter en nous et à l’extérieur de nous la fracture d’une symétrie entre deux éléments contradictoires.
A moins que l’on ne cesse de tourner en rond dans nos certitudes unilatérales jusqu’à la maladie, voire jusqu’à la mort.
Survie, humanité, risque, absurde...comme le soulignait » Passante" laconiquement en faisant du même coup la promotion pour ce débat d’une année.
Si nous dépassons la logique formelle, prônée par Gollum, mais pas uniquement lui, qui pense que la contradiction est assimilable à une erreur...
La dialectique se penche sur les contradictions internes des systèmes et y voit le fondement de la dynamique et l’émergence de nouveautés qualitatives, mieux de l’émergence de la structure. Soit dit en passant c’est une optique uranienne.