L’auteur
donne autant dans le simplisme que le président mauritanien. La
politique criminelle et désastreuse menée par la France depuis
Sarkozy ne doit pas grand-chose à une quelconque inféodation aux
USA, mais bien à son idéologie impérialiste/colonialiste propre.
Les gouvernements français ont tout fait pour précipiter une
intervention directe en Syrie, même quand Washington essayait de
freiner ; ils n’avaient rien de suiveurs, mais étaient au contraire
en pointe. On l’avait vu notamment au moment de la crise des armes
chimiques à l’été 2013, et déjà au début de la même année
l’intervention au Mali devait plus à la rancœur de Hollande envers
Obama de ne pas l’avoir laissé créer des enclaves « humanitaires »
dans le nord de la Syrie qu’à un quelconque souci de lutte contre
l’islamisme.
En
Ukraine, il est vrai que Hollande a pris le train en marche, mais il
est probable que c’était entre autres parce que ça lui permettait
de se venger de l’attitude de Poutine en Syrie, qui contrecarrait ses
ambitions criminelles.
Sinon,
au sujet de Chirac, il ne faudrait pas idéaliser son rôle. En
Afrique noire, l’homme a agi comme le vrai roi de la Françafrique,
il a fait beaucoup de mal, mais même dans les mondes arabes et
musulmans il a eu un rôle discutable. Outre son attitude étrange
durant la sale guerre d’Algérie, il a participé à l’intervention
en Afghanistan, et en 2005 à l’opération de propagande contre la
Syrie au moment de l’assassinat de Rafic Hariri, qui a facilité
l’agression israélienne contre le Liban l’année suivante.
Un
article qui remet les point sur les i aux français :
https://fr.sputniknews.com/international/201608061027179217-france-defense-yezidis/
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« La France est bien malvenue de dire quoi que ce soit pour la défense des Yézidis »
08:14 06.08.2016(mis à jour 08:15 06.08.2016)
Dans
une interview accordée à Sputnik, Richard Labévière, journaliste et
rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch, se prononce sur le sort des
Yézidis en Irak et en Syrie, à l’occasion des deux ans de la chute de
Sinjar aux mains des djihadistes.400.000
personnes contraintes à l’exode, des milliers de morts, des femmes
réduites en esclavage, tel est le bilan de la prise de la ville de
Sinjar par Daech survenue il y a deux ans. La ville a été reprise un an
plus tard par les forces kurdes, mais des milliers de femmes et
d’enfants sont toujours détenus par les terroristes. De leur côté, les
Yézidis accusent toujours Bagdad de les avoir oubliés.
Les Yézidis accusent les autorités, le gouvernement irakien ainsi
que le gouvernorat kurde, de les avoir oubliés, de négliger leur sort
aujourd’hui, pourquoi ?
Au fil du temps, les Kurdes se sont convertis à l’Islam, mais les
chrétiens et les Yézidis sont demeurés au Kurdistan : la plupart sont
restés dans leurs terres d’origine, ensuite ils ont été marginalisés et
ont commencé à subir des persécutions. Les Yézidis, malheureusement pour
eux, subissent ce que subissent d’autres minorités, les chrétiens
d’Irak et de Syrie, dans toute la région, je pense également aux coptes
d’Egypte et aux chrétiens de Palestine.
Avez-vous connaissance d’actions particulières entreprises par les autorités françaises en faveur des Yézidis ?
Pendant très longtemps, la France a nié la répression contre les
chrétiens de Syrie, puisque pour le quai d’Orsay, seuls les chrétiens
d’Irak avaient de la valeur dans la mesure où les chrétiens de Syrie
étaient des partisans de Bachar el-Assad (…).
La France est malvenue de dire quoi que ce soit pour la défense de
ces minorités, au contraire elle s’est employée à les combattre, en
armant même des Katibas de Jabhat al-Nosra et d’autres djihadistes à
partir de la Jordanie et du Liban. Ainsi, la diplomatie française a bien
du mal à défendre avec crédibilité les Yézidis et autres minorités au
Proche et Moyen-Orient.