Les sondages donnent du moral ou le diminuent. C’est ce qu’on en attend pour modifier un degré de soutient, ménager un décrochage discret, sauver ses fesses. Les médias jettent ensuite cet os à rogner. La validité des données est plus forte dans les cas de conviction sectaire.
Pourtant, la plupart des électeurs feront leur choix entre plusieurs candidats... et même à la dernière minute. Peut-être même en fonction du beau temps, du vent... d’un événement d’actualité (ça a été le cas à la veille du premier tour en 2002 : un petit vieux s’était fait agresser).
Les sondages créent une inertie qui fige un peu les intentions. Les gens ont réagi négativement aux récents pronostics.