Après
avoir passé en revue tous les éléments de l’affaire, je pense
qu’il n’est pas difficile de comprendre ce qui s’est passé, en se
basant tout simplement sur ce qu’on sait du comportement des chiens,
et plus particulièrement de ceux en cause ici. Plein de gens ont
fait ici des suppositions sur le fait que la femme ait pu être
attaquée par son propre chien, ce qui ne colle pas avec la mort de
celui-ci, voire sur son caractère enceinte aurait pu avoir un rôle,
mais la vérité est de toute évidence plus simple.
D’un
côté on a des chiens en meute qui habituellement ne s’attaquent ni
aux chiens ni aux humains, mais on sait qu’il peut arriver qu’ils
considèrent certains de leurs congénères comme des proies
potentielles. Mais il n’est même pas nécessaire d’en venir là dans
ce cas, leur comportement pouvant relever de la réplique à une
menace. Car de l’autre côté on a un chien dangereux, très
protecteur, et de toute façon très dominant et volontiers agressif
envers les autres chiens. Face à une horde de chiens de chasse en
action, de plus excités par leur activité, il a probablement réagi
comme il le fait habituellement, avec plus de virulence encore vues
les circonstances et qu’il a pu penser que sa maîtresse était en
danger. Les chiens de chasse, d’humeur prêts au combat comme ils le
sont lorsqu’ils chassent en meute, qu’on peut qualifier de
galvanisés, ont alors réagi face à un ennemi dangereux, et qui ne
recule pas facilement, même face à plusieurs adversaires. Mais le
pauvre n’a pas pu faire grand-chose face à un tel nombre. Sa
maîtresse s’est simplement retrouvée victime collatérale de la
frénésie qui s’est emparée des chiens courants, étant assimilée
à leur ennemi. Il est même possible, comme certains l’ont suggéré,
qu’elle ait essayé de s’interposer, ce qui aurait été malavisé.
Les dernières paroles qu’elle aurait prononcées par téléphone à
son mari semblent confirmer ce scénario.
Il
est certain que promener un american staffordshire a proximité
d’autres chiens peut être très dangereux. Dans l’histoire, les
responsabilités sont partagées. Les chasseurs ont laissé leurs
chiens partir loin de leur surveillance, il s’est produit ensuite un
enchaînement de circonstances tout-à-fait particulier. Un tel drame
est heureusement voué à demeurer exceptionnel.