Il y a l’usage opportuniste par les adversaires de Sarkozy... mais le rapprochement un peu court de la pédophilie et du suicide justifie un soupçon d’eugénisme.
Pour la maniaco-dépression, l’hémophilie, etc... le rôle d’un gène isolé a été prouvé. Quelle que soit la part génétique, elle ne relève pas d’un gène isolé dans les cas en discussion. Il existe des maladies psychiatriques qui, en étant soignées, ne déboucheront pas au suicide. Le soin apporté par la valeur d’environnement corrige ce qu’on ne peut atteindre ni isolément ni uniquement par une thérapie génétique.
Dit autrement : à part le suicide relevant d’un état psychiatrique profond, à part le suicide impulsif et non-pathologique (financier ruiné, gamin pris à avoir volé) les autres suicides peuvent être théoriquement évités en agissant sur des variables d’environnement.
Mettre en avant un argument génétique n’est pas équivalent à prendre en compte une fragilité par une action dans l’environnement. Le constat dédouane dans un cas, l’attention sert à quelque chose dans l’autre cas.
Il est honnête de laisser la génétique aux Généticiens quand elle ne sert aucune pratique possible. Je ne vois pas comment un médecin, technicien du soin spécialisé, se croit chez lui en Biologie ou en Génétique, où tout un chacun peut se cultiver. La science alimente des pratiques mais n’appartient pas aux praticiens. Le Docteur Bensussan soutient Sarkozy, mais la Génétique ne soutient pas Sarkozy.