J’ai soutenu le Pr Raoult dans sa démarche de traiter les personnes contaminées dès le premier stade de la maladie, et son protocole semblait donner des résultats probants « en grandeur réelle ». Mais peut-être était-ce en trompe l’œil si son échantillon incluait des cas « asymptomatiques », car désormais Marseille ne fait pas mieux que le reste du pays, c’est un euphémisme de le dire.
Il semble se raccrocher aux branches concernant la recrudescence de la maladie, contraire à ses prévisions, en évoquant une « mutation » plus virulente (alors qu’à l’été circulait l’hypothèse que les mutations avaient fait perdre la virulence).
Par contre, je relève dans l’article une indication qui me semble primordiale : "une mutation peut se répandre presque uniquement à cause de facteurs
géographiques, en étant disjointe de toute considération en terme de
contagiosité différentielle ou de gravité". Cela corrobore le fait qu’une épidémie peut être plus ou moins sévère dans des pays ou régions différentes pour des question de propagation locale, indépendamment des mesures sanitaires. Ainsi des pays (Europe de l’Est par exemple) qui avaient échappé à la vague épidémique du printemps se trouvent désormais frappés, et d’autres pays (comme l’Italie) sévèrement touchés au printemps sont désormais plus épargnés. Idem en France où l’Est est désormais moins touché que le sud (mais la région parisienne est touchée comme au printemps).