Je suis cet ami qu’évoque Luc-Laurent, et j’avais relaté l’événement
paranormal du message, reçu après la mort de mon amoureuse et compagne
Ghislaine (qui comme la grand-mère de Luc Laurent, avait aussi une sensibilité médiumnique, était voyante, ce qui l’avait gênée), dans cette page : http://lucadeparis.free.fr/ghitaime/ghitci.htm.
Luc-Laurent a été discret mais je veux évoquer ces vécus primordiaux par
rapport à mes questionnements métaphysiques depuis mon enfance. L’« adversité
épouvantable » qu’il évoque est ce que m’a fait subir une compagne assez
récente : escroquerie, accusations mensongères (une personnalité qu’on
peut qualifier de manipulatrice, psychopathique, perverse narcissique). J’ai trouvé
et commencé la lecture de l’article le 2 août 2023.
« la compagne trop tôt disparue ait accepté son destin
tragique » : je ne comprends pas l’alternative : qu’aurait été
ne pas l’accepter ?
Je ne peux pas nier l’aspect psychologique « des
enfants n’ayant pas suffisamment eu le sentiment d’être aimés » :
mais qu’est-ce à dire ? Que la croyance en un Dieu ne serait qu’une
projection, une gratitude d’un tel amour, et non basé sur des preuves ?
Les phénomènes paranormaux amènent à penser que le
matérialisme dominant est faux, mais il ne prouve pas le théisme. Il me semble
que la réalité est autre, plus complexe que les dogmes scientifiques actuels
(bloquant des avances pour des intérêts égoïstes) mais aussi des dogmes
métaphysiques religieux.
Ce que néglige Luc-Laurent, mené et guidé par sa foi, c’est l’aspect de preuve
métaphysique. Dans une discussion sur la preuve de l’existence de Dieu, il
avançait les arguments cosmologiques de la cause première. Selon moi, il n’y
pas de cause première (au monde défini comme l’ensemble de ce qui existe). Le
monde est éternel et les événements s’y répètent infiniment (l’éternel retour
chez Héraclite, les stoïciens, Auguste Blanqui et Friedrich Nietzsche).
« ce n’est pas un éclair dans le Ciel qui va vous
donner l’idée d’une religion dont le rite consiste à sacrifier une victime afin
d’obtenir des grâces divines » : comme en traite John Searle dans L’Intentionalité,
notre stéréotype (en tant que sociétaires) de la causalité est la causalité
intentionnelle. Ainsi, si la peste s’abat et se propage à Thèbes, il y a un
responsable, des actes humains l’ayant causée, et on cherche un coupable, on trouve
un bouc émissaire, avec des événements attribués à l’intervention
intentionnelle de dieux (la peste initiée par le Apollon). La science (y
compris d’inspiration chrétienne dans le refus des boucs émissaires et des
causalités farfelues) a trouvé des causalités naturelles.
La preuve cosmologique, c’est aussi d’attribuer une
causalité intentionnelle à l’existence du monde.