Au Péripate, Oui, d’accord avec vous, tout langage est capable de transporter un grand nombre de sens et donner lieu à différents sentiments, de la logique la plus froide à l’émotion la plus exaltée. Cependant, le contexte est essentiel, comme chacun sait. Le « storytelling » dans un discours politique peut paraître déplacé, hors du registre ou des enjeux du discours à but informatif menant à une formation d’opinion de l’auditeur.
Je crois que c’est ce décalage, ce hiatus entre le contexte du discours (au sens linguistique large) et les moyens rhétoriques pour influencer l’audience qu’il faut analyser. Ce procédé du « storytelling » va connaître ses limites et va mourir d’usure, comme bon nombre d’autres procédés narratifs et figures du langage. Surtout s’il est démasqué, comme c’est le cas ici.