Comment faire pour que ces ressorts inépuisables de l’activité humaine que sont l’avidité et la cupidité humaines deviennent des facteurs de progrès ? Autrement dit, comment transformer ce qui est au départ négatif en concret positif ?
Le profit peut-il devenir un moteur de développement intéressant et un régulateur de l’activité humaine qu’en soi il n’est pas ? Comment en limiter les effets pervers ?
Si les économistes européens s’attaquent enfin au problème je leur souhaite de réussir à inventer en économie ce que la marine à voile - jusqu’alors condamnée à naviguer au portant - a su inventer : la dérive. Sous le bateau la dérive a une double fonction. Elle empêche le bateau de dériver mais elle sert aussi à transformer une force en son contraire en permettant ainsi au bateau de remonter au vent.
Comment construire un VRAI système de propulsion économique anti-dérive ? Voilà la question qu’ils doivent se poser.
Ce système suppose un ensemble de lois et surtout un très bon arsenal pour les faire respecter : Réglementation au niveau bancaire, lutte contre la corruption et l’argent sale de l’économie souterraine, réglementation du système de production et de distribution des marchandises et des richesses en intégrant la notion de coût environnemental et surtout, interdire toute délocalisation d’activité qui ne se ferait que dans la logique du moins disant social.