J’ai souvent été gêné par le mot antisémite pour exprimer le racisme contre les juifs. D’abord parce que "sémite" ne signifie pas forcément "juif" mais aussi parce que le racisme anti-juif serait un peu "au dessus" des autres racismes, et mériterait un mot spécial. Voit-on dans la presse surgir des actes "antislamites" ou "antinoirites" ou, plus actuellement, antichinites ???
Ce mot "antisémite" peut donc être perçu comme un affront, un communautarisme du racisme général.
Je revendique donc le droit de souffrir du racisme "ordinaire" comme tous ceux qui ont à en souffrir, et non pas d’un "antisémitisme" qui m’isolerait du reste des êtres humains.
Cette parenthèse mise à part, je suis heureux que cet article fustige les "bien pensants" et les "zonettes gens" au format décrit par Georges Brassens.