Tiens, c’est le rendez-vous de la Secte Néolibérale ici, tout ces gens si plein de compassion, si soucieux du bien commun, comme on peut le constater tout les jours.
L’Institut Montaigne, est une émanation de la Secte. Qu’elle publie ce genre d’étude qui apporte de l’eau à son moulin friedmanesque n’a rien de surprenant. Les commentaires des néolibéraux (ou de ceux qui ne comprennent pas tout...) sur ce fil explicite clairement le message que l’on veut faire passer : privatiser les services sociaux pour les remplacer par la charité privé.
Il fut un temps ou les privilégiés (qui ne payaient pas d’impots) entendaient payer leur dette à la société en donnant leur sang sur le champ de bataille, ou au moins en mettant leur vie au service de l’Etat. Lorsque les sus-dits privilégiés n’ont plus senti la nécessité de ce genre de service public, beaucoup sont morts en sentant sur leur nuque l’agréable fraicheur de la lame du bon docteur Guillotin.
C’est tellement confortable de se sentir pété de tunes et charitable, et de pouvoir choisir ses nécessiteux méritants par dessus le marché. "Voyez comme je suis bon, moi qui me suis gavé de stock-options, je donne aux pauvres que j’ai fait licencier pour augmenter mes plus-values." Je sais bien que c’est un peu caricatural, mais ça recouvre quand même une certaine réalité, pour ne pas dire une réalité certaine, qui confine aux trafics d’indulgences. Les riches osent tout, y compris acheter leur bonne conscience (noter qu’ils y gagnent quand même au passage une déduction fiscale, les pauvres).
C’est exactement parce que c’est parfaitement et abjectement hypocryte que la République Sociale, dans sa grande sagesse, a tendu à remplacer la charité privée par le service publique. C’est connu et archi-connu de tous, même des gens qui font peu de politique. Il est tout à fait évident que l’intérêt général défendu par une démocratie moderne impose, non pas de satisfaire la bonne conscience des nantis, mais d’oeuvrer au bien commun, et que donc la charité privé est un échec de la politique publique. C’est vécu et compris comme tel par beaucoup, je l’ai entendu de beaucoup de bouches, sous des formes plus ou moins argumentées, de la chaîne de montage au bureau du DRH, et je m’en réjouis, et ceci explique aussi celà.
Il est tout à fait claire que le peuple français est résolument moderne et politique, contrairement aux anglo-saxons en général, confis dans leur système d’unité impérial, leur droit de véto (on a guillotiné Louis XVI pour moins que ça), leur morale victorienne qu’ils essayent de nous faire passer pour de la modernité, tout comme leur système de vente pyramidale de vent, summum de la modernité moderne en pleine banqueroute, mais c’est pas grave, on continue....
Mais bon, les français sont archaïques, alors que ceux qui pronnent un système néoféodal avec option d’achat de bonne conscience en prime sont hyper moderne, on paye des tas de gens pour nous mettre ça dans la tête, si bien que l’on entend plus que ça. L"Institut Montaigne", qui n’est pas vraiment financée par le Komintern, prenant une part acive au bruit blanc dominant. Bruit blanc qui ne sert plus qu’a rendre inodible tout discours critique, parce que pour les idées "modernes" sensées apporter le bonheur à l’Humanité soufrante pour les siècles des siècles, ils peuvent repasser, on a déjà donné.
Le peuple français est un peuple politique. On en parle toujours beaucoup, même si on en fait de moins en moins (ça va peut-être revenir...). Ceci expliquant celà, et c’est très bien, j’en suis très content.
Téléthon, piège à con. Votez et/ou militez pour des politiques qui augmentent les impots pour financer la recherche, c’est beucoup plus utile, "moderne" et efficace. L’obole, c’est vieux comme le monde... la politique publique se fixant pour but de maximiser l’allocation des ressources, ça a quand même un peu plus de gueule que l’induvidualisme couplé à l’hypocrisie d’une mauvaise conscience mal assumée.
Libéral, pauvre être souffrant, tu as choisi d’être un salopard, tu es un salopard. Assume : ne donne rien. Au lieu de tortiller du cul pour chier droit en jetant une piécette à tes oeuvres choisies pour tenter vainement de t’acheter une conscience, assume ta saloperie jusqu’au bout.