• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


maharadh maharadh 12 décembre 2008 15:34

Non Captain vous,vous êtes du siècle passé.

Pour notre société laïque ,laïque mais héritière de la religion, la sexualité est une fonction : la reproduction du troupeau. Le croyant est a-sexé ou, plus précisément, n’a pas de sexe mais des organes génitaux qui ne lui appartiennent même pas. A l’extrême, on peut considérer que la reproduction sexuée du troupeau n’est pas naturelle mais artificielle : elle est la continuelle insémination de la déchéance humaine.
 

La sexualité humaniste n’est pas la reproduction de l’espèce mais la rencontre de deux êtres humains. Une rencontre totale, pleine, entière, libre… Elle est donc… sensualité, érotisme. Fondée sur les sens et reconnue en raison, elle est libération du plaisir. Elle est réjouissance. Elle est… fête. Elle est accomplissement de soi par et avec l’autre. Elle est assouvissement du désir dans la recherche du plaisir.

 "Dans le passé, nous avions un mouvement féministe qui comprenait que le choix d’être battue par un homme pour assurer sa survie économique n’était pas un vrai choix, malgré l’apparence de consentement donnée par le contrat de mariage. Maintenant, on veut nous faire croire, au nom du féminisme, que le choix d’être baisée par des centaines d’hommes pour assurer sa survie économique est un vrai choix, exempt de toute contrainte." Catherine McKinnon

« Que se passerait-il si elle ne se préoccupait pas de son corps et mangeait suffisamment pour connaître une croissance normale ? Elle pourrait danser toute la nuit dans une boîte de nuit et rentrer seule chez elle à l’aube en tenant ses chaussures à la main ; faire du baby-sitting dans un refuge pour femmes battues un soir par mois ; choisir les rues les plus pentues pour faire du skate-board ; tomber amoureuse de sa meilleure amie ; passer des heures, penchée sur des éprouvettes, avec les cheveux en bataille ; escalader un promontoire avec les copines et se saouler une fois arrivée au sommet ; rester assise quand on joue l’hymne national ; partir au bout du monde en stop ; prendre des amants sans leur dire son nom ; s’engager comme mousse sur un bateau. Elle se délecterait de toutes ces libertés qui paraissent dérisoires à ceux qui en jouissent naturellement ; elle réaliseraient ces rêves qui paraissent acquis à ceux qui grandissent en les sachant accessibles. Qui sait ce qu’elle ferait ? Qui sait l’effet que cela lui ferait ?
Mais si elle n’est pas prudente, elle finira violée, enceinte, dévergondée ou, tout simplement, grosse. L’adolescente le sait. Tout le monde lui dit d’être prudente. Elle apprend que faire de son corps un paysage à dompter est préférable à toute forme de folie. »
Extrait de Quand la beauté fait mal, de Naomi Wolf (The Beauty Myth, traduit par Michèle Garène, Edition First).
"Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles." Montaigne, Essais, III, 5



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès