L’existance de l’altermondialisme pose toute une série de question intéressantes. Ce n’est jamais que la nième tentative de religitimer un post néomarxisme léninisme à visage hilare, mais elle semble prometteuse à certains égard.
Bilan :
C’est un truc qui est pour l’essentiel né en France. Il illustre la propension de l’esprit français à créer des corpus d’idée à vocation universaliste. Et cela marche. C’est une des dernières création de l’esprit français qui essaime dans d’autres pays. Fort du génie national, c’est intellectuellement sympathiquement bordélique. Nos révolutionnaires ont rarement eu la rigeur "scientifique" allemande voire russe.
C’est bein sur, un truc pour petits bourgeois instruits.
Cela touche sociologiquement les mêmes personnes que par le passé les gauches plus ou moins extrêmes et idéologisées. Toujours des "instruits" en général salariés de la fonction publique, insatisfaits de leur sort personnel et qui cherchent à trouver une explication "sociale" de leurs propres insuffisances.
Par exemple, on trouve beaucoup de petits et moyens universitaires, mais peu de grands intellectuels ayant un succés au delà de leurs propres cercles ou de leurs idées politiques.
En revanche, comme toujours, aucun "représentant du peuple", autre qu’autoproclammé. Ce sont des petits bourgeois, comme tous les révolutionnaires.
C’est un truc qui a des problèmes avec le réel. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas leur faute.
Leur sens des réalités est à peu prêt du même ordre que celui de leurs prédecesseurs. On sent que ce sont, fondamentalement, des gens qui ne sont jamais sortit de l’école.
C’est un truc très manichéen comme par le passé.
Il y a des bons, des méchants, et quant on en aura finit avec les méchant, ce sera l’avenir radieu....
Comme dans toutes les religions gnostiques, la divinité est maléfique. chez eux, il s’agit de la MULE ( la mondialisation ultralibérale). Elle présente à peu prêt toutes les caractéristiques du divin, omniprésence, omniscience, omnipuissance ; d’ailleurs, dans un pessimisme qui rapelle assez lez cathares ou les chiittes dans leurs périodes sombres, les écrits alter la présente comme inéluctable. Une autre vie serait possible, cependant, la MULE s’y oppose victorieusement.
Bref, cela sent le déjà vu
En revanche, ils ont compris que le mal pouvait être aussi en eux. On devine un vrai effort pour sortir du fatum des gauches extêmes au moins en apparence.
Remèdier à ’abscence de tradition démocratique de ces milieux face à leur traditionelles dérives totalitaires.
Tentative d’échapper à l’idéologisation extrême et à l’abstraction absconse. tentative d’échapper à la hiérarchisation, au pouvoir bureaucratique des petits chef et pour finir au culte de la personnalité.
Bien sur, l’historique du mouvement, notamment dans sa forme ATAC montre que l’évolution est difficile ’ pendant longtemps, ce fut la propriété privée des fondateurs, sans aucune démocratie interne). L’abscence de transparence, de vrai démocratie, ne se transforment pas en un jour, mais il y a une prise de consience.
Il y à une vrai tentative de tenir compte des échecs historiques.
Tentative de "faire". L’intérêt porté à des "pratiques" différentes est encourageant.
Tentative d’échapper à la tentation de la violence. C’est sans doute dans ce domaine que le lutte interne est la plus chaude entre les vraiment non violents et ceux qui encouragent hypocritement les plus paumés sur leurs marges, tout en bêlant à la non violence.
Au total, une forme plus grupusculaire que jamais, très "mondialisée", on cherche à faire nombre en réunissant des gens de tout pays. Plus coupé du peuple que jamais ’ il faut pouvoir payer un billet pour porto allegre.
Les pesanteurs, les archaïsmes semblent l’emporter, mais on décèle ici ou là de vraies tentatives de moderniser un tout petit peu une pensée et des pratiques. Il n’est pas impossible que marginalement, certaines réflexions issues des milieux alter puisse un jour apporter des idées nouvelles à une gauche rompant avec ses traditions les plus a-démocratiques.