Avant d’entendre Mélanchon sur France-Inter, on a entendu Valéry Giscard (d’Estaing). Mais il ne s’est pas soumis au questions des auditeurs, comme c’est la coutume. Il a sorti trois belles énormités.
1. Le traité de Lisbonne ne présente pas de différences fondamentales avec le projet de traité constitutionnel. « On a mis ce projet entre les mains de juristes qui l’ont rendu ILLISIBLE » (sic).
2. « Faire revoter un référendum, c’est démocratique. Le contraire serait un déni de démocratie. En effet les électeurs peuvent changer d’avis quand la conjoncture économique a changé ». Dont acte. Conséquence logique : on pourra faire revoter les Irlandais une troisième fois quand ils auront vu qu’on s’est foutu de leur gueule.
3. Les Irlandais ont voté oui cette fois parce qu’on leur a expliqué que le traité de Lisbonne assure leur sécurité. « Ils n’avaient pas compris la première fois parce que leur gouvernement de l’époque était impopulaire et que les partisans du non ont fait une campagne partisane et HAINEUSE » (sic). Ceux qui ont suivi la deuxième campagne apprécieront.