« Le nucléaire, ça produit des déchets dont on ne sait que faire, si ce n’est les cacher sous le tapis. Et que se passe-t-il en cas de séisme ? Je pense à Fessenheim par exemple, situé sur la faille la plus à risque de France. »
Dire qu’on ne sait que faire des déchets est aujourd’hui pariellement vrai, mais ne l’était pas il y a seulement vingt ans.
Pourquoi ?
* partiellement vrai : on recycle aujourd’hui le plutonium dans le MOX. Le plutonium est responsable de 90% de la radioactivité à long terme des déchets [http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/DecroissanceCU.htm]. l’utilisation du plutonium pour produire de l’énergie est donc un énorme progrès par rapport à rien. Et c’est ce qu’on fait aujourd’hui.
* pas vrai Il y a vingt ans aboutissaient 50 ans de recherche en france sur les réacteurs rapides, capables de produire de l’énergie avec les actinides mineurs (90% de la radioactivité à long terme de ce qu’il reste). Cette filière, qui devait nous permettre de nous débarrasser en produisant de l’énergie des déchets à vie longue a été arrêtée par... les antinuc’ et les écologistes en 1997 par un processus de chantage électoral. Donc on avait la solution, et maintenant, il faut attendre 40 ans les GenIV.
Pour ce qui est du séisme, si Fessenheim est toujours en activité, il a été dimensionné pour résister à un séisme beaucoup plus important que le pire envisageable. Si ce n’était pas le cas, l’autorité de sûreté nucléaire aurait ordonné son arrêt. Elle peut toujours le faire aujourd’hui, s’il y a lieu.
Pour la discussion sur l’énergie du futur, aujourd’hui nous avons bien plus de solutions envisageables que de problème finalement. Le problème est qu’une frange d’extrémistes (les antinuc) travaillent à la destruction d’une d’entre elle plutôt que travailler pour un autre solution. C’est ca le problème. Un problème politique, et de désinformation