A ibn Tamiia. C’est vrai. La « rue arabe est profondément anti israélienne ». Et plus il s’agît d’arabes éloignés d’Israël plus cela est vrai. J’ai déjà raconté ici une discussion entre un combattant palestinien rescapé de Tal el zatar, un algérien, un juif anti sionniste et moi même. L’algérien était prêt à « une guerre de1000 an pour libérer les terres sacrées avec des millions de morts si il le faut. Le palestinien professait un souverain mépris pour les autres arabes, moins évolués, faute d’avoir été en contact avec les israélien et en était à souhaiter une mauvaise paix plus tôt qu’une bonne guerre.
On ne peut pas nier que la création de l’État d’Israël sur des terres arabes, ne peut être ressenti par ceux ci que comme une spoliation et un déni de droit. Et au combien en particulier en ce qui concerne les palestiniens. J’ai un autre copain, prof de philo à UB fils d’une parlementaire palestinienne à l’époque. Il a a peine connu les orangers que sa famille possédait prêt de tel aviv avant qu’elle ne s’enfuie, mais ce n’est pas demain la veille qu’on lui fera oublier qu’il ne peut même pas aller les visiter. C’est encore plus compréhensible que de vouloir récupérer » l’alsace et la Lorraine« .
Enfin, il est clair que l’existence même d’Israël, et l’incapacité des 300 millions à y faire quelque chose a un aspect particulièrement humiliant pour des gens qui professent une religion pour laquelle les juifs, comme les chrétiens sont de dhimmis, ont tort, et ne sont pas dans la vérité. C’est vraisemblablement un cause possible de schizophrénie potentielle au même titre que la confrontation avec l’occident en général. Nous sommes les bons et les justes, alors pourquoi sommes nous incapables de développement, de démocratie, de technologie ou tout simplement de vivre normalement.
Cependant au delà de ces sentiments justifiés, ou légitimes, ou compréhensibles, il y a aussi et peut être surtout l’utilisation d’israel comme bouc émissaire par tous les régimes du coin. Quand justement j’habitai chez des »frères musulmans« à Alep, il était frappant de voir les »grandes victoires syrienne« sur Israël en boucle à la télé, pendant que les locaux en étaient réduit à acheter leur sucre au noir aux trafiquants venus de Jordanie.
Maintenant, on ne demande pas son avis non plus à la rue occidentale, car un sondage de ce type serait considéré comme contraire au droit de l’homme, mais le sentiment général serait sans doute, on veut bien tout comprendre mais il commence à nous les briser menu avec leurs complexes, leurs bombes et leurs actes terroristes, leurs femmes minorées et leur culture d’éleveurs de chameaux tous juste bons à nous vendre leur pétrole.
Et après tous ces préjugés, ces demie vérités, on fait quoi ? Eh bien si on a un tout petit peu le souci de son pays, de son peuple, on fait comme Sadate, onprend son avion et on va négocier une paix mal taillée pour pouvoir à plein temps, s’occuper des vrais problèmes de la »rue arabe’, manger, boire, recevoir une éducation avoir un travail et vivre en paix. Préoccupation beaucoups plus présentes, quotidiennes et vitales que le ressentiment anti israélien et pour lesquelles existent des réponses potentielles plus réalistes que l’éradication militaire d’une puissance nucléaire. Mais évidemment, pour beaucoup de dirigeant arabes, il est plus facile et paradoxalement moins couteux, de continuer à combatre des moulins à vent